La Maison XII, signe par signe

On parle parfois de la Maison XII en astrologie comme d’un secteur de vie relié au caractère fatal des expériences. On la rapproche souvent des épreuves de vie et on lui attribue aussi beaucoup des déviances de la psyché humaine.

La Maison XII nous confronte à notre rapport à ce qui nous met en retraite, en arrêt avec l’horizontalité de la vie. Elle nous parle aussi de la manière dont se joue le karma en nous, de quelle manière il nous teinte. Il y a également toute une composante prénatale. La Maison XII étant en rapport avec la période prénatale et les mémoires venues s’engrammer pendant cette période.

Si l’Ascendant nous parle de notre moi profond, les énergies de la Maison XII nous impriment souvent de caractéristiques désaliénées du signe qui occupe cette Maison, un peu comme des angles morts de conscience. Les planètes y résidant viennent spécifier la manière dont nous vivrons ce secteur et la manière dont s’organise le thème natal vient également apporter d’autres informations.

Le karma et le chemin de vie ne peuvent bien entendu pas se résumer à la Maison XII, mais il est intéressant de se pencher sur le signe astrologique de cette Maison comme composante essentielle de ce qui nous constitue. Aussi, un Ascendant du même signe que la XII se vivra différemment que s’il est d’un autre signe. Si vous souhaitez une étude approfondie de votre thème de naissance, pensez à la consultation astrologique.

La Maison XII nous parle de notre intériorité, de notre rapport à l’au delà et de l’énergie qui sera mise en sourdine ou en excès parce qu’il y a quelque chose à rectifier. C’est une énergie que l’on aura du mal à présenter au monde, dans le concret car elle sera très intériorisée. Potentiellement source d’angoisse, elle s’exprimera dans ses traits négatifs.

Mettre de la conscience sur l’énergie de notre Maison XII permet une purification karmique d’une part, une reliance à la verticalité et une rectification de ce qui nous entrave. Accueillir notre Maison XII permet de moins la subir et de moins vivre d’arrêts violents de l’horizontalité de la vie. Le retrait du monde ne devient plus fardeau mais source de connexion avec le Soi, donc d’évolution. Positiver ce secteur de vie revient à vivre son énergie à un endroit plus élevé de la spirale énergétique. Je vous propose dans l’article Les Maisons IV, VIII et XII un tremplin d’activation et de transformation de ces secteurs de vie pour purifier le contenu karmique de la M.XII.

Nous éprouvons souvent une attirance naturelle pour les personnes dont le signe solaire correspond à notre Maison XII. Un maison XII en Scorpion par exemple sera souvent attiré par des Scorpion… car il y a une carence en soi que nous cherchons à rectifier en nous mettant en contact avec ceux qui dégagent l’énergie du signe. Une affinité vibratoire donc. Si le début de relation peut être très énergisant, la suite ne l’est pas toujours autant et peut finir par être éprouvante. En effet, ce sont souvent les caractéristiques négatives du signe qui vont s’exprimer chez les deux personnes et entraîner une toxicité conduisant à la séparation. Ceci n’est cependant pas inéluctable si la personne vit bien sa Maison XII et le partenaire vit bien son signe solaire.

Bélier

La problématique peut être liée à l’action. La mise en route de projets peut être difficile. Nous sommes en relation avec l’égrégore de Mars. L’énergie de ce que l’on exprime au monde peut être mal dosée. L’affirmation de soi se vit parfois en excès, parfois en carence. L’impatience est souvent de rigueur et de l’agressivité peut être envoyée à l’entourage. Tout le rapport à la violence peut être aussi ambigu. Le fonctionnement de base se fait dans la réaction immédiate, non mentalisée ou alors, à l’inverse, il y a lenteur voire apathie. C’est en fait toute la conception de l’énergie centrifuge qui est en jeu ici, l’individu se retrouve face à une concentration très puissante qu’il doit apprendre à exprimer donc sortir de lui-même en passant au tamis les situations pour évaluer leur degrés de d’intensité, de gravité, de priorité.


Taureau

Dans cette énergie de Terre, c’est toute la dynamique vénusienne qui pose ici question. En analogie avec la Maison II, le rapport au corps, à la matière et à l’affectif seront mis en lumière. On peut trouver des problématiques d’ancrage, une lenteur d’assimilation pouvant impacter la mémorisation comme la digestion. L’assimilation de la nouveauté en général est loin d’être aisée. C’est en fait tout le rapport à l’extériorité qui pose la question de notre territoire physique comme émotionnel. Qu’est-ce que j’accepte de l’extérieur en moi ? Quelle place cet extérieur peut ou doit avoir en moi ? Comment est-ce que l’extérieur et moi-même peuvent vivre en harmonie ? En quoi la beauté de cette harmonie est-elle liée à la croissance et l’abondance ? C’est la métabolise par excellence. C’est donc de cette métaphysique de la matière incarnée dont nous ferons l’expérience ici. Cette métaphysique trouvera aussi une manifestation dans le rapport à l’argent. Désirer posséder toujours plus ou vivre dans un certain dénuement ? L’un ou l’autre génèrent une angoisse de fond qui ramène toujours à la survie et au chakra racine. C’est donc en habitant toujours mieux son corps et en favorisant l’ancrage que cette thématique de l’argent peut devenir plus apaisée.


Gémeaux

En lien avec l’énergie de Mercure et premier signe d’Air, la difficulté réside dans la qualité du mouvement mental entre le soi et l’extérieur. Parvenir à communiquer les idées de manière claire et appropriée peut sembler parfois inaccessible, comme si un voile mental empêchait le bon timing, de trouver les bons mots. La frustration de se sentir souvent incompris peut-être forte. Le trajet entre le moi et l’autre est en endommagé, le fil de communication n’est pas limpide. C’est une configuration dans laquelle on peut retrouver des troubles du langage et de la parole, si Mercure est rétrograde et/ ou reçoit des aspects difficiles. L’intelligence est souvent vive et fine, pourtant les difficultés d’expression conduisent à une frustration de ne pas être à la hauteur de soi-même. De manière générale, on se sent difficulté à unifier la diversité, à appréhender la versatilité des choses, le mouvement. Enfin, l’adaptation aux situations peut être vécus de manière subie et non choisie.

Cancer

Dans ce signe d’Eau relié à l’émotionalité de la Lune, on retrouve une extrême sensibilité : aux influences extérieures, aux produits chimiques et toutes les substances qui traversent le corps. Le monde onirique est vivace. C’est une configuration de rêveurs et poètes si le sujet parvient à canaliser son angoisse existentielle dévorante tout comme la porosité qui le met en permanence au contact d’un extérieur trop corrosif. En lien avec la Maison IV qui nous parle de nos racines et du terreau psycho-généalogique, cette énergie Cancer nous confronte, par une angoisse de la mort, à ce qui survit après nous comme à ce qui a survécu de nos ancêtres. La famille peut hanter l’individu de manière plus ou moins forte.


Lion

Le Feu du plaisir, de la création, de l’enfance. Il est souvent question d’une problématique solaire de rayonnement de soi. De quelle manière puis-je incarner le Soleil ? Il est possible que, dans une vie antérieure, se mettre en avant et trop briller a occasionné une chute, une blessure … À moins que la chute n’ait été engendrée par le fait de ne pas avoir osé rayonner justement. Cette énergie rend compte d’une évolution à réaliser dans la notion d’Être. S’agit-il simplement d’exister dans l’agitation ? Ou de vivre l’essence de l’être ? Différencier Exister et Être permettra de calmer l’exigence latente envers l’entourage (notamment ses propres enfants) et sortir de l’alternance épuisante des complexes de supériorité et infériorité. L’ambition et l’image de soi ne répondent plus à des croyances limitantes mais bien au aspirations du cœur. On peut affiner l’analyse en regardant de plus près les aspects vers le Soleil et l’état des Maisons V et X.


Vierge

Le quotidien peut étouffer rapidement. En lien avec Mercure, c’est aussi une certaine rigidité mentale, un besoin de pinailler ou de simplifier pour catégoriser ; accepter la nuance n’est pas source de confort. Le mental n’en reste pas moins puissant puisque les facultés analytiques sont ici exacerbées. Une grande méfiance pousse à passer au tamis les informations qui nous parviennent. On s’en remet au mental et non aux émotions pour la résolution de problèmes. Et ce mental toujours tendu et en surchauffe peut occasionner des migraines, des pertes d’ancrage car le petit vélo de la tête ne sait plus s’arrêter. En analogie avec la Maison VI, le rapport à la santé s’y exprime. Petits bobos, manies de propretés voire hypocondrie peuvent s’imprimer. Toutes les manifestations du corps seront autant de compensations des déconnexion au corps et de messages que celui-ci envoie pour inciter à une plus grande écoute des émotions et de notre totalité incarnée. Le travail sera donc de réaligner l’excès de mental en prenant en compte les émotions et les manières dont elles traversent le corps.


Balance

Face à ce signe double, la principale difficulté consiste à trancher, à prendre des décisions. Une mémoire karmique de prise de décision fatale peut être en jeu. Et la trace, le résidu de cette mémoire nous met face à l’impossibilité de choix, les impressions étant qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort. Il y a une pression continuelle qui empêche inconsciemment la détente, le relâchement. On renonce facilement aux plaisirs vénusiens pour conserver une rigidité d’être car la croyance est que tout porte à conséquence. On s’en remet plus facilement aux choix des autres ou à l’ambiance du moment, on est quelque peu influençable. Mais se reposer sur les autres peut vite agacer. Le complexe d’incapacité nous pousse systématiquement à nous référer à ce qui nous est extérieur, comme si c’était un gage de qualité ou d’objectivité. L’idée est donc de sortir de la dualité qui nous divise à l’intérieur pour s’unifier et trouver notre puissance. Se relier à l’intériorité, à notre cœur, permet de prendre les décisions en accord avec ce que nous sommes. Vivre enfin l’harmonie et la justice intérieures.


Scorpion

Ce signe est en lien avec la Maison VIII et l’énergie de Pluton. C’est donc tout ce qui concerne notre rapport à la mort, la transformation de soi, notre capacité à nous régénérer dans les crises. Il est aussi question d’argent, d’énergie et de sexualité. Dans cette position de la Maison XII, le Scorpion aura tendance à faire ressortir des problématiques de manipulation, le sujet ayant des difficultés à exprimer sa puissance personnelle et la tendance sera davantage la manifestation du pouvoir. Il s’agit souvent d’une blessure karmique en lien avec l’impact du pouvoir sur autrui dans une vie antérieure. Il y a un sentiment d’infériorité qui amène à utiliser le pouvoir pour compenser ce que l’on ose pas encore exprimer de soi-même. L’angoisse de la mort reste présente tout comme la peur et l’attirance pour les expériences extrêmes. Il y a l’idée d’aller chercher au fond de soi comme au fond des choses. On ne se contente pas de l’expérience en surface. L’occulte et l’ésotérisme peuvent attirer et l’intuition être exacerbée. Attention cependant à garder une vibration élevée et un ancrage fort pour ne pas s’attirer le bas astral. La notion d’absolu est forte et l’individu a la capacité de couper net avec des situations du passé. Les épreuves vécues durant l’enfance peuvent être difficiles et toutes les crises vécues ensuite seront des réminiscences poussant à brasser la boue de nos bas-fonds pour en faire jaillir la lumière.


Sagittaire

C’est une configuration dans laquelle la solitude et la retraite du monde ne coûtent pas ou peu. En analogie avec la Maison IX, c’est donc l’accueil du lointain, du vaste qui peut être difficile. Accéder aux grands concepts, se hisser dans les hauteurs de vues philosophiques peut être aisé ou non, il y aura en tout cas une énergie très présente vis à vis de ces thématiques. Le voyage est surtout intérieur. Cela demandera donc plus d’attention dans le voyage réel, géographique, l’habitude étant de ne pas avoir à prendre en compte les contraintes du monde physique. La tendance à idéaliser peut conduire à rejeter l’imperfection d’un monde trop médiocre et donc à l’isolement. Il y a une souffrance de ne pas accepter la réalité des choses qui peut favoriser l’égoïsme. Il s’agit alors de le remettre à sa juste place, sans excès ni carence, pour respecter ses besoins tout en étant en mesure de tolérer ce qui ne correspond pas aux idéaux. L’acceptation et le lâcher-prise peuvent devenir des philosophie de vie très porteuses.


Capricorne

Relié à l’égrégore de Saturne, ce sont les thématiques de l’ambition et la fonction paternelle qui seront ici en jeu. Il peut y avoir aussi une forme de rigidité voire de froideur. Il s’agira de transformer cette rigueur excessive et issue des croyances familiales ou sociétales en discipline intérieure reliée aux besoins propres. L’individuation passe donc par une remise en question du poids des traditions et des croyances limitantes. L’auto-discipline demande également un enrobage de douceur, d’harmonie, de couleurs. Nous pouvons appeler et intérioriser l’énergie de Vénus pour y parvenir. L’épanouissement personnel passe par cette refonte intérieure afin de ne pas devenir desséché et aigri. Devenir son propre père donc, mais ne pas oublier de contrebalancer avec la douceur et la générosité maternelle pour unifier Yin et Yang.


Verseau

Conception très idéaliste et avant-gardiste de la société, L’individu a pu anciennement être un rebelle ou un révolutionnaire. L’amour ou la peur de la marginalité sont profondément ancrés. D’une manière générale, c’est tout le domaine uranien qu’il sera bon d’explorer. Mettre de la conscience sur les mécanismes de réactions en toutes situations et évaluer si la réaction relève véritablement de notre chef intérieur ou d’une pulsion à ne pas coller avec l’ordre établi. Le sujet est inspiré par de grands projets pour la société mais éprouve souvent des difficulté à les mettre en œuvre, à commencer par se lier aux autres de manière fluide. Son originalité trop revendiquée peut le conduire à l’isolement. L’écueil serait de tomber dans une susceptibilité et une intolérance rajoutant de la solitude.


Poissons

Configuration très puissante car ce signe est en analogie avec la Maison XII. L’absolu, la noyade dans l’inconscient collectif conduit à une dissolution de soi très éprouvante. L’impression peut être, par moments, de perdre pied. Doté d’une extrême sensibilité, cette porosité aux ambiances et aux énergies peut conduire à une attitude sacrificielle, un parasitage dans des relations toxiques ou par le bas astral. C’est un choix d’incarnation visant à purifier beaucoup de karma d’un coup tout comme se relier au karma collectif. Les attitudes de fuites ou d’addiction seront autant de tentatives de se connecter à la douleur universelle comme d’essayer d’y échapper. Dans d’autres cas, il peut y avoir une attitude béate d’amour inconditionnel pour l’humanité ou une identification au mystique. Les mémoires de vies passées seront souvent vivaces. L’attrait pour le morbide, la souffrance en général ou la perversité peuvent s’exprimer si le reste du thème y prédispose. Le projet d’âme étant en effet de venir canaliser la souffrance du monde pour la purifier, les expressions de ce projet prennent une teneur tout à fait différente selon à quelle hauteur on se situe dans la spirale vibratoire. L’important sera donc de monter le plus en énergie pour incarner de manière lumineuse ce processus de purification, sans se brûler soi.

Pour conclure cette petite exploration de la Maison XII

J’aime particulièrement les images du tamis, du filtre ou du voile. La Maison XII opère en effet comme un voile masquant un pan de réalité. Et comme nous ne sommes pas en mesure d’ôter ce voile car il fait parti de notre fonctionnement dans cette incarnation, nous pouvons appliquer un autre filtre, passer au tamis les situations avec la conscience de ce qui se joue. Ce passage au tamis est ce qui permet un rééquilibrage, de positiver la Maison XII.

Dans le cheminement vers le soi, la sagesse taoïste nous incite non pas à rajouter des choses mais au contraire à une retirer couche après les couches les différentes pelures de l’oignon qui sont autant de masques nous gardant à distance de notre essence, nous emmenant dans les chemins de traverses du karma. Pour autant, dans le cas de la positivation de la Maison XII, le processus de purification me semble passer en premier lieu par une phase de rajout. Je ne peux prétendre qu’il s’agisse là de la méthode absolue. Selon nos aptitudes, nos parcours, nous pourrions être en mesure d’ôter ce filtre inhérent à la Maison XII, celui là même qui nous présente un rapport à la réalité et à une énergie particulière, distordue. Force est de constater que pour bon nombre d’entre nous, l’ajout d’un filtre temporaire peut servir de lentille de correction à ce qui a perdu son alignement originel. Et ce faisant, nous corrigeons petit à petit nos écueils pour avancer davantage vers une version plus ajustée de l’énergie du signe en question. Les expériences dont nous retirons les apprentissages permettent de passer à chaque fois vers une lentille de moins en moins forte, car notre filtre de base se trouve à chaque fois moins grossier. Jusqu’à, peut-être parvenir à un total réalignement des choses, comme un fossé qui peu à peu diminue jusqu’à rapprocher entièrement les deux bords autrefois séparés. C’est au final ce que propose cette Maison XII, une sorte de transmutation permettant de sortir de la dualité pour goûter l’unité. Au final, cette dernière Maison de la roue astrologique est ce qui ouvre aux dimensions les plus subtiles de l’existence. S’en priver dans cette incarnation impliquerait de rester dans une horizontalité d’expériences tout comme résider dans un cycle d’épreuves à répétitions. Nous pouvons donc remédier à ce frein à l’évolution en osant la conscience ainsi que la connexion à notre chef intérieur.

Je vous souhaite un lumineux voyage de conscience de la Maison XII dans la singularité de votre cheminement personnel.

Vivre l’opposition Vénus-Neptune du thème natal

Ou

Une invitation à redéfinir nos contours pour transcender la voie de l’Amour.

Lorsque deux planètes sont contactées dans leurs champs énergétiques, une interaction se produit entre elles. Et les différents angles formés par ces planètes par rapport à la Terre vont induire des échanges énergétiques différents. On parle en astrologie d’aspects. Vous avez sûrement déjà en tenue parler de conjonctions, de carrés, de trigones. Chaque aspect va appeler une vibration spécifique entre les planètes et ce qu’elles vont restituer de cette dynamique se vivra de différentes manières.

L’énergie de l’opposition

S’il y a un aspect particulièrement intéressant, c’est celui de l’opposition. Deux astres sont dis opposés lorsqu’ils figurent de part et d’autre de la carte du ciel et forment un angle de 180°.
Les deux astres se font alors face, ils communiquent entre eux dans un esprit de tiraillement à qui aura le dessus. Pour autant, cette mise en lumière de deux énergies est une opportunité de mise en conscience. En effet, le jeu de va et vient entre les deux au fil des expériences de vie va nous pousser à l’intégration de ces deux énergies. Comme si faire le pendule, le balancier entre les deux ne pouvait être un état satisfaisant, il y a nécessité à intégrer une complémentarité, ou encore une voix du milieux. Sortir de la dualité serait donc le voyage proposé par l’opposition. Fusionner le Yin et le Yang afin de créer une troisième voix. Il s’agit donc là d’un acte créateur.

Je souhaite me pencher aujourd’hui sur l’opposition entre Vénus et Neptune. C’est un aspect que l’on retrouve régulièrement dans les thèmes de naissance et qui donne lieu à souvent bien des questionnements sur la manière dont il peut être vécu. Et comme de juste, nous sommes à l’heure actuelle dans cette configuration énergétique éphémère. Vénus n’est en effet pas une planète lente qui forment des aspects durables. Profitons donc de ce moment où ces deux planètes jouent le jeu de l’opposition pour nous imprégner davantage de ce qu’elles nous communiquent.

Symbolique de Vénus

Vénus est l’astre qui nous parle avant tout de notre matière incarnée, notre corps, la manière dont nous le vivons. Et notre rapport à ce qui nous nourrit. Que ce soit la nourriture physique ou tout ce qui pourrait venir nourrir nos sens. Vénus est donc en relation étroite à la sensualité, notre sens du beau, de l’harmonie. En lien également aux arts, ces derniers étant des créations comme des nourritures des sens et de l’âme. Comme nous sommes dans le domaine de la création, nous contactons aussi les informations vibratoire du grand Yin, de la femme, du féminin sacré. Et la création nous relie tout autant à l’Amour et la manière dont nous aimons le vivre.

Symbolique de Neptune

Planète lointaine du système solaire, Neptune est très lente à faire le tour de notre étoile. Quasiment 165 ans. Lorsqu’elle transite dans un des douze signes du zodiaque, elle y passe donc plusieurs années. Sa symbolique nous parle de l’Eau bien sûr. Et lorsque nous regardons une image à travers l’eau, elle est déformée. C’est un peu l’effet de Neptune. Il apporte un flou, une mouvance à laquelle nous ne pouvons pas nous accrocher. Essayez de retenir l’eau entre vos doigts et vous aurez une idée de ce que Neptune procure. Ce flou peut être un flou artistique aussi, car Neptune est source d’inspiration, d’intuition, un tremplin vers le monde onirique. L’eau est conductrice après tout. L’eau nous parle aussi de dilution et de dissolution. C’est une énergie qui met à mal la structure égotique pour la diluer dans le grand Tout. On touche alors à l’universel, à ce qui nous relie dans l’universalité. C’est donc le domaine privilégié de la spiritualité, des formes nobles de l’amour transcendé, cosmique. Bien entendu, Neptune peut aussi nous perdre dans l’illusion, nous pouvons être tellement dissout dans le bain originel que nous nous sentirions coupé de notre capacité d’action, en paresse ou en rêverie permanente. C’est aussi le domaine privilégié des addictions, des drogues et autres supports à la fuite.

Il n’y a pas de planète positive ou négative. Chacune d’entre elles peut se vivre sous ses aspects sombres ou lumineux, avec tous les degrés entre les deux.

L’opposition Vénus Neptune

Lorsque Vénus et Neptune rentrent en contact par une opposition, c’est une sensibilité particulière qui va rentrer en vibration. Bien sûr, il y a quelque chose d’exacerbé au niveau de notre idéal féminin, de la beauté et de l’amour. Il y a un besoin d’harmonie profond, une quête permanente de celle-ci. Les natifs sous cette opposition seront probablement des hyper-sensibles à l’âme artistique tout comme des idéalistes de l’amour. Il y a un appel à transcender le corps, la matière incarnée, pour l’élever à un niveau supérieur, divinisé. Cette opposition suscite souvent un état de grâce, une vision de la beauté que l’on perçoit en tout et en chacun. Si l’âme se sent donc appelée à diviniser la matière, cela peut aussi toucher ce qui la nourrit. Le rapport à la nourriture peut être fluctuant. Tantôt des penchants vers un régime haut vibratoirement, à d’autre moments un goût immodéré pour des aliments nocifs pour le corps.

Car il y a nécessité à ressentir la matière, à l’explorer dans ces états, que ce soit dans le joyeux état de santé vivifiée comme la douleur physique occasionnée par une malbouffe. Le corps cherche à faire l’expérience de la sensation physique car il peine à se définir en tant que lui-même. Sa dissolution dans le bain universel le transcende comme est parfois source d’une profonde angoisse existentielle. Le natif dans cette énergie est en constante recherche de ses propres contours. Il peut porter des vêtements serrés pour lui rappeler les limites de son corps ou nouer ses lacets serrés pour être sûr que là où il marche le sol est solide. À l’inverse, il peut aussi porter des vêtements amples et être en accueil béat de son état presque désincarné. Les allers et venues entre les extrêmes sont autant de tests avec le soi pour faire l’expérience de la matière dans sa diversité de ressentis.

Nous avons mentionné le flou que Neptune peut engendrer sur le corps. Et connaître nos contours, c’est aussi, en miroir, être en mesure d’accueillir notre structure interne, notre axe. Il y a une malléabilité du soi qui peut nous rendre influençable, comme si l’identité propre du corps peinait à se définir.

Les contours du soi nous parlent aussi de notre peau, frontière poreuse entre nous et ce qui nous sépare du monde comme nous relie à celui-ci. La peau, cette zone d’échange, pourra cristalliser bien des passions. Elle peut s’exprimer fortement au travers d’eczéma et psoriasis par exemple. Là où c’est intéressant, c’est que l’eczéma dans sa signification psycho-émotionnelle nous parle d’un désir profond de réduire la distance entre soi et l’être aimé. La peau s’épaissit comme pour s’approcher de l’autre, l’inaccessible qui pourrait combler tous nos besoins affectifs, correspondre à notre idéal. Et cette opposition Vénus Neptune nous parle souvent aussi d’amour vécu à distance, ou de carence affective comme si l’autre était toujours trop loin.

Le corps ne se satisfait jamais assez du contact à l’autre. Il recherche la densité de l’autre pour être sûr qu’il existe, qu’il n’est pas qu’un rêve. Au fond, il ne s’agit que d’une quête effrénée de sa notre propre matière incarnée, une recherche perpétuelle de notre être dans un état de finitude matérialisé. L’amour douloureux trouve alors sa résolution affective dans l’état spiritualisé. La distance d’avec l’être aimé ne doit donc pas forcément se vivre par la géographie. Elle peut aussi être un processus conscient qui lâche prise de notre trop grand besoin de fusion, de densité. Une acceptation de ne plus chercher à posséder mais voir l’autre comme une magnifique poussière d’étoile faisant parti de la musique de la vie. Neptune étant aussi en lien avec la foi, C’est un peu le message que cette opposition pousse à assimiler. Qu’il faut parfois s’en remettre à la foi pour d’un part accueillir l’autre dans son entièreté, hors de nos projections mentales ou de nos blessures émotionnelles, et aussi pour garder la permanence d’une sécurité affective en comprenant que l’autre, parce qu’il existe, parce que nous l’aimons et qu’il est aimé de la Source ne peut finalement pas être perdu. Parce que nous aimons, cela est.

Certains natifs, afin de ne pas s’exposer aux douleurs de l’insécurité affective, vont rejeter l’amour romantique pour se porter uniquement sur l’amour universel. Les attentes sont tellement importantes, les idéaux sont trop puissants et la peur de la déception ou de la désillusion trop prégnantes pour accepter de vivre pleinement concrètement les choses. Il y a une telle peur de se confronter aux peines de cœur que cela peut amener l’individu à transférer l’amour dans son inconditionnalité sur le Vaste. Cela peut donner des élans personnels très généreux, des courants spirituels très bienveillants. Mais la personne n’est pas à l’abri qu’un jour Vénus vienne réclamer son dû d’amour romantique. Il y aura alors nécessité à intégrer cette énergie pour amener l’amour à son octave supérieure. C’est ainsi que l’amour romantique se vivra dans une perception plus vaste autant que profonde.

L’opposition Vénus Neptune peut se vivre sous des formes très variées. Et il ne saurait être questions d’extraire simplement cet aspect pour comprendre les tenants et aboutissants d’un thème. En effet, cette opposition prend déjà en elle-même sa place dans des signes et des maisons. Et ceux-ci vont bien entendu teinter la manière de vivre la dynamique des deux planètes. Enfin, tout le reste du thème vient apporter matière à la compréhension dont se joue cette dynamique. De quelles manières les autres astres viennent alimenter cette énergie ? Tout prend sa coloration dans le cadre du thème. Et c’est grâce à la diversité des manières d’incarner cette opposition, parce qu’elle se joue en nous, que nous contribuons collectivement à guérir les égrégores de ces énergies.

L’âme a choisi de travaillé cette thématique car cela correspond à une nécessité pour elle d’intégrer davantage cette énergie. Que cela s’inscrive dans un besoin de travailler l’ancrage, ou pour servir une finalité d’expression artistique, travailler sur des blessures de dépendance affective… cet aspect saura toucher au fond de l’être ce qu’il a besoin de mettre en avant dans cette incarnation.

Soin énergétique à s’accorder à soi même :

Vénus opposé à Neptune… Pour les porteurs de cette énergie dans leur thème, j’encourage à propulser l’inspiration en se plaçant en méditation sur ce qui suit. Ceux qui vivent simplement le transit planétaire du moment peuvent également ressentir la puissance de cette énergie en s’y connectant.

Reliance à soi, reliance à l’autre, reliance au tout cosmique. Le moi, l’autre et le Tout. Le tout ne désagrège pas le moi et l’autre ou le moi à l’autre, il permet d’accéder à ce qu’il y a de plus beau en moi et l’autre.

La conscience des mondes éthériques devient réelle et profonde. Elle se vit en contraste avec la conscience de la matière. Cela renforce aussi la conscience de notre limitation dans l’incarnation. Nous sommes dépositaires d’une douleur de vivre qui nous rappelle constamment à la Source, à l’état désincarné, où notre âme vogue sans limite dans les limbes. Cette conscience, si riche et précieuse procure une appréciation infinie de notre divine beauté et unicité d’être dans la matière. C’est le vécu de ce contraste saisissant autant que sublime qui permet l’intégration pleine de la magie de la vie incarnée.

Faut-il se jeter à corps perdu dans l’énergie du Nœud Nord ?

Une idée souvent entendue aux détours de conversations serait que le Nœud Sud est une calamité et qu’il faudrait s’en débarrasser, qu’il n’est qu’un ramassis de résidus encombrants voire toxiques, qu’il n’est que problèmes. Qu’il faudrait se jeter à corps perdu dans le Nœud Nord… Nœud Nord qui serait lui une sorte de voie d’absolution. C’est ici que le New Age montre un visage puritaniste et moralisateur.

Les Nœuds lunaires, la trajectoire de l’âme au travers de deux points célestes.

Pour rappel, les Nœuds lunaires sont des points fictifs dans le ciel issus de l’intersection de l’orbite de la Lune avec le plan de l’écliptique. En astrologie karmique, ils sont un puissant indicateur du choix d’incarnation dans la mesure où ils renseignent sur le passé de notre âme ainsi que ce vers quoi elle tend pour évoluer. Les Éléments, les Signes et les Maisons astrologiques dans lesquels ils se trouvent viennent spécifier la nature de notre choix d’âme et peuvent être une source utile pour mieux comprendre notre raison ici et maintenant sur Terre. Dans la littérature astrologique actuelle comme passée, nous retrouvons souvent le discours d’une sorte de malédiction du Nœud Sud, alors que le Nœud Nord serait pourvoyeur de tous les bienfaits. Cette interprétation, qui vise pourtant à nous pousser vers le chemin de notre Nœud Nord donc de notre évolution est pour le moins réductrice d’autant qu’elle prend de plus en plus la teneur d’un dogme.

Cette croyance qui consiste à dire qu’il faut se jeter à corps perdu dans le Nœud Nord peut pourtant être une étape intéressante de notre évolution, mais comme toute étape, il est bien d’en sortir pour intégrer encore autre chose. En effet, à vouloir agir sur le karma de manière mentale, un peu étroite, on ne fait que s’en créer davantage. Et se créer davantage de karma ne fait que rallonger cette étape. Peut-être, me direz-vous, que pour certains, le passage est obligé et que sa durée et son intensité seront toujours à la mesure des besoins d’évolution de la personne ? Ce ne serait pas faux en effet. Pour autant, mettre un peu plus rapidement de la conscience sur ce qui peut nous embourber peut aider plus aisément à l’évolution. Ce ne serait dans ce cas non pas un raccourcis entravant le processus mais plutôt ne pas emprunter la déviation qui nous perdrait dans des méandres interminables.

Devenir canal pour intégrer deux énergies complémentaires.

Aller vers Le Nœud Nord est une expérience majestueuse si tant est que l’on parvient à intégrer le Nœud Sud. C’est savoir faire le canal entre deux énergies. Et au final, n’est-ce pas ce que nous sommes physiquement, un canal entre le Ciel et la Terre, entre la matière que nous ingérons que nous rejetons, une fois l’énergie extraite. Nous sommes des canaux au sein desquels ce qui nous traverse subit une transformation, une transmutation. Nous sommes les tubes dans lequel toute l’alchimie créative de la vie s’opère. Et nous le faisons tous d’une manière différente. Et puis il y a un temps pour tout.

Les Nœuds lunaires font le tour du cadran zodiacal en 18 ans. Ces cycles qui débutent dès le moment de notre naissance nous permettent de mieux appréhender les phases de notre vie et la manière dont les énergies des Nœuds viennent s’intercaler.

Des cycles de 18 ans

  • Dans le premier cycle, on est en plein de le Nœud Nord, que l’on subit fortement parfois car on se met en cohérence vibratoire avec les énergies de notre Nœud Nord et cela ne se fait parfois pas dans la sérénité.
  • De 18 à 36 ans, on vit l’énergie du Nœud Sud.. On peut avoir l’impression que le monde nous appartient car tout le réservoir du Nœud Sud nous permet de rester dans des acquis et des fonctionnements que nous connaissons. Nous redécouvrons avec joie ce qui nous constitue au plus profond et nous en jouissons sans trop de recul ni entraves. Parfois, on se repose d’une enfance difficile où le Nœud Nord aura été fortement subi, parfois on ne sent pas vraiment de différence. Toujours est-il que le Nœud Nord travaille quand même. On sait que l’on n’est pas arrivé ici pour rien. Et même si le champs des possibles reste très ouvert, l’âme sent un appel vers la réalisation du soi.
  • De 36 à 54 ans, nous amorçons une montée vers le Nœud Nord. On sent de plus en plus que notre âme veut tendre vers un ailleurs, aller explorer. Et l’on est suffisamment fort pour le faire. L’escalade jusque là difficilement accessible montre des possibilités, on tente, on joue.. une force nous pousse dans une voie. L’opposition d’Uranus à 42 ans vient apporter cette tension positive et propice à un début de concrétisation de soi dans le monde. C’est un pas vers l’individuation.
  • De 54 à 72 ans, on peut profiter d’un regain d’énergie du Nœud Sud, que l’on vit d’autant mieux si l’on a commencé à s’approprier le Nœud Nord dans la phase précédente. Le réservoir est cependant quasiment vide si nous n’avons su inviter le Nœud Nord en nous et cette partie de la vie peut laisser un goût amer. Beaucoup se sentent vieillir. Alors que d’autres se fortifient davantage.
  • De 72 à 90 ans, le Nœud Nord prédomine à nouveau, un lâcher prise lié à l’âge nous pousse à la résilience, à l’acceptation, à la contemplation de ce qui se joue en nous. Pour autant, si nous opposons résistance à ce mouvement, c’est notre corps qui se rigidifie au point de devenir cassant comme du verre. À refuser d’évoluer, c’est toute notre matière qui vient se cristalliser.

Chaque cycle nous donne l’opportunité d’avancer, nous passons par des cycles de 7 ans, 9 ans, 12 ans, 18 ans, 30 ans et 42 ans (un demi-cycle qui correspond à l’opposition d’Uranus par rapport à sa position de naissance)… et tant d’autres encore. Et au cours des expériences de la vie, des évènements que nous rencontrons, nos cheminons toujours plus avant vers notre réalisation personnelle, notre individuation. Nous rectifions les excès et les manques afin de rendre notre âme toujours plus alignée vers notre centre, notre Soi.

Vivre l’axe des Nœuds lunaires se fait de manière unique. La vie aime à explorer les possibles. Ne cherchons donc pas à copier un modèle, notre manière est celle qui sera en adéquation avec nous-même et par voie de conséquence avec le plan cosmique. La vie est pluralité, diversité, elle n’aime pas trop l’uniformité.

Intégration de l’énergie des Nœuds lunaires

Si l’on veut prendre les choses mentalement, par quoi faudrait-il commencer ? En premier lieu, mettre de la conscience sur le Nœud Sud. Positiver le Nœud Sud est une étape souvent nécessaire à l’évolution. Cela passe par l’identification de ce qui nous constitue au fond de nous. Nos fonctionnements par défaut, nos goûts, nos aptitudes, nos talents…

Quelques exemples :

  • Si nous avons un Nœud Sud en Maison V en Taureau, il y a des chances pour que nos capacités artistiques soient développées, que nous aimions les plaisirs de la vie… Peut-être est-il intéressant d’intégrer tout cela pour cheminer vers la Maison XI en Scorpion qui permettrait de construire à terme quelque chose de plus grand que soi voire de fédérateur et qui serait de plus lucratif pour la communauté.
  • Un Nœud Sud en Capricorne en Maison I gagnerait à accepter son ego fortement structuré et sa très forte personnalité s’il veut bien vivre la vie de couple et poser les fondations d’une famille saine. Se renier dans ce qu’il est fondamentalement ne lui ferait probablement pas faire des choix de partenaires permettant cette élévation vers le Nœud Nord en Maison VII en Cancer.
  • Un Nœud Sud en Sagittaire en Maison II devra en premier lieu aller vers son besoin réel d’indépendance, de lointains horizons (géographiques, philosophiques…) afin de paver les conditions nécessaires à son acceptation de recevoir des autres et se nourrir autrement de ce qui l’entoure. (Gémeaux en Maison VIII)

Une petite aparté. Nous sommes rarement vierges de notre Nœud Nord. Bien souvent, nous avons déjà travaillé son énergie dans une vie antérieure et il faut souvent plusieurs vies pour tendre à l’équilibre auquel notre âme aspire.

On peut également s’inspirer de l’énergie des Éléments dans lesquels se trouvent nos Nœuds. Cette structuration archétypale aide beaucoup plus que l’on pourrait le penser à la mise en conscience de ce qui se joue en nous.

Métabolise des Éléments

Passer du Feu à l’Air : Apprendre à dispenser et disperser le Feu.

Axes :

  • Bélier-Balance
  • Lion-Verseau
  • Sagittaire-Gémeaux

Passer de l’Air au Feu : Apprendre à concentrer l’Air au point de chaleur ultime

Axes :

  • Gémeaux-Sagittaire
  • Balance-Bélier
  • Verseau-Lion

Passer de l’Eau à la Terre : Apprendre que ce qui est fluide peut aussi construire, s’enraciner et s’élever

Axes :

  • Cancer-Capricorne
  • Scorpion-Taureau
  • Poissons-Vierge

Passer de la Terre à l’Eau : Apprendre à dé-cristalliser, dé-solidifier les choses pour aller vers du coulant, de l’étalement

Axes :

  • Taureau-Scorpion
  • Vierge-Poissons
  • Capricorne-Cancer

Dans tous les cas, nous retrouvons des mouvements de contraction et d’expansion, c’est peut-être que nous sommes sur la respiration de l’univers, sur un mouvement de balancier qui structure tout système de vie.

Il nous appartient de comprendre dans quel mouvement nous nous situons dans cette vie, pour mieux comprendre la direction qui nous convient le mieux. Être à l’écoute de ce qui se joue en nous et le mettre en action permet d’attirer les expériences en phase avec nos besoins de développement.

En tout état de cause, il serait dommage d’abandonner d’où nous venons. Comment un arbre peut-il survivre privé de ses racines ?

Au niveau de l’interprétation astrologique, tout le thème est à prendre en considération pour une compréhension holistique et karmique du chemin d’une âme dans la vie incarnée. Certains indicateurs renseignement quelques spécificités. Par exemple, le karma issu de la Maison XII montre avec quoi nous venons et ce qui nous teinte. De ce que j’observe la Maison XII tout comme Chiron et les Lunes noires montrent tout autant nos blessures que le Nœud Sud, qui est plus notre zone de confort, nos acquis. C’est un peu notre terreau, le bois dont nous sommes fais.

Il m’a semblé intéressant de communiquer sur ce sujet de l’axe des Nœuds qui a donné lieu à de nombreuses discussions avec des personnes s’intéressant à l’astrologie ou au développement personnel en général. Parmi les personnes très actrices dans leur cheminement, on peut malheureusement rencontrer de très belles personnes qui passent par de sévères nuits noires de l’âme à trop vouloir prendre les raccourcis de l’évolution. (Montées de Kundalini alors que le terrain n’est pas prêt…) Souvent, ce ne sont que des épisodes desquels ces personnes ressortent grandies en elles-même, épurées comme après un sérieux travail alchimique. Parfois cependant, ces nuits noires se prolongent et enferment dans des enfers (l’enfer-me-ment) desquels elles ne parviennent pas à s’extraire. C’est un peu se brûler les ailes comme Icare, brûler son système nerveux ou son système énergétique avec tout ce que cela peut produire en terme de troubles nerveux, mentaux, physiques…

Nous cherchons souvent à l’extérieur de nous-même des techniques, des méthodes, des personnes qui nous aideraient dans notre réalisation personnelle. Nous lisons des livres, faisons des formations… Tout ceci est fondamentalement très intéressant mais finalement, le conseil du Tao Te King reste à mon sens le plus pertinent. Pour avoir de la connaissance, ajouter des choses chaque jour. Pour avoir de la sagesse, enlever des choses chaque jour. Désapprendre est dans une certaine mesure la voie de la sagesse. Ne pas présumer de ce que la vie doit être pour nous mais accepter les épreuves et les situations. À trop vouloir monter en vibration, à s’imposer une spiritualité qui nous éloigne trop de la vie, nous nous empêchons l’expérience. Hors, c’est avec notre corps, notre corps qui est doté de sens ô combien subtils, sophistiqués et perfectibles que nous faisons l’expérience de la matière. Et en tant qu’être incarnés, c’est cette expérience qui est productrice d’évolution. Vivre hors du monde nous donne parfois la sensation d’élévation que nous pouvons rechercher mais c’est bel et bien au contact à l’autre, parfois dans la confrontation même, que nous avançons. Il faut bien se l’avouer, la morale que nous nous imposons est parfois de l’orgueil déguisé. Ou bien une complaisance envers soi. Parfois une simple fainéantise devant la nécessité de refonte. Ne rajoutons ni culpabilité ni jugement envers nous-même pour ces traits si naturels ! Nous sommes simplement humain et notre tendance est la facilité, même dans une recherche d’évolution.

Pour rebondir sur une note plus légère ; et c’est avant tout avec une certaine légèreté que la vie gagne à être appréhendée, lâchons prise de toute recherche ! Vivons, vibrons au rythme de la vie, de notre enfant intérieur, renouons avec la spontanéité de notre être, avec la simplicité qui ouvre à la vie comme à la joie ! L’individuation, la réalisation de soi est un processus qui est en marche de toute façon. Rien de sert de tirer sur les pétales d’une fleur, elle ne poussera pas plus vite !

Être. Dans l’ici et le maintenant. Le plus beau cadeau que nous pouvons faire à nous-même.

Et rappelons-nous régulièrement cette bienveillance à nous même : Dans la vie, nous faisons de notre mieux. Parfois notre mieux n’est pas celui que nous aurions aimé qu’il soit mais faire de notre mieux, c’est faire ce que l’on peut.

Je nous souhaite à toutes à tous la sérénité, la douceur envers nous-même.

La rétrogradation de Mercure du 31 janvier au 22 février 2021

Et vous comment vivez-vous cette folle rétrogradation de Mercure ? Vos vieilles blessures remontent ? Vous rencontrez des situations conflictuelles avec vos proches ? Votre quotidien est source de frustration et vous avez la sensation que vous n’avez le temps de rien ? C’est peut-être et probablement en lien avec les énergies du moment.

Depuis le dimanche 31 janvier et jusqu’au lundi 22 février où la planète retrouvera sa marche directe, Mercure entame une nouvelle rétrogradation dans le signe du Verseau.

Toutes les rétrogradations de Mercure procurent un impact significatif dans nos vies, mais selon la configuration globale et le signe dans lequel la rétrogradation a lieu, l’influence de ce mouvement apparent de recul peut revêtir une teneur tout à fait différente.

En effet, Mercure est une planète d’Air, c’est une planète de mouvement, le messager entre le terrestre et le céleste. Cela nous parle donc de communication aux autres, d’intellect, d’apprentissages, de connexion à notre enfant intérieur, de spontanéité aussi. Et tout cela, participe bien entendu à notre évolution, notre progression en tant qu’individu qui chemine toujours plus avant vers notre centre. En effet, le rapport aux autres, la réflexivité mentale et le lien à notre enfant intérieur sont pour le moins pourvoyeurs d’ascension.

Cette qualité Air de Mercure se joue dans une double dynamique lors de cette rétrogradation. Rappelons que le Verseau est un signe d’Air et est maîtrisé par Uranus qui est l’octave supérieure de Mercure.

Mercure

L’affinité avec l’élément Air et Uranus vient donc conforter Mercure et la tirer vers le haut, avec plus de rapidité, d’électricité, de puissance en général. Puissant donc, mais en rétrogradation. La privation de son énergie pourrait donc presque sonner comme une punition, alors que tout même nous pousse vers l’énergie aérienne du Verseau.

Nous avons passé plusieurs caps l’an dernier en vue de cette préparation vers davantage d’individuation (d’intégration des énergies d’Uranus donc ) , la dernière étant le sas énergétique de mi décembre (cf article). Chaque rendez-vous nous pousse davantage dans nos retranchements, venant brasser ce qui dysfonctionne pour s’en départir avec toujours plus de rapidité et d’efficacité. En effet, l’ascension du moment n’a que peu de tolérance pour l’inertie, la lenteur de réaction et la fainéantise de remise en question. Tout est à l’avancement sans demi-mesure et la vie sait nous servir des expériences pour le moins saisissantes afin de nous y coller.

Durant cette folle rétrogradation de Mercure, avez-vous ressenti le point culminant qu’a été la Nouvelle Lune du 11 février ?

Une Nouvelle Lune en Verseau, ça secoue toujours un peu, mais au vu des vibrations mises en place par les différents aspects planétaires, toute la toile était tissée vers un séisme personnel en vue toujours de cette évolution vers plus de souveraineté et d’individuation.

Regardons de plus prêt en quoi consiste cette toile de fond et la manière dont elle joue dans les expériences intérieures et extérieures du moment :

Pas moins de six astres se retrouvent en un amas planétaire en Verseau au moment de la Nouvelle Lune du 11 février :


Le Soleil
La Lune
Mercure (rétrograde)
Pallas
Jupiter
Vénus
Saturne

Saturne est en conjonction en à Jupiter, Mercure, Vénus. Autant dire que nous nous prenons des énergies Verseau de pleine envergure. Et tout cela vient en tension avec les carrés distribués en signe de Terre, le Taureau, avec les astres Mars et Uranus.

Mars l’insolent n’aime pas être en Taureau. Il y est inconfortable, il remue la tranquille stabilité du Taureau qui vit avec grand peine ces bouleversements. Et Uranus y est tout aussi mal. C’est la Terre qui est ébranlée, nos fondations, notre rapport à l’harmonie et à la plénitude. Mars et Uranus, toutes deux des planètes d’action, d’indépendance et de liberté ne supportent pas l’enfermement en Terre.

Mars envoie donc un carré à :
Soleil, Lune, Mercure, Vénus et Jupiter,

Tandis qu’Uranus envoie un carré vers Mercure, Vénus, Jupiter et Saturne.

Uranus envoie un carré dans son propre domicile et vient éveiller ou réveiller les planètes qui sont chez lui.

Ces carrés sont donc électrisants, exigeants. Tout est mis sous tension, tout est exacerbé dans nos perceptions comme nos expériences. Le terrain énergétique vient donc mobiliser nos facultés d’adaptation, nous poussant dans des retranchements alors même que nous aspirons à la tranquillité et l’harmonie.

Et en parlant d’harmonie, C’est donc de Vénus que nous parlons. Et la belle Vénus n’est pas réellement à sa place en Verseau et entourée de planètes lourdes. Elle se sent bousculée. Jupiter avec sa loupe grossissante vient augmenter l’exigence à vivre l’harmonie sous un angle indépendant. L’harmonie avec soi, dans notre solitude vient aussi nous parler d’harmonie avec les autres. Le Verseau dans sa version aboutie aime être lui même en société. Il a besoin de social pour renforcer son individualité et son individualité renforce le social.

La présence de l’astéroïde Pallas en Verseau est aussi à décrypter. Sa charge énergétique et symbolique nous apporte l’intelligence lucide voire les éclairs de génie. En Verseau, elle instigue une mise à jour de nos besoins réels en terme d’indépendance et de rapport à soi. Nous pourrons nous mettre à jour sur nos modes de vie, nos activités, nos modes de communication, nos schémas mentaux… Et Vénus vient nous inspirer pour ces réformes afin qu’elles évoluent vers davantage d’harmonie. Des questions comme « comment puis-je aménager ma vie pour qu’elle aille plus dans la direction que je souhaite au fond de moi ? » sont à l’ordre du jour. De nouvelles idées peuvent jaillir, de l’inspiration aussi, et dans ce contexte aussi, il n’est pas interdit de dire, des vocations parfois en lien avec la création artistique ou les nouvelles technologies.

Le double jeu de la rétrogradation de Mercure et la présence de Vénus en Verseau vient nous parler de dépendance affective. Il y a une insupportabilité de ce type de schéma qui, s’il n’a pas été mis en conscience ou réglé apportera des expériences désagréables destinées à remettre en question les comportements toxiques. Qu’est-ce qui dysfonctionne dans le relationnel ? Que pouvons-nous changer fondamentalement qui nous délestera d’une toxicité envers nous-même comme envers les autres.

Une petite mention spéciale pour la Lune Noire. Elle se trouve actuellement entre Mars et Uranus, donc en Taureau elle aussi. Bien qu’elle n’envoie aucun faisceau énergétique vers d’autres planètes, sa présence en Taureau nous ramène encore et toujours à Vénus. Qu’aimons-nous ? Quels sont nos fondamentaux en terme d’harmonie, de justesse avec nous-même, de beauté ? Et surtout qu’est-ce qui nous nourri ? Sommes-nous satisfaits de la situation actuelle, sommes-nous dénutris et frustrés de notre quotidien que nous tolérons par habitude, par inertie. Cette Lune Noire, qui vient toujours titiller l’absolu en nous nous poussera donc à une quête de mieux-être. L’inconfort nécessaire à la réforme.

Enfin, pour clore ce panorama des aspects planétaires, une petite mention spéciale pour Neptune qui se trouve en carré aux Nœuds lunaires. Neptune est chez lui en domicile en Poissons et distille donc toute sa puissance pendant les quelques années où il traverse ce signe. Neptune en carré aux Nœuds vient activer nos difficultés à intégrer ses énergies dans notre plan de vie. Entre ce qui est de la facilité et de l’effort. Peut-être aurons nous envie de rester dans les illusions, le confort d’une certaine fuite et tout en même temps, nous sommes poussés par la nécessité d’aller de l’avant et intégrer les énergies de Neptune à un niveau plus lumineux de la spirale. Concrètement, cela signifie que nous pouvons nous détacher de nos anciennes dépendances, faire davantage confiance en notre intuition, nous connecter au monde onirique pour intégrer davantage de profondeur issue de notre inconscient. Cela signifie également que notre inspiration se fera plus prégnante et demandera d’être toujours plus prise en compte comme une nécessité vers soi.

Ce tableau, bien que difficile, n’est qu’une nouvelle porte, un nouveau rendez-vous vers une actualisation du soi. Au fur et à mesure, nous avançons, souvent dans la contrainte, parfois dans la douleur, mais nous pouvons tirer le meilleur de chacune de ces expérience si nous acceptons de prendre la vague au bon moment. Rien de moral ou moralisateur ici, simplement un état de faits. Ces aspects exigeants sont des tremplins extraordinaires de transformation intérieure et nous offrent de réelles possibilités d’abandon de nos vieilles casseroles comme de refonte de nos vies.

Alors, osons prendre la vague, lâchons prise au moment où elle nous fait signe que nous ne maîtrisons rien et laisser les énergies faire leur œuvre. Les résultats ne se feront pas attendre. L’humeur du moment est à la rapidité de l’éclair, comme nous le souligne la forte présence uranienne.

Bonne rétrogradation et bon cheminement à tous.

Les énergies en puissance en 2021

Cet article ne traite pas des transits durant l’année 2021 mais seulement des énergies en place lors du nouvel an. C’est un peu comme le thème de naissance de cette année, qui insuffle une configuration qui nous suivra tout au long de celle-ci.

Pour rappel, l’année précédente était fortement marquée par l’énergie du Capricorne. On a beaucoup parlé des conjonctions de Jupiter-Saturne et Pluton en Capricorne. Cette année, seul Pluton parmi ce trio sur-puissant reste dans le Capricorne. Pour remettre les choses dans leur contexte de symbolique, rappelons que les signes du zodiaque expriment les étapes d’un chemin initiatique. Chaque signe nous fait nous confronter à des énergies permettant d’aller chercher en nous différentes ressources, fragilités, afin d’aller toujours plus proximité avec le soi, vers plus de conscience et d’évolution.

Le Capricorne est froid voire glacial, il nous ramène à la structure et tout ce qui est cristallisé. Il est aussi le maître du temps et il est représenté par la planète Saturne. C’est la raison pour laquelle on dit que Saturne est en domicile en Capricorne, car c’est le lieu dans lequel il exprime son énergie la plus puissante. Le Capricorne, dans son énergie non affinée, non évoluée, nous contraint dans le conformisme des structures, nous parle des règles et des lois, de l’égrégore sociétal. Pour autant, le Capricorne est le dernier signe terrestre, autant au sens de l’élément qui le caractérise que dans le processus d’évolution initiatique. Après le Capricorne, on cherche à ascensionner. Et pour cela, il faut s’élever, il y a un donc un effort à fournir. Avoir en soi une volonté de regarder vers le haut. Normalement, l’énergie fournie par le Capricorne active cette force de volonté en nous. Cette énergie hivernale correspond d’ailleurs à l’énergie des reins en médecine traditionnelle chinoise, organes où siège la volonté. Tout se rejoint. Pendant que les planètes lourdes Jupiter et Saturne transitaient le Capricorne, nous étions donc invités, aidés de Pluton, à remettre en question l’égrégore sociétal pour nous défaire de toutes les structures caduques. Mais le Capricorne est exigeant, il demande de la persévérance, de la longueur de vue comme d’action. À la toute fin de l’année, Jupiter et Saturne sont passées en Verseau. Et l’énergie du Verseau est tout autre. Dans le chemin initiatique idéal, on s’est donc élevé en Capricorne. À force de temps et de volonté, on a réussi à changer les paradigmes obsolètes et instaurer de nouvelles structures. (Tout ceci étant autant sur le plan personnel que global). En Verseau, on fait connaissance et l’on s’approprie notre originalité, notre liberté, notre indépendance. Non pas dans un but de vivre en marginalité et être dans un état de perpétuelle révolte, de moi contre les autres… Cela, c’est l’énergie Verseau en bas de sa spirale. Plus on s’élève dans l’énergie Verseau, plus il est facile de s’intégrer dans le groupe tout en restant soi-même, plus le groupe accorde de valeur à la liberté et à l’individu. Le libertaire n’est plus considéré comme une menace pour l’ordre établi. La conscience, la haute conscience même est là, et le groupe a justement conscience que sa force et sa richesse sont forgées par l’alchimie de toutes les force et richesses individuelles. Sur le plan individuel, on se défait donc des croyances, on retire les pelures de l’oignon pour aller vers le véritable soi dans le but de contribuer au monde, de bâtir une société . Le Verseau est représenté en astrologie par la planète Uranus. On est sorti de la terre et de l’engluement dans cette énergie. On est dans la fluidité des ondes, la rapidité électrique, c’est très aérien et élevé. L’Humanité renaît dans une haute version d’elle-même, juste et solidaire.

Voilà, nous voyons donc un peu la configuration entre 2020 et 2021, le travail vers lequel nous sommes poussés et que nous avons la capacité à effectuer, autant en nous que dans le collectif.

Et petite aparté : Il ne s’agit en aucun cas ici d’exposer des prévisions (encore moins des prédictions) sur ce qu’il va se passer lors de cette année. Il s’agit seulement de regarder la météo énergétique et mieux percevoir comment ces mêmes énergies peuvent, si nous en faisons le choix, peuvent s’exprimer dans leurs versions lumineuses tout en gardant à l’œil les potentiels écueils ou défis qu’elles nous présentent. À titre personnel, je trouve toujours inspirant de regarder vers le haut de la spirale dans ce que les énergies nous proposent de vivre pour les intégrer dans notre évolution personnelle. Que l’état des lieux soit différent au bout du compte ne signe pas un échec personnel ou collectif, cela met seulement en conscience les faits, les symptômes. Cela montre seulement où en sont les choses dans l’évolution.

Gardant en vue ce schéma d’évolution entre ces deux énergies Capricorne et Verseau, voyons un peu ce que ce thème de naissance de 2021 détient de forces et potentialités.

Voici à présent le même thème mais avec un lieu de référence et donc des maisons astrologiques. L’interprétation des aspects, c’est à dire des angles entre les astres est valable quelque soit l’endroit sur Terre. Néanmoins l’interprétation en maisons, donc les champs d’expériences de chaque énergie/ planète, s’applique à la France puisque j’ai choisi comme lieu de référence Paris.

Alors, on parle du Verseau et l’on entend beaucoup parler de l’Ère du Verseau. Il est indéniable que ces énergies se font de plus en plus ressentir. Nous passons régulièrement par des fenêtres d’énergies qui sont des rendez-vous astrologiques nous rapprochant de plus en plus avec l’énergie de cette nouvelle Ère. À la fin d’une ère et au début d’une nouvelle, les deux énergies sont mélangées et nous vivons une sorte de soupe dynamique entre de l’eau et de l’huile. Avant que les deux ne diphasent, ne se séparent complètement, il peut se passer jusqu’à plusieurs centaines d’années. Ramenons donc cette histoire d’ère dans la temporalité qui lui convient et non à l’échelle de vie humaine, même s’il est indéniable que ce que nous vivons depuis 2012 est une bascule énergétique super-puissante qui dépasse de loin la notion des ères astrologiques puisque nous sommes clairement à un carrefour de notre Histoire.

Nous nous sommes récemment rapprochés encore un peu plus de l’Ère du Verseau avec le sas énergétique compris entre le 14 et le 21 décembre 2020. C’était en effet une fenêtre ascensionnelle destinée à nous faire exprimer davantage l’Ère du Verseau.

Cette année sera placée sous les puissances uranienne de liberté, lilithienne d’absolu et marsienne d’action. Uranus, Lilith et Mars en M.VIII sont en effet en position d’apex, c’est à dire qu’ils représentent le haut de l’anse d’un panier. Ils sont le point de convergence des énergies distillées par leurs carrés, celui à la Lune en M.X ainsi que Pluton Jupiter et Saturne en M.IV. Cet apex agit également comme un émetteur d’énergie.

Concrètement, ces planètes nous forceront (il ne s’agit plus d’invitation ici, il y aura une force à l’œuvre que tout un chacun pourra ressentir) à sortir du confort de la M.IV qui est le champs d’expérience du foyer, de la maison et des racines pour le remettre en question et évoluer vers une nouvelle représentation individuée de la liberté.

Pluton et Saturne en M.IV pourront mettre notre notion du foyer à rude épreuve, nos relations familiales aussi (le Nœud Sud est en M.III) si nous n’avons pas au préalable effectué de réajustement avec notre entourage. Comment voulons nous vivre notre relation de proximité ? S’agit-il de reproduire des schémas familiaux ? Puis-je être libre dans le groupe familial ? La marginalité est-elle vraiment nécessaire pour être libre ? Entre conformisme et pure réaction à un modèle, où se situe le soi ?

Uranus, Lilith et Mars en M.VIII viennent nous relier à notre essence immatérielle, subtile pour instiller ce puissant besoin de souveraineté, de rejoindre l’absolu en nous, cet absolu qui nous fait dire « Je sens que je suis né(e) pour cela ! » Le vent d’individuation pourrait être si puissant qu’il pourrait se manifester de manière forte voire brutale si nous n’avons pas ou pas suffisamment cheminé dans cette direction auparavant. La signature de la M.VIII nous pousse aussi vers l’indépendance énergétique, à apprendre et comprendre de quelles manières nous pouvons renforcer nos corps éthériques, nettoyer nos chakras… Et cette indépendance énergétique rejaillit bien entendu dans la matière, donc dans notre rapport à l’argent, la nourriture. un des messages de la M.VIII sera ici de nous montrer que l’énergie est abondante et disponible autour de nous, quelles que soient les circonstances, que la réception de celle-ci ne dépend au final que de nous.

Vénus au Nœud Sud donne une tonalité très intéressante pour l’année en cours, avec une nécessité de réforme concernant notre relation à l’harmonie, à notre sens du beau, nos besoins affectifs et à tout ce qui nous nourrit en général.

Uranus et la Lune Noire (Lilith) étant en ce moment en Taureau, signe vénusien par excellence, les besoins d’ajustements se feront ressentir de manière impérieuse. Nous pourrons être en quête d’absolu,(fusionner avec la personne que l’on aime) être confrontés à nos plus grandes peurs (devront se dénouer ici toutes les tendances toxiques de dépendances affectives). Uranus pourra nous confronter de manière soudaine, imprévisible des expériences, à des épisodes houleux destinés à nous débarrasser de nos vieilles casseroles, tous ces dysfonctionnements qui sont autant de douleurs que nous nous infligeons à nous même comme à notre entourage.

Mars vient y ajouter de l’irritabilité tout comme une saine énergie d’entreprise et d’action dans un domaine qui pourtant est souvent conjugué à de l’inertie, la force de l’habitude.

La présence de l’astéroïde Pallas-Athena en Verseau, vient nous apporter de la conscience, des idées novatrices dans notre cheminement. Ce sera une année où nous aurons la possibilité de nous réinventer, de nous confronter à des possibles que nous n’entrevoyions plus depuis longtemps voire que nous n’avons jamais vu auparavant. Nous aurons la ressource à notre disposition pour intégrer en nous des modes de fonctionnement, des idées mais aussi des choses très concrètes qui nous semblaient jusqu’alors « pas pour nous ». C’est donc une sensation de jeunesse, d’opportunités, de rendez-vous avec nous même que nous aurons durant cette année 2021.

Comment voulons-nous envisager nos relations aux autres, à nous même dans cette nouvelle vie qui s’ouvre à nous ? Nous savons tous pertinemment que la société a changé. Ces changements qui viennent s’engrammer nous montrent que le monde à venir ne sera jamais plus comme le monde d’avant. Et quelle que soit la teneur, la saveur de ce nouveau monde, c’est tout d’abord à nous de construire un monde en nous-même, pour nous-même. Un monde intérieur où ce qui fleurit nous nourrit tous les sens, un monde où l’enfant intérieur s’exprime, où nos besoins dépendent de moins en moins de causes extérieures. Et ce monde intérieur, pratiqué de plus en plus, devient facile d’accès pour nous même. Une sorte de deuxième nature qui nous vient, alors même que nous réalisons que cette nature est en réalité plus nous-même que nous ne l’avons jamais été.

Nous pouvons certes nous attendre à de la tension, des rebondissements, de l’impatience et parfois de l’inconfort, toutes ces choses difficiles que nous pourront bien sûr positiver, mais au delà de tout cela, bien des choses lumineuses et gratifiantes se feront aussi ressentir pendant cette année. La folle pulsion de liberté sera juste la tonalité en place.

Au delà de ça, nous sentons que la nouvelle Ère se fait toujours plus présente et pressante.

La principale exigence ou difficulté ici sera notre faculté d’adaptation. Comment, dans un monde qui s’écoule toujours plus vite, avec le temps qui nous file entre les doigts et des expériences dont le caractère soudain ne sera pas qu’un vain mot, pouvons-nous nous mettre à jour de nous-même ? Ces actualisations se devront d’être rapides et ce qui vient augmenter le niveau, c’est la récurrence. Les rendez-vous de mises à jour se feront de plus en plus fréquents. Ils le sont déjà depuis un certain temps, cela monte en puissance, mais force est de constater que ce n’est pas encore la fin. Le repos, si repos il y a de notre propre évolution, n’est pas pour tout de suite. Ce qui rassure, tout en étant une réalité, c’est que l’énergie disponible pour faire face à ces besoins d’adaptation accrus est elle aussi accrue. C’est logique mais toujours bon de se la rappeler.

Neptune se trouve en carré aux Nœuds lunaires et chez lui dans le signe des Poissons. Cette configuration délicate nous pousse elle aussi dans d’autres retranchements. Une planète en carré aux Nœuds est dans la zone de bascule entre le connu et l’inconnu, entre le confort et l’inconfort, entre la lassitude et la curiosité. Neptune, avec son lot d’illusions, de flou et de tranquille-fuite-en-avant nous demandera d’élever le niveau d’énergie à un endroit plus haut de sa spirale. C’est en ce lieu intérieur que nous trouverons l’inspiration, la créativité, la connexion au monde onirique ainsi que les valeurs d’amour universel, ou tout d’au moins la capacité à aimer plus que soi, à intégrer la totalité du vivant, le macrocosme.

Cette année sera donc un moment de bascule, une possibilité une fois de plus d’abandon de l’ancien pour faire place au nouveau.

Je vous souhaite à toutes et à tous une belle intégration de ces énergies et de trouver la force en chacun de nous de les manifester dans leurs lumineux potentiels.

Du 14 au 21 décembre 2020, un sas énergétique vers l’Ère du Verseau

Entre le 14 et 21 décembre se dessine une fenêtre ascensionnelle essentielle. C’est entre ces dates que bon nombre de décisions, autant sur le plan individuel que collectif viendront puissamment ancrer une nouvelle réalité. Si en tous temps nos choix sont créateurs et donc réducteurs de possibles -un choix implique toujours un renoncement- cette période de 7 jours permet un ancrage plus profond de nos décisions de vie.

Le 14 décembre, une puissante Nouvelle Lune en Sagittaire accompagnée d’une éclipse solaire totale annonçait un portail énergétique, un espace de mise en lumière du soi par la confrontation à l’ombre. Ça brasse sévère, c’est exigeant, et il y a comme un air de transcendance ! Neptune en carré au Soleil nous mettait déjà quelques jours auparavant dans des espaces émotionnels très particuliers. Un des effets de ce carré est également une bonne préparation à cette Nouvelle Lune et éclipse en rendant notre lumière solaire, notre énergie vitale donc, toute vaporeuse, indistincte, confuse et flottante. Comme une mise en condition pour décaper un peu notre zone de certitude égotique avant d’accéder aux profondeurs. Mercure à 3 degrés du couple soli-lunaire et en carré à Neptune, ne pouvait plus fonctionner sur la base mentale et rationnelle habituelle. Brûlé par le Soleil et diffus par Neptune, le message est clair : il faut lâcher le mental, celui-ci ne saurait être notre meilleur allié en la circonstance. Le carré de Mars à Pluton apporte quant à lui la contrainte urgente à descendre dans notre poudrière intérieure, voir ce que nous pouvons tisser comme relation avec le Hadès en chacun de nous.

Les 15 et 16 décembre, Saturne donnait tout ce qu’il pouvait dans le dernier degré de son signe maître, le Capricorne. Chez lui, donc déjà puissant, cet astre a déployé ses dernières cartes dans l’énergie du dernier signe de Terre. Un au-revoir avant un prochain rendez-vous en Capricorne en janvier 2047.

Le 17 décembre, Le passage de Saturne en Verseau marque un pas de plus vers la nécessité de réformer la conscience uranienne, un pas de plus vers l’individuation tant nécessaire à la construction d’une société humaniste.

L’entrée, le 19 décembre de Jupiter en Verseau est elle aussi annonciatrice de ce vent nouveau qui donne des ailes à l’élaboration d’un futur plus lumineux à partir d’un présent qui semble plus léger et disponible.

L’arrivée en Verseau de ces deux géantes de notre système solaire nous fait sortir la tête de l’énergie Terre du Capricorne dans laquelle nous baignons depuis 2018 pour nous élever dans l’Air du Verseau.

Enfin, la conjonction Jupiter-Saturne en Verseau du 21 décembre vient parachever un des chapitres de naissance à la nouvelle Ère. La conjonction exacte se situe dans le 1er degré du Verseau, degré puissant car énergie de commencement. C’est ici que s’enfante la puissance du signe, ouvrant la voie vers la haute conscience dont ce signe se fait le porteur.

Cette période de 7 jours est un moment clé. Elle signe la fin d’un cycle comme l’avènement d’un autre. Et c’est au jour du solstice d’hiver, le jour le plus sombre de l’année que vient se profiler cette lumière à venir.

Cette fenêtre s’inscrit donc dans un contexte large de changement d’Ère. Des Poissons, nous passons au Verseau.

Pour rappel,  Une ère astrologique est la période pendant laquelle le point vernal traverse l’une des 12 constellations du zodiaque, du fait de la précession des équinoxes . (Source : Wikipedia). Chaque Ère dure environ 2160 ans.

Si pendant plusieurs années les énergies des deux Ères s’entremêlent, certains rendez-vous astrologiques et astronomiques sont pourvoyeurs de paliers, de clôtures et d’ouvertures. À mesure que prend place l’Ère du Verseau, s’achève celle des Poissons, de la même manière que l’on passe du Yin au Yang dans le symbole taoïste.

Cela fait plus trente ans que nous pouvons percevoir ce vent du changement et cela fait depuis 2012 que la bascule a nettement commencé. Chaque année depuis voit une ascension énergétique de plus en plus forte, plus puissante, dont les évènements mondiaux sont les reflets, les symptômes.

Il est rare de vivre à échelle de vie humaine un changement si radical (qui est relatif à la racine). Et c’est ce que nous sommes en train de vivre. Changement d’Ère, changement de densité, changement de dimension… Quelle circonstance ! Et quel privilège !

Alors profitons de ce sas, de cet entre-deux-portes aux énergies puissantes pour accueillir en nous le présent le plus aligné avec nous même ! Cette adéquation pourra alors s’incarner dans le collectif. Ainsi, ouvrons notre avenir à un espace quantique à la hauteur de nos aspirations les plus lumineuses !

Je vous souhaite à toutes et à tous un beau passage.

Woman meditating in sitting yoga position on the top of mountains above clouds at sunset. Zen, meditation, peace

La crise intérieure

Avez-vous déjà demandé au papillon de raconter son expérience de métamorphose ?

– Qu’as-tu ressenti, papillon, quand tu n’étais qu’une chenille et que tu as senti que ce n’était pas définitif ? As-tu eu peur ? As-tu eu mal ?

– D’abord je n’étais qu’un œuf… et je connaissais l’unité dans l’illusion du Tout, j’avais la connaissance absolue mais je ne goûtais pas la vie. Chenille, j’ai connu la stabilité d’un état et les contraintes de la matière incarnée. L’espace, le temps… le tout vécu par le prisme de mon corps. Puis un jour, ce fut la crise, je suis devenu chrysalide. Crise-à-l’aide ! Pourtant, de la crise, j’ai vu la lumière ( Sais-tu que Chrysalide vient du grec khrusallís qui signifie doré ? Le doré, c’est l’or, et or, en hébreu, c’est la lumière)

Et j’ai fait confiance à l’univers, j’ai lâché prise et m’en suis remise au Tout. J’ai accepté la douleur du changement, j’ai accepté la finitude de mon corps et vois ce que je suis devenu ! Qui l’eût cru ?

La crise est donc une mise à vif, à nu… C’est la crise de la chrysalide qui met en œuvre la métamorphose.

Que signifie véritablement crise en fait ? Retournons dans son passé voir de quoi ce terme est chargé !

Le sens étymologique de « crise », est « décider », « faire un choix ». Étymologie de « crise »Du latin crisis signifiant un « assaut », et du grec krisis (« κρισις ») au sens sens de séparer, distinguer.
Depuis l’Indo-Européen la racine krei, signifie juger, distinguer, passer au tamis, passer au crible, comme le mot grec krinau, séparer, trier [4] Le latin cribrum [7] issu de ce mot grec krisis est un « crible » ou un « tamis ».

Source : https://sites.google.com/site/etymologielatingrec/home/c/crise

Au niveau alchimique, la crise c’est séparer le subtil de l’épais, c’est séparer le Souffre qui encombre le Mercure… Retirer tout le Souffre (la souffrance qui empêche le mental, Mercure de s’alléger pour bien fonctionner) C’est une opération nécessaire car sans elle, point de pierre philosophale, point de transmutation de la matière, de l’âme à tiers.

Un tri est donc nécessaire, il faut passer au tamis tout ce qui peuple notre conscience afin de ne retenir que ce dont nous avons besoin. Il faut faire le crime d’une partie de soi. Le crime de discriminer entre ce qui nous pourri et ce qui nous nourri. Il faut faire un choix.. Et tout choix implique un renoncement… C’est en cela aussi qu’une partie de nous-même meurt à chaque opération. Nous ne pouvons plus être la même personne si nous nous départons d’une partie de nous-même.

Système solaire

Les planètes trans-saturniennes sont, sur le plan énergétique, égrégoriel, bien impliquées dans le processus de la crise et de sa résolution.
Car la crise se situe au delà de Saturne, au delà du corps sociétal dont elle fait nous extirper pendant un temps.


Foudre

Uranus l’éveilleur provoque un événement soudain, une petite étincelle ou bien un tremblement de terre et vient nous extraire du temps tel que nous le connaissons. Il n’est plus question de routine, le temps est soit dilaté, soit compressé, soit alterne entre les deux, mais il n’est plus ce qui constitue notre habitude et notre zone de confort. Enfin, Uranus vient apporter la haute conscience sur un fait, une situation. D’ailleurs, c’est intéressant, que ce soit dans sa racine indo-européenne Krei ou dans son étymon grec Krisis, la phonie du mot évoque le craquement de la foudre. La Crise, avec sa succession occlusive-vibrante-voyelle étirée évoque parfaitement par la manière dont nous devons placer nos placer notre appareil phonatoire pour l’énoncer le craquement, le déchirement qui fait suite à l’éclair de conscience…

Neptune nous invite à nous connecter à quelque chose de plus haut que nous, à notre foi, à un principe d’amour cosmique envers soi-même… et à lever le voile sur les illusions qui nous guidaient jusqu’alors. Le flou que l’on méprenait pour de la clarté montre son vrai visage et il nous appartient de retirer les pelures l’oignon qui entravait la vision claire sur une situation.

Pluton est bien sûr celui qui fait table rase du passé, c’est l’arcane XIII du Tarot de Marseille qui nous invite au processus alchimique de mort et renaissance.

Arcane XIII, La Mort, Tarot ancien de Marseille

Regardez d’ailleurs le symbole de Pluton qui montre un creuset avec à l’intérieur le résultat de l’œuvre alchimique la pierre philosophale. La transformation du soi passe bel et bien par la crise.

Symbole de Pluton

La crise est une poésie de la vie. Poésie venant du grec poiêsis qui signifie création. Car la crise est avant tout une création de soi, une création incessante, elle est la Vie.

Poésie de la vie

Le Nœud Nord en Gémeaux

Depuis Novembre 2018 dans l’axe Capricorne-Cancer, Les Nœuds lunaires arrivent le 5 mai dans l’axe Sagittaire-Gémeaux. Et ils y resteront jusqu’au 18 janvier 2022.

Après une aventure de 19 mois dans un voyage énergétique qui nous menait de la Terre à l’Eau, nous voici à présent amenés à faire l’expérience du Feu qui veut se transformer en Air.

Pour rappel, Les nœuds lunaires sont des points fictifs engendrés par l’intersection de l’orbite de la Lune avec le plan de l’écliptique.

On nomme Nœud descendant ou Nœud sud la plongée de l’orbite de la lune dans le plan de l’écliptique et Nœud ascendant ou Nœud Nord, la remontée de la lune au dessus de l’écliptique.

Les Nœuds lunaires tournent dans le sens inverse du zodiaque et effectuent un tour complet en 18 à 19 ans environ.

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L’axe des Nœuds ou axe du Dragon représente dans le thème natal le choix de l’âme dans cette vie, le chemin qu’il a besoin d’emprunter pour rectifier un déséquilibre, évoluer. Dans rectifier, il y a bien sûr l’idée de se verticaliser. Derrière les Nœuds, se cachent donc toujours l’idée d’évolution, de possibilité, de choix, de aussi de transformation.

On peut concevoir L’axe des Nœuds comme un couloir énergétique. On part d’un point pour aller vers un autre. Entre les deux, a lieu la transformation vers le soi. Alors, à mesure que les Nœuds voyagent dans les différents signes du zodiaque, la vie nous offre des opportunités de faire l’expérience de ces énergies, afin de s’imprégner et d’intégrer la leçon ou plutôt la guérison proposée par le signe du Nœud Nord.

Car le Nœud Nord représente un effort, une ouverture, une volonté de mouvement et d’évolution. Et rappelons-nous que le mouvement, c’est la vie. Ce qui est figé est voué à mourir. Alors que le Nœud Sud représente des acquis, une zone de confort, la facilité, un type de comportement qui nous vient par défaut.

Vouloir faire l’expérience du Nœud Nord présuppose donc un effort, où au moins une conscience de ne pas rester dans les schémas anciens et de vouloir faire l’expérience du nouveau, même si c’est bancal et difficile parce que moins connu.

Après avoir donc travaillé les énergies du Nœud Nord en Cancer, nous avons à présent l’opportunité de nous bonifier, d’aller plus en profondeur, en conscience et donc en souveraineté de nous-même en fait, avec le Nœud Nord en Gémeaux.

L’axe Sagittaire-Gémeaux est un axe de la pensée, du cérébral, de la parole aussi. Mais ces fonctions s’organisent et se manifestent complètement différemment, de manière opposée même, selon que l’on est dans l’énergie Sagittaire ou l’énergie Gémeaux.

Le Nœud Sud en Sagittaire pourra nous pousser dans des comportements socio-linguistiques très spécifiques à cette énergie. En effet, ceux qui resteront dans l’énergie du Nœud Sud auront tendance à rentrer en croisade pour des idées. À vouloir défendre LEUR vérité, bec et ongle, dans des prêches parfois virulents, où l’ouverture à d’autres idées ne sera pas la bienvenue. Il peut y avoir par exemple une volonté puissante de convaincre l’auditoire en présence, de lui imposer ses vues comme étant les seules valables… Dans le contexte social et émotionnel dans lequel nous nous trouvons, voyez comme la qualité de communication risque de se dégrader en général. Comme chaque paroisse risque de camper sur ses positions sans qu’il n’y ait de débat pour faire avancer les choses ! Nous risquons la sclérose et la rigidité à vouloir convaincre le plus grand nombre de ce que nous pensons être le Bon, le Juste, le Vrai.

À l’inverse le Nœud Nord nous demande de l’ouverture, d’accepter que la réalité est multiple et non pas unique, qu’elle est aussi changeante, mouvante, non figée. L’énergie Gémeaux nous demande de contacter en nous l’enfant qui accueille chaque situation avec curiosité et enthousiasme, à prendre un peu tout comme l’on goûte à un buffet en fait. Le Nœud Nord en Gémeaux nous demandera de communiquer avec simplicité, sans verve ni ferveur, sans parti pris ou alors, en acceptant le débat amical. Il y a cette idée d’adaptation dans les Gémeaux, s’adapter aux situations bien sûr, mais aussi, à qui l’on s’adresse. Cela nous demandera de chercher en nous, non pas un discours tout modelé près à être restitué mais bien une compétence de communication qui cherche à aller vers l’autre plus qu’à le convaincre. Tout l’inverse de vouloir imposer sa réalité à l’autre. Embrasser le Nœud Nord en Gémeaux nous appelle à sortir de la religiosité des concepts et opinions. Le lien à l’autre, si précieux et si malmené en ce moment, se fera dans l’échange adapté et non pré-formé. Celui-ci nous éloignant au contraire les uns des autres.

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Voyez donc comme la pensée et la communication sont le fil conducteur de ce transit. Nous avons là l’opportunité de modifier quelque chose dans notre comportement, bien que les situations et évènements nous pousseront par facilité à rester dans le Nœud Sud.

L’énergie Gémeaux, c’est bien sûr aussi la légèreté, l’amitié, les relations avec les proches, l’entourage, voilà qui devra être privilégié. À l’heure où nous pouvons communiquer instantanément à l’autre bout de la planète avec un grand nombre de personnes, ce transit nous demande de nous reconnecter à ce qui constitue notre environnement immédiat. À réinvestir l’ici et maintenant aussi. Car c’est là que la marge de manœuvre se situera et c’est là que nous verrons nos plus beaux succès.

Donc vouloir changer le monde, c’est bien, et c’est un peu de cela dont il s’agira avec cet axe. Nous nous sentirons tous pousser des ailes dans cette énergie de changement et nous sentirons parfois investis d’une mission. La facilité, la stagnation énergétique serait de partir en croisade sur les réseaux sociaux, les media où tout ce qui permet une large diffusion, pour convaincre un auditoire du bien-fondé de sa vérité. La difficulté mais l’évolution, se situe dans le fait d’aller communiquer avec son voisin de palier pour aller contacter sa réalité à lui, échanger avec lui, commercer. Voilà qui changera bien mieux le monde. L’avenir est dans la qualité que nous saurons entretenir avec notre entourage. Notre environnement immédiat. Des idées merveilleuses peuvent émerger. Et des idées adaptées à chaque situation, non pas des recettes générales destinées au plus grand nombre nous réduisant à un dénominateur commun. En gros, on passe de la théorie à la pratique.

En fait, avec le Nœud Sud en Sagittaire, notre souhait le plus profond est de communiquer aux autres pour qu’ils prennent conscience de. Sauf qu’avec cette énergie, tout ce que nous pouvons susciter, par des discours inadaptés par exemple, c’est de l’émotion (peur, angoisse, agacement, colère..) mais en aucun cas de la conscience. La conscience, là, elle se situe dans le Nœud Nord en Gémeaux, c’est à dire en développant les qualités d’écoute envers notre entourage le plus proche. On aura tout à gagner à être simple, souple, humble, adaptable et adapté à chaque situation, doux comme l’enfant et ouvert, trouver des solutions pour des situations concrètes du quotidien. C’est là que se situera la conscience, c’est là que la transformation des choses pourra se faire en profondeur.

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Aussi avec cet axe, nous sommes invités à arrêter de considérer notre réalité comme unique mais bien de comprendre que la réalité est multiple, que les espaces quantiques se chevauchent, se côtoient sans cesse, qu’il s’entremêlent parfois, mais qu’aucun n’a plus de véracité qu’un autre. Notre vérité intérieure nous fait vivre dans un univers, qui existe en tant que tel mais il ne saurait être unique. Et ce Nœud Nord en Gémeaux saura nous montrer la réalité multivers.

Il pourra être intéressant de regarder de près les rendez-vous astrologiques qui mettront Mercure à l’honneur dans les 19 mois à venir, (Mercure étant la planète qui régit les Gémeaux) car ce seront autant de moments clé qui pourront venir renforcer cette présence et cette conscience du Nœud Nord, ou tout d’au moins nous présenter des situations permettant de l’exercer.

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Une autre caractéristique aussi de ce transit sera de mettre en avant les arts comme moyen de communication. L’énergie créatrice sera probablement des plus salutaires pour tous mais elle devra être utilisée dans l’énergie du Nœud Nord, à savoir pour le plaisir de créer ou divertir ou informer et non pour convaincre ou pire, pour de la propagande.

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De Sagittaire à Gémeaux, c’est aussi de la campagne à la ville. Alors c’est intéressant parce que, après s’être penchés sur notre maison avec le Nœud Nord en Cancer, on va à présent se pencher sur l’organisation de notre lieu de vie et sur le cadre dans lequel il se situe. Il y a peut-être des choses à transformer à ce niveau aussi !

Je vous invite, si vous ne connaissez pas déjà, à lire la bande dessinée Lou ! De Julien Neel. Les trois derniers tomes illustrent une métamorphose complète de la société et l’auteur nous propose une manière, une idée de vivre la ville tout à fait intéressante.

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L’enfant intérieur… Le sagittaire, c’est le juge en nous. Dans cette optique, il faudrait lâcher le juge, celui qui dit ce qui est convenable, ce qu’il faut faire pour être bien considéré par les autres, et accueillir pour faire vivre les aspirations profondes de l’enfant en nous. Le visage que nous présentons aux autres n’est donc plus un masque de circonstance mais bel et bien une manifestation de notre unicité qui se paie le luxe de pouvoir changer selon comment nous nous sentons. Un jour bleu, l’autre jour jaune, nous plus selon le référentiel du juge qui mais selon celui de l’enfant.

Le Nœud Sud, Le juge dira  il faut être sérieux, l’heure est graveLe Nœud Nord, L’enfant dira J’ai connaissance de ce qu’il se passe mais je fais le choix de m’amuser, rire, profiter du moment présent, créer car ainsi je suis heureuxet la réalité se transforme. Que choix ferons-nous ? Nous attacherons-nous à des concepts érigés en absolus ou lâcherons-nous prise sur les évènements pour constituer notre propre réalité ?

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Le thème de cette rentrée dans l’axe Feu-Air, Sagittaire-Gémeaux montre une superbe conjonction Mercure Soleil

L’enfant intérieur, l’enfant brûlé ou magnifié, mis en lumière. Peut-être que nous serons amenés à plus de soin pour nous-même, pour l’enfant qui n’a pas reçu tout ce dont il avait besoin.

Et Uranus venant aussi contacter la conjonction Soleil-Mercure vient nous insuffler un vent d’originalité, d’individualité voire de révolte. L’enfant intérieur voudra se manifester, il criera de sa soif d’être, d’être entendu mais aussi d’être tout simplement, dans sa singularité, sans être raboté mais bel et bien déployé.

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Alors je me suis amusée à faire le thème de la bascule du Nœud Nord en Gémeau pour la France et il se trouve que le thème de ce transit présente un Ascendant Gémeaux… Tiens tiens… Entre la conjonction Soleil-Mercure-Uranus et cet Ascendant en Gémeaux…. Ça met quand franchement l’accent sur l’énergie mercurienne !

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Voilà, alors nous avons parlé de l’énergie des signes, mais tout cela devient vraiment intéressant pour nous personnellement si nous regardons dans quelles maisons donc dans quelles domaines de vie tombe cet axe. Ainsi nous verrons ce qui est contacté en nous et ce que nous pouvons mettre en conscience pour vivre au mieux cette force d’évolution.

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Pour résumer comment agissent les énergies du Sagittaire et des Gémeaux, reprenons leurs éléments respectifs à savoir FEU pour Sagittaire, AIR pour Gémeaux.

Le FEU, c’est ce qui est concentré. Regardez la flamme. Une flamme cherche toujours à aller vers le haut, et se ramasser sur elle-même, sinon elle meurt.

L’AIR, c’est au contraire quelque chose de dispersé. L’air peut-être chaud ou froid, fort ou faible, il reste l’air. Il s’immisce partout. Il est étalé dans l’espace, dispersé et non concentré sur lui-même.

Morale(2)

Voilà qui résume l’attitude générale que nous pourrions adopter pour les 19 mois à venir. Osons ne plus être une flamme mais noyons-nous dans l’air ! Ce transit est au final une magnifique opportunité de sentir la reliance avec nous-même comme la reliance avec les autres.

Alors il est très probable que le Nœud Sud en Sagittaire nous donne la sensation d’exister. Avec le Nœud Nord en Gémeaux, nous ne sommes plus dans l’existence mais dans l’être.
Dans cette configuration, passer du Feu à l’Air, c’est passer de exister à être.

Je vous souhaite de vivre de manière lumineuse et heureuse les énergies de ce Nœud Nord en Gémeaux… Et aussi une belle connexion à votre enfant intérieur !

 

Morale(1)

Respirer : S’individualiser et changer d’espace quantique

Je souhaite vous parler aujourd’hui de réalités quantiques, de choix de l’âme et de la manière dont nos choix individuels peuvent influencer le collectif. En cette Nouvelle Lune En Taureau conjointe à Uranus, j’aimerais parler du ou des mondes que nous bâtissons et de notre petite part de colibri. De nos merveilleux pouvoirs énergétiques aussi.

En tous temps, différentes espaces quantiques, différentes réalités vibratoires co-existent. Selon notre niveau vibratoire, on vit dans une réalité et même si l’on est constamment co-créateur de sa réalité à chaque instant, on reste souvent dans une tranche vibratoire où se concentrent un bouquet d’énergies, rendant notre monde tel que l’on en fait l’expérience. Depuis 2012 c’est comme si les mondes faisaient état d’une porosité accrue. Nous sommes de plus en plus nombreux à percevoir la multiplicité des mondes et à ressentir un faisceau vibratoire plus élargi, de telle sorte que certains se demandent « mais pourquoi devrais-je accepter une réalité qui ne me convient pas alors que je perçois très nettement une autre qui me convient beaucoup mieux ? »

Cela se donc fait petit à petit, depuis 2012, mais ça monte crescendo. La Terre monte en vibration et depuis un an environ l’ascension est fulgurante. Bien sûr ce n’est pas fini.

Cette montée vibratoire nous expose tous à différentes réalités, parfois nous faisons l’expérience d’une seule réalité, mais à fond, car vibratoirement cela est en résonance avec nos croyances, nos blessures et nous sommes convaincus qu’il n’en existe pas d’autre à côté.

Le fait de nous retrouver dans nos chez-nous, confinés, d’être beaucoup moins en lien avec LA réalité telle qu’elle a été instituée, nous dérivons telles des coques sur une mer vers la réalité qui nous parle le plus. Et les réseaux sociaux sont un reflet assez intéressant de cette multiplicité des réalités du moments. Pour les personnes qui perçoivent un panel assez large, cela peut-être très éprouvant.

Sans pour autant dire que nous sommes en ce moment à la croisée des chemins et que tout se joue à l’heure actuelle…. Je pense qu’il est important d’être en conscience du fait que nous modelons notre avenir en ce moment.

Souhaitons-nous renforcer de vieux égrégores qui nous puisent notre énergie en réagissant émotionnellement ou plutôt les désagréger en ne les nourrissant plus de nous-même ?

Une fois de plus, je soutiens que c’est en se remettant à notre intériorité que nous trouverons la voie, et que nous pourrons établir le monde magnifique auquel beaucoup d’entre nous aspirent.

Énergétiquement, nous influons sur l’avenir en nous élevant à la vibration du monde que nous choisissons. Et si nous sommes suffisamment nombreux, alors, c’est cette réalité qui se réalisera.

À ce propos, voici un extrait de l’ouvrage d’Alexander Ruperti La Roue de l’expérience individuelle Les maisons astrologiques, qui me semble être un bout de la pelote intéressant afin de faire évoluer les choses :

L’astrologue prend toujours le moment du premier souffle comme point de départ d’une vie individuelle parce que respirer est le premier acte indépendant de l’enfant et parce que c’est par le souffle que l’individu entre en rapport avec le monde ambiant. Les Yogis nous enseignent d’ailleurs qu’en individualisant le rythme du souffle, l’homme se spiritualise. La façon de respirer peut aussi indiquer à quel niveau opère l’ipséité de la personne. La plupart des gens ne respirent pas consciemment. Le souffle est tout juste suffisant pour garantir, dans le corps, les échanges nécessaires à la vie. Il y a une respiration instinctive, dont le rythme est lié au nombre de battements du cœur. Le Yoga nous enseigne qu’il y a une respiration propre à chaque émotion, de sorte qu’en changeant ce rythme volontairement, on peut changer l’émotion.

Aussi longtemps qu’une personne respire selon un rythme instinctif conditionné par le sang et le rythme cardiaque, elle vit au niveau biologique et socio-culturel : c’est un être humain qui ne possède qu’une identité sociale et qui est structuré par un ego. Elle tire son sens d’ipséité de sa famille, de l’hérédité particulière, de l’endroit où elle vit avec ses traditions, sa religion, sa façon de se comporter. Ce sont ses différentes possessions qui lui procurent son sens d’ipséité : mon pays, ma famille, mon foyer, mon mari, ma femme, etc. À la place d’une conscience d’ipséité véritable, il y a un ego formé par les circonstances de la vie, ego qui lutte pour se maintenir, face aux pressions diverses exercées par d’autres egos et par les valeurs culturelles adoptées par sa communauté -d’où la « loi du plus fort » et « la crampe du conscient » dont parlait Jung : on est une expression d’automatismes raciaux, biologiques, collectifs.

À partir du moment où une personnes commence à respirer délibérément, selon son rythme individuel, elle établit petit à petit des propres valeurs dans la vie ; elle s’individualise en se séparant graduellement de la nature psychique constituée par le pays, la famille, les valeurs et institutions collectives. S’individualiser veut dire que l’on se sent assez fort pour se tenir debout tout seul, sans « béquilles », en individu responsable et indépendant des attaches biologiques et socio-culturelles.

Respirer sans conscience, C’est donc être dans l’égrégore sociétal, en mode saturnien. Respirer de son propre souffle, c’est avoir quitté l’égrégore sociétal pour vivre sa souveraineté, son unicité, en mode uranien.

Trouver son souffle, c’est trouver sa voix, donc trouver sa voie.

Nous sommes des êtres de puissance et notre puissance est bien plus grande que nous ne l’imaginons. Alors imaginez, ensemble, ce que nous pourrions construire, si nous nous individuons et vivons nos potentialités. Nous pouvons collectivement atteindre ce point de bascule qui permettra de mettre une nouvelle réalité en place.

Le courage c’est de croire qu’un autre monde est possible et de tout faire en soi pour accoucher de ce monde.

Belle nouvelle Lune à vous,