La conjonction Soleil-Mars en Scorpion

Du 18/11/2023 à début 2026 : Un cycle pour apurer et transmuter la banque de colère.

L’alignement actuel du Soleil et de Mars en Scorpion, ou Mars Cazimi en Scorpion marque un événement céleste significatif qui insuffle un nouveau départ pour un cycle de plus de deux ans. Ce chapitre dans les énergies de Mars nous invite à plonger profondément dans la transformation de notre colère ancestrale, offrant une nouvelle opportunité de purger nos anciennes mémoires et d’élever notre conscience. Le nouveau cycle Soleil-Mars amorcé le 18/11/23 ouvre une voie vers une refonte de l’expression authentique de nos colères et frustrations, dans un contexte astrologique de préparation à la nouvelle incursion de Pluton en Verseau, le 21/01/24 et, après sa dernière rétrogradation en Capricorne, à son entrée pleine dans l’énergie uranienne dès le 20/11/24.

La dernière conjonction Soleil-Mars a eu lieu le 08/10/21 en Balance. Ce dernier cycle nous a permis de mettre en évidence les aspects de notre vie qui nécessitaient une ré-harmonisation, principalement dans le domaine relationnel, notamment ce que nous émettions en surface. Durant cette période, nous avons été confronté aux notions de co-dépendance et d’indépendance pour réaligner l’expression de nos besoins personnels vis à vis des autres. En somme, notre manière d’investir et de s’engager dans le relationnel a fait l’objet, durant ces deux années, d’une palette d’expériences destinées à réaligner ces énergies. La prochaine conjonction Soleil-Mars aura lieu le 09/01/26 en Capricorne et imprimera alors une toute autre énergie.

Mars, la planète ardente de l’action, insuffle son énergie dynamique dans les domaines de l’inconscient et de la transformation. Le Soleil nous permet de mettre en lumière -donc en conscience- ce qui jusque là pouvait être dormant. Dans cette synergie cosmique nous avons donc un regain de puissance pour révéler et opérer de profonds changements. Ne l’oublions pas, dans l’ordre des planètes, Mars est le premier astre à partir plus loin que la Terre dans le système solaire. Il marque donc le début de l’aventure, de l’initiation. Le feu du départ.

Mars et Pluton, maîtres du Scorpion

Bien que Mars soit en premier lieu associé à l’énergie du Bélier, il est aussi traditionnellement associé au signe du Scorpion. En effet, avant que Pluton ne soit découverte, Mars, dans une plus grande acception de sa teneur énergétique reflétait également les profondeurs tumultueuses du Scorpion. Mars et Pluton ne sont pas des énergies dissonantes ou incohérentes entre elles. Elles sont bien des octaves différentes de la même vibration. Nous sommes donc dans la même spirale, mais à un niveau d’expression différent. Ce canal naturel entre les énergies des deux astres renforce donc la communication entre les deux.

Un cycle pour accentuer les énergies de Pluton.

Alors que Pluton est de retour en Capricorne suite à sa première incursion en Verseau, nous faisons l’expérience de l’importance au niveau collectif de remettre en question les valeurs saturniennes se ressentant dans un crissement intérieur, une tension montante avec la nécessité d’être soi dans notre intégrité comme notre intégralité.. Ce travail préparatoire vise à épurer toute forme de faux semblants pour embrasser une plus grande authenticité. Ce cheminement vers l’individuation permet alors la construction d’un nouveau système de société reposant sur des valeurs plus en adéquations avec les besoins réels des êtres qui la constituent.

La banque mémorielle de colère

Alors que nous naviguons dans cette danse cosmique, la probabilité de rencontrer des frustrations et des tensions croissantes devient prononcée, ranimant potentiellement des couches dormantes de colères sous-jacentes. Au delà des irritations superficielles, celles de notre zone de connu, l’invitation s’étend à plonger plus profondément dans les sources essentielles de notre colère. Cela nous pousse à explorer les racines de nos frustrations, en nous connectant avec les mémoires ancestrales liées aux colères archétypales, souvent associées aux empreintes karmiques. Nous sommes également dépositaire de tout un réservoir de violence qui, lorsque cette énergie n’est pas mise en conscience, est susceptible de nous faire violence. Bien que nous aimerions souvent être que lumière, nous sommes tous animés de ces énergies et c’est en les regardant sans jugement que nous sommes en mesure de les contacter positivement. En permettant à ces émotions enfouies de refaire surface, nous avons l’opportunité de les aborder et de les modifier, facilitant un processus transformateur qui transcende les couches superficielles apportant une guérison et une évolution profondes à notre être.

Ainsi, pour faire une analogie avec le domaine physiologique, les phénomènes inflammatoires d’un corps ne sont que la manifestation plus profonde d’un déséquilibre de notre terrain et un message du corps pour adresser ces problématiques. Il est en effet possible de traiter le symptôme, l’inflammation, si l’on est dans une optique de résolution rapide et court-terme, toutefois, contacter et s’atteler au ménage profond des conditions favorisant l’expression de ces symptômes permet par la suite de ne plus rejouer le même refrain. Mars est intrinsèquement en lien avec les phénomènes inflammatoires et ceux-ci peuvent prendre toutes sortes de manifestations. Qu’ils s’expriment dans le subtil ou la matière, Soleil-Mars en Scorpion nous permet de contacter les racines de notre inflammation chronique ou épisodique et révéler à notre conscience les croyances qui nous constituaient jusqu’alors. Cela met en lumière une forme d’évidence intérieure : celle que nous n’avons plus à nous encombrer de ces croyances, qu’il est acceptable et justifié de s’en délester ou de les vivre différemment.

Le contexte astrologique du cycle Soleil-Mars en Scorpion

Ce cycle naît dans une configuration énergétique particulière. En voici quelques aspects notables :

  • Nœud Nord en Bélier et Chiron en Bélier : Ces deux énergies présentes et installées nous mettaient déjà en contact avec la blessure de rejet et les nécessités toujours plus croissantes d’accueillir inconditionnellement la diversité des facettes de nous-même. La conjonction Soleil-Mars en Scorpion vient donc accentuer cette possibilité de transformation en nous confrontant aux conséquences du rejet.
  • Soleil-Mars en carré à Saturne en Verseau : La colère et la blessure d’injustice sont mises au devant de la scène. Ainsi, nous sommes poussés à casser les codes et contraintes car le seuil de tolérance a été trop longtemps dépassé.
  • Soleil-Mars en trigone à Neptune en Poissons : Notre créativité est magnifiée. Aussi, elle est une ressource riche et puissante dans notre processus de transformation. Elle peut aussi mettre en exergue les éventuelles addictions qui nous permettaient de garder sous couvercle nos frustrations et colères. Nous faisons l’expérience du pouvoir manifestatoire de notre réalité grâce à la créativité et à l’expérience spirituelle.
  • Soleil-Mars en opposition à Uranus en Taureau : De cette puissante colère qui nous anime, nous avons la possibilité de sortir de l’enfermement grâce à la haute conscience uranienne et faire l’expérience dans la matérialité du Taureau de nos évolutions intérieures. Il y a parfois un sentiment d’urgence à la mise à jour de soi et cela peut être créateur de tensions.
  • Soleil-Mars en sextile à Lune-Pluton en Capricorne : La puissance des émotions est déployée pour opérer notre transformation. Nous pouvons nous reposer sur notre intuition, notre inspiration et nous allier d’une réserve inépuisable d’amour inconditionnel, en redéfinissant ce qu’est être une bonne mère pour soi-même.
  • Vénus en conjonction à Makemake en Balance : il s’agit surtout ici d’une énergie qui se fera ressentir sur le plan collectif, à moins que Makemake ne soit fortement énergisé dans notre thème natal. Cette planète naine transneptunienne résidant dans la ceinture de Kuiper est intéressante pour quiconque se penche sur la purification des parts d’ombre (shadow work) par l’astrologie. En référence au dieu créateur dans la mythologie de l’Ile de Pâques ( ou Rapa Nui), Makemake est essentiellement relié aux thématiques de la fertilité de la terre, du soin et de la connexion à la Terre. La sagesse y étant attachée est intériorisée et Yin, or dans cette configuration en Balance, la teneur énergétique peut s’exprimer dans un amour de la nature relativement superficiel, teinté d’activisme de surface et de politiquement correct. En d’autres termes, les considérations écologiques pourraient ici s’exprimer dans une forme de jugement moralisateur sans adresser les problématiques de fond. De manière toute aussi intéressante, l’astrologue et occultiste Benjamin Adamah associe l’énergie de Makemake à une forme d’onanisme destiné à concentrer un pic sensoriel dans une idée de performance lorsque le contexte plutonien est renforcé comme c’est le cas ici. Son association à Vénus viendra donc réveiller en nous les différentes mémoires reliées à l’énergie de Makemake, nous permettant une formidable évolution dans la transmutation des parts d’ombre.

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Cet alignement cosmique a une influence notable sur certains signes du zodiaque, notamment le Scorpion et le Taureau. Les personnes nées sous ces signes peuvent ressentir des effets intensifiés, les exhortant à entreprendre une métamorphose personnelle. C’est un appel à embrasser le changement et à naviguer dans les profondeurs de leur être intérieur. Néanmoins, ce cycle contacte bien sûr toutes les énergies du zodiaque et nous sommes tous, collectivement autant qu’individuellement concernés.

En consultation, la question m’est régulièrement posée de savoir ce que nous pouvons faire pour accompagner les énergies. Alors qu’en est-il de ce nouveau cycle Soleil-Mars ? En nous engageant activement avec cette énergie céleste, nous ouvrons en effet la voie à un voyage transformateur. Toutefois, il est important de garder à l’esprit que nous sommes dans une nature d’être-humain (human being) et non pas de faire-humain (human doing). Ainsi, à toujours être dans l’énergie du faire, nous oublions parfois d’être, nous détachant de notre nature véritable, engendrant la division en nous-même comme entre nous tous. La plus efficace des transformations reste d’être et de vivre en conscience de ce qui est. Plus spécifiquement, notre attention peut-être portée comme nous l’avons vu sur nos frustrations profondes et la manière que nous avons de les gérer, de les exprimer au monde. Il est donc ainsi de nos mémoires ancestrales de colère. Elles allument en nous un feu que nous avons parfois peur de ressentir et mettre au grand jour. Par peur du rejet. Ce feu pourtant, qui nous anime, peut s’avérer une puissante voie de renaissance. À distance, nous avons tendance à nous imaginer un brasier inextinguible et destructeur alors qu’avec un regard proche, bienveillant et authentique, nous nous rendons souvent compte qu’il s’agit d’un feu que nous pouvons apprivoiser et l’approcher sans nous brûler.

Si toutefois vous souhaitez plus de compréhension sur les secteurs de vie qui seront touchées par ce cycle, il est alors intéressant d’observer avec conscience et bienveillance les maisons astrologiques de votre thème natal qui sont concernées par les signes du Scorpion, du Bélier puis du Taureau. Ce seront en effet les secteurs de vie les plus disposés à être régénérés grâce à cette transformation. Pour chacun de nous, cette conjonction sert de catalyseur pour un changement profond. En nous alignant sur les courants énergétiques de Mars, nous libérons le potentiel d’une transformation intérieure profonde. Cela nous incite à examiner nos motivations, passions et désirs, favorisant un sentiment renouvelé de dessein et de conscience de soi.

Bienvenue donc à nous toutes et tous dans ce cycle de plus de deux ans qui nous permettra de nous révéler d’autant plus dans notre essence d’être !

Les Maisons astrologiques IV, VIII et XII

Bienvenue dans ce voyage intérieur des trois maisons les plus karmiques et ésotériques de la roue zodiacale. Avant un soin vibratoire, je vous invite à contacter la symbolique de ce portail de transcendance.

Les douze maisons d’une carte du ciel constituent un parcours initiatique, un cycle permettant de transformer les énergies planétaires y résidant, les faisant évoluer dans la spirale énergétique.. Elles représentent les différents champs d’expériences qui nous constituent dans la vie dans la matière. Un passage permettant l’évolution et la transformation entre les moments de la naissance et de la mort.

Toutefois, certaines maisons portent en elles un territoire prédisposant à un type d‘évolution particulier. Et lorsqu’elles sont activées ensemble, elles deviennent un portail permettant l’expérience de champs quantiques différents. En d’autres termes, cela revient à modifier vibratoirement une réalité pour en manifester une autre. En accédant au passé, présent, futur, au Moi et au Tout, sans être dans la linéarité temporelle ou la dualité, nous dépassons les contraintes et limitations de la programmation initiale. Nous vivons dans la réalité la projection de ce que nous vibrons. En allant puiser en conscience dans le réservoir de mémoires qui nous sont attachées et en les transformant, nous exprimons ainsi avec nos facultés créatrices.

Explorons les significations des maisons IV, VIII et XII et comprenons comment elles sont liées tout en découvrant comment les activer pour ouvrir ce puissant portail énergétique.

Unies par la puissance de l’Eau

Avec les maisons IV, VIII et XII, nous sommes respectivement associées aux énergies du Cancer, du Scorpion et des Poissons. Des énergies de l’élément Eau. Peut-être que cette Eau nous ramène au bain originel, à un état indifférencié, diffus et générateur de vie. L’Eau s’immisce partout, elle peut changer d’état mais ne disparaît jamais. Elle est là, dans son action limante de l’ego, dans sa sensation d’engloutissement et de noyade parfois, ou dans le soin de régénération. L’Eau qui me touche moi touche aussi tous les autres. Les informations de l’Eau circulent et tissent l’inconscient collectif. Lorsque j’agis à mon niveau sur L’Eau, c’est toute l’Eau qui se modifie. Si cette interconnexion nous semble parfois paralysante, elle nous rappelle aussi que nous, simple unité, avons de la possibilité d’action sur celle-ci.

Angulaire, succédente et cadente

Les maisons IV, VIII et XII sont de trois modes complémentaires qui forment un totum : Je m’en remets ici aux vibrantes métaphores utilisées par Luc Bigé.

  • La première maison de l’Eau est la IV : Sa résonance en tant que maison angulaire nous ramène à l’ossature de notre être
  • La seconde maison de l’Eau est la VIII : Cette maison succédente évoque la chair, la pulpe de l’être
  • La troisième maison de l’Eau est la XII : En tant que maison cadente, elle constitue la peau. La peau, c’est cette surface d’échange entre soi et le monde, cette communication entre le monde inconnu et le monde connu, le lieu de porosité où se jouent toutes les tensions de cette confrontation entre l’intérieur et l’extérieur

Nous avons donc avec ces trois modes un axe (l’ossature), un contenu (la chair) et un contour (la peau). Un corps complet en somme. Donc un véhicule. Et c’est avec ce véhicule symbolique que nous pouvons explorer différentes dimensions.

Les maisons IV, VIII et XII

Du triangle infernal au triangle magique

Pour beaucoup, Les maisons IV, VIII, XII constituent des lieux d’abrasion, de crispation voire d’épreuves. Elles nous mettent en contact avec l’absence de contrôle que nous avons sur la vie. Et l’idée ici n’est pas de retrouver du contrôle -ce serait alors une manœuvre naturelle de l’ego vers l’évitement de l’inconfort- mais d’apprivoiser davantage leur contenu, leur modes opératoires afin de pacifier notre relation à nous-même. Les énergies astrologiques reposent énormément sur la notion d’axe et c’est dans cette complémentarité des opposés que je procède la plupart du temps lorsqu’il s’agit de comprendre et grandir dans les champs d’expériences du thème. Toutefois, ce triangle d’Eau, sans faire l’économie des autres secteurs de vie, ouvre à un canal de transmutation fondamental et peut s’avérer utile lorsque nous avons besoin de déconstruire des croyances, retirer les pelures de l’oignon et se diriger plus encore vers notre essence. Ce triangle vise, in fine, à contacter et purifier le transpersonnel de la maison XII. Ce secteur si particulier ne saurait être visité comme on entre au moulin. Il faut pouvoir y rencontrer le gardien (Hadès) et se confronter ensuite aux chimères de l’inconscient collectif qui résonnent en nous. C’est la raison pour laquelle il s’agit de la dernière maison du chemin initiatique. La déconstruction ne saurait apporter du mieux-être si l’on n’assoit pas au préalable une construction solide. Le triangle, c’est le début de la stabilité. Il suffit de trois pieds à un tabouret pour ne pas tomber. Alors utilisons cette loi fondamentale pour nous hisser dans un au-delà qui mène à Soi.

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À partir d’ici et pour renforcer l’effet de ce soin vibratoire, je vous recommande de vous accompagner du Canon de Pachelbel en 432Hz. Ce Canon est une sublime danse entre trois violons comme les trois maisons (soutenus par une basse continue pour renforcer l’assise), en quatre temps donc nous structurant dans l’énergie du 4 et en 12 couplets. Le mode majeur vient également soutenir notre montée du 4 au 8 vers le 12.

Reliance des maisons : L’énergie du 4 doublée puis triplée.

Je m’imprègne des signes et des astres qui animent ces maisons pour en déterminer la teneur. Je contacte leur résonance et je ne les juge plus.

La Maison IV

Je puise les forces dans les racines de ma généalogie, dans mon foyer. Ici le passé joue clairement son rôle de pourvoyeur et nourricier. Est-ce que je me sens aligné dans ma lignée familiale ? Pourtant, à bien y regarder, il y a une adéquation fulgurante entre les besoins de mon arbre généalogique et mes propres mémoires karmiques. Je me sens en sécurité de ce qui m’a été légué. J’accueille le totum de ce leg car tout participe à me constituer moi. Cela constitue ma force, ma trame et je suis légitime à me reposer dessus pour croître et m’expanser. Je suis donc au bon endroit. Le passé ne me définit pas, mais il est une boîte à outil qui m’est favorable car naturelle dans cette incarnation.

JE SUIS et ces énergies me nourrissent. En ressentant cette nutrition sans faille, je suis une bonne mère pour moi-même. Si mon foyer m’est apparu comme insuffisamment nourricier, je rectifie en accueillant ma colère, ma frustration et ma tristesse. Je les reconnais et ne les rejette plus. Je sais que les fragilités ressenties sont des messages et des expériences ouvrant à la transformation. J’envoie une intention d’amour inconditionnel. Je peux à présent créer mon foyer intérieur. J’y suis en sécurité et il me nourrit en permanence. Ce cocon allie la douceur d’une mère et la force d’un père. L’union des deux me donne tout ce dont j’ai besoin pour me lancer dans l’aventure de la vie incarnée. Mes racines sont profondément ancrées à la Terre-mère et me donnent l’impulsion de déployer mes branches, mes feuilles et mes fleurs vers le Père-Ciel.

Dans cette maison où culmine la nuit, je me sens enrobé(e) de ce doux manteau nocturne. En sécurité avec moi-même, j’accède à la beauté des rêves qui seront un moteur dans la quête de mes expériences de vie. Ici, Je m’incarne pleinement. Je peux accéder aux joies de la créations en maison V. Je peux jaillir dans le rayonnement plein de la maison X. Cette pleine incarnation, cette sufficience de moi à moi-même et la radiance du cœur qui en découle me mettent aussi en résonance avec la rencontre d’un partenaire de vie lui aussi puissamment ancré dans les énergies de sa maison IV.

La Maison VIII

Je double l’énergie du IV, je parviens à la maison VIII. Comme quoi, pour parvenir à l’infini, il faut l’union de 2 stabilités. De 2 fois l’ancrage.

J’ai rencontré mon partenaire en maison VII et établi ce partenariat dans la matière. Cette union peut aussi être celle du Yin et du Yang en moi, de mes parts féminine et masculine, de mon ombre et ma lumière. De cette union des forces et de cette expérience de stabilité profonde, je vis pleinement la maison VIII, où je fais l’expérience de l’autre et de son inconscient. Par inconscient, je peux aussi étendre à tout ce qui est énergie, à tout ce qui est subtil.. Tout ce qui se joue au delà du tangible.

Cette accession peut me faire sentir en dépossession de moi-même. Car je ressens que je ne contrôle rien. Que mon ego, dans cette danse avec l’autre me met face à des expériences que je ne comprends pas forcément. Qui me dépassent. Je contacte les puissances martiennes et plutoniennes de la sexualité, de l’énergie, de l’argent. Je sais que mes anciennes mémoires sont teintées de ces forces utilisées à des fins de pouvoir, donc de contrôle, mais je n’ai plus besoin de vivre ces travers. Les leçons ont été apprises au plus profond de mes cellules et de mon âme et je m’aime inconditionnellement de ce que j’ai pu être par le passé. Faire face à cet héritage ne me fait pas peur, car je l’accepte. Je prends la mesure de cette puissance et la responsabilité qu’elle implique. J’ai conscience que ce que j’émets me reviens et en conscience, je manifeste une réalité plus en adéquation avec mon âme.

Parce que je me sens suffisamment fort(e), je peux m’exposer à ma propre nudité d’être comme à celle de l’autre. Ainsi, je peux ressentir les énergies, jouer avec, les recevoir, les redonner, former des 8 énergétiques dans le temple de la sexualité sacrée ; je m’éveille à la force de la Kundalini qui me mène à une reliance Terre-Ciel Ciel-Terre hors de l’espace et du temps. Dans cet indéfini infini qu’est le présent, je peux recevoir les héritages du passé et les accueillir au mieux. Je me laisse traverser de ces énergies matérielles et immatérielles pour croître au présent. Ici, je contacte la mort et la renaissance. Le serpent opère des mues continuelles. Chaque fois que je délaisse ma vieille peau, je me détends car je sais que c’est un processus qui me permettra de renaître. Et dans la renaissance, je sens l’énergie du phénix. Forme d’immortalité. C’est ainsi que je bâtis mon avenir. De cela, ma manière de vivre et vibrer les énergies de ma maison II se transforme, mon corps physique aussi tout comme ma relation à l’abondance.

La Maison XII

Lorsque je me sens solide dans mes fondations, que j’ai contacté l’infinité de la maison VIII, je peux tripler les énergies de la IV pour parvenir à la XII et faire l’expérience de cette reliance au Tout. Trois fois l’ancrage pour contacter le gardien Hadès puis la transcendance. L’expérience du subtil se hisse ici à un niveau magique.

Je me laisse traverser et j’intègre la teneur karmique de chaque expérience. Si cela vient à moi, c’est probablement pour une raison alors, je me fais une raison, je ne me crispe plus. Dans cette détente, je suis en accueil, passif donc, de tout ce passif. Je ne m’y attache pas, ne m’y identifie plus. Cela peut m’appartenir comme appartenir à d’autres. Ce n’est même plus pertinent. Pourtant les chimères qui y résident peuvent tourmenter. Les émotions et désirs réprimés de l’humanité depuis des éons me mettent face à mon imperfection parfaite d’être vivant. Les dinosaures de notre psyché voudraient garder une emprise. Tant que je m’y identifie en tant qu’archétypes, l’emprise est. Cette prison, cet enfer-me-ment ne serait qu’illusion ? Tant que je baigne dedans, que je m’y attache, je reste en effet prisonnier du recyclage d’âmes incarnation après incarnation, revivant le karma dans une boucle sans fin. Je suis tenté de fuir et d’appeler cela “libération”. Je sais que cela est vain. Je déconstruis les croyances liées à ces identifications. Cela fait parti du grand Jeu/Je, de la grande transformation. Ainsi, je deviens canal, je me laisse traverser. J’utilise ma stabilité en IV et la puissance / confiance développée en VIII pour purifier les résidus et parvenir à l’essence. Je suis initié.

J’ai accompli un cycle, je ne suis plus comme avant. Quelque chose a changé, a été rectifié. Je peux, à la lumière de cette nouvelle conscience, reprendre le parcours et repartir vers un nouveau cycle de transformation. Les 12 maisons astrologiques, toutes représentatives du Soi, se vivent alors différemment.

Pour ceux et celles à qui cela parle, vous pouvez vous connecter à l’énergie de la déesse Perséphone. Sans s’y identifier mais comme source d’inspiration. Comme véhicule. Forte de l’assise de sa généalogie, fille de Zeus et Déméter (M.IV), elle est d’une beauté suprême, elle a donc fait monter la Kundalini (M.VIII) et après avoir subi l’abduction dans le royaume souterrain par son époux Hadès (M.XII), elle est ensuite en capacité d’opérer des allers et retours entre les deux mondes. Elle porte en elle la promesse de résurrection.

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Thèmes de naissance

Au delà de cette (re)prise de contact avec les maisons IV, VIII et XII qui se veut très générale, il est vraiment intéressant d’aller chercher dans notre thème de naissance, les spécificités qui y résident. Ainsi nous pouvons affiner véritablement les enjeux et les forces pour opérer des transformations plus profondes et concrètes.

  • Les signes qui animent les maisons renseignent sur le type d’énergie à l’œuvre dans le secteur concerné. En IV, je tire ma force de l’énergie du signe de la IV. En VIII, je suis invité(e) à prendre des responsabilités vis à vis de l’énergie de ce signe. Et c’est par là même que s’opère ma mort-renaissance. En XII, je purifie l’énergie de ce signe.
  • Les maîtres des signes et la position en maisons : Par exemple, si la M.XII commence en Balance, regardez dans quelle maison se trouve Vénus. Ce secteur renseignera sur la thématique qui cherche à être purgée et équilibrée. Si la M.XII se termine en Scorpion, regardez où se trouve Pluton. Cela indique le moyen par lequel vous pouvez parvenir à cette purification. Ce sera aussi le maître de l’Ascendant, donc ce qui anime le moi profond.
  • Les astres y résidant viennent teinter ces secteurs de vie. Plus les maisons IV, VIII et XII sont chargées, plus il y a de karma en jeu. Plus vous êtes aussi en mesure de grandir et transmuter les énergies.

Si ce type d’analyse vous appelle mais vous semble trop complexe, envisagez un accompagnement personnalisé en séance.

Les lames du tarot

Si vous êtes en sensibilité avec les arcanes majeures du tarot de Marseille, voici en support les trois lames en relation avec les vibrations des maisons IV, VIII et XII et leur utilisation dans le shadow-work (travail de purification des parts d’ombre). Ces lames sont souvent associées à des énergies astrologiques différentes toutefois dans la lecture symbolique liée au travail des parts d’ombre, cette représentation a toute sa pertinence.

Arcane IV, L’Empereur

L’Empereur nous montre que pour pouvoir élever le sceptre de la puissance, il y a besoin d’une bonne assise. Quelque chose de fort et d’indétrônable. Je peux me relier à cette symbolique pour puiser cette force du 4.

Tout ce qui est sous l’Empereur est Or. Il y a un trésor inestimable dans nos racines familiales, c’est sur la base de cette richesse que je peux ensuite incarner l’union des polarités Yin et Yang, de la Lune et du Soleil, du bleu et du rouge.

Ha’or, en hébreu, c’est la lumière. Peut-être que c’est dans la nuit profonde de la maison IV que commence la véritable lumière. Cela peut aussi être le fait de faire la lumière sur nos racines, notre passé.

Arcane VIII, La Justice
Arcane VIII, La Justice

La Justice tient dans sa main gauche la balance. Afin de rendre justice, il faut en effet peser le pour et le contre, les tenants et les aboutissants. En d’autre termes, faire preuve de responsabilité. Thématique fondamentale de la maison VIII. Elle tranche ce qui n’a plus besoin d’être à l’aide de son épée et peut nous laisser dans un état de dépossession. Il y a l’idée de rétribution ou conséquence sur les actes passés. Donc d’héritage. Elle aussi est assise. Comment accéder à la responsabilité sans ancrage ?

L’ équilibre divin de la balance nous ramène aussi à celui des forces unies du Yin et du Yang. Comment en effet faire monter l’épée, la force vitale, la Kundalini, s’il n’y a pas au préalable un parfait équilibre des polarités ?

Arcane XII, Le Pendu

La première vision est celle de l’entrave. Nous sommes ici pieds et poings liés. Et c’est souvent ainsi que l’on aborde les énergies de la maison XII en début de vie. Nous nous sentons punis, privés de liberté, de marge de manœuvre et en souffrance, dans un non-temps qui semble éternel, figé.

Pourtant à bien y regarder, Le Pendu ressemble aussi à un cocon en métamorphose. Il est bel en bien en train de passer d’un état à un autre.

Pour cela, il est à l’envers. Cela montre que les lois du monde physique sont ici inversées car nous sommes dans l’astral, dans l’envers du décors. Nous pouvons voir ce qui d’habitude échappe à nos perceptions. Relié par une corde qui est un cordon ombilical, nous sommes reliés à la Source en permanence. Cette position, montre le fœtus qui s’apprête à sortir de la matrice, la tête la première, vers un nouveau cycle qui débutera par l’Ascendant.

Ainsi vous pouvez utiliser les arcanes du tarot comme support de méditation et laisser s’exprimer votre intuition pour recevoir les contenus spécifiques qu’elles vous communiquent.

Rosaces, fleurs, mandalas…

Qu’il est bon de renouer avec l’enfance et ressortir les compas pour créer de jolies rosaces aux formes variées ! À douze pétales, elles se font représentatives de la roue zodiacale. Et une fois dessinée, là vient l’excitation de la remplir. Car tout est permis. Vais-je écrire dedans ? Dessiner ? Colorier ? Et en quelles couleurs ? Sur quelles maisons vais-je mettre l’accent ? Chaque création révèlera un désir, une aspiration et se fera le support exprimé de ce qui se joue en nous.

Méditations, huiles essentielles, chants…

Selon ce qui vous inspire le plus, vous pouvez partir en voyage dans les énergies des maisons astrologiques en posant vos intentions. Les moyens de reliance sont aussi variés que ce que votre créativité et vos affinités exprimeront. La méditation et le chant peuvent nous mettre en états de conscience modifiée pour canaliser des réalisations intérieures profondes et modifier l’expression de notre réalité.

Gardons cependant à l’esprit que nous n’avons pas à forcer le processus intérieur. Nous ne serions plus alors dans l’Amour de nous-même. Le meilleur moment pour opérer les transformations est lorsque les émotions et les sensations corporelles en relation à ces thématiques se manifestent à nous. Si toutefois vous vous sentez appelés par ces thématiques et que vous savez que les énergies de votre thème vous emmènent systématiquement sur ces chemins, alors il peut être vraiment intéressant de ressortir vos thèmes et poursuivre le processus de mise en conscience. Sans rien crisper ni forcer, en laissant la magie de la vie vous accompagner dans cette voie.

Les huiles essentielles sont des outils puissants permettant un accompagnement précieux dans la transformation intérieure. Vous pouvez tout à fait poser une goutte d’huile essentielle qui vous sera pertinente sur les maisons ou les astres que vous souhaitez contacter et soutenir.

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Je vous souhaite à présent un merveilleux cheminement dans toutes ces forces et énergies qui nous animent. Pour lesquelles nous nous sentons bien souvent seuls, mais par lesquelles nous sommes tous intimement reliés ! Magie de la Vie

Pluton en Verseau : Intégration de nouvelles dimensions pour l’expression du Soi

Pluton est entré depuis le 23/03 dans le signe du Verseau. Une bascule entre Capricorne et Verseau d’une grande puissance au niveau de l’intégration des énergies. Si nous étions avec le Capricorne dans les valeurs sociétales et l’égrégore saturnien, la dynamique Verseau ouvre à un élargissement significatif de la conscience et d’implémentation des énergies d’individuation. Au delà de l’individu, c’est bien entendu un transit majeur marquant la société et le vivant en général.

Bien que Pluton revienne tous les 248 ans dans un signe, il est chaque fois teinté par la configuration astrale en place au moment de son entrée dans le signe. C’est pourquoi, à phénomène rare, il me semble important de prendre en compte le thème d’entrée de Pluton en Verseau afin de mieux appréhender quelles sont les thématiques de transformation qui prédominent. Je vous renvoie aussi à l’article sur le portail énergétique par lequel nous venons de passer récemment avec l’équinoxe, la Nouvelle Lune en Bélier et l’entrée de Pluton en Verseau. Et cet article en est la suite logique et vibratoire.

Note : Pluton est rentré en Verseau le 23/03/22. Bien qu’il vienne rétrograder un temps en Capricorne pour retourner ensuite en Verseau le 21/01/24, ce n’est pas avant le 20/11/24 qu’il fera son entrée pleine en Verseau jusqu’en 2044. Toutefois, c’est à la lumière du premier moment d’entrée en Verseau que nous allons faire l’expérience des différentes énergies de transformation, avec toute une déclinaison de saveurs au fil du transit dans le signe.

Symbolique de Pluton

En bas figure la croix de la verticalité de l’être avec l’horizontalité de l’existence. L’horizontalité est l’axe de l’espace et du temps, la linéarité dans la matière. Elle est aussi le déploiement des bras qui sont le prolongement du cœur. Ce transit de Pluton en Verseau pousse à incarner la justesse de l’alignement en nous et l’énergie du cœur. Ainsi, l’énergie de Pluton s’intègre sur un plan plus lumineux. Un plan où il n’est plus question de pouvoir mais de puissance. Un plan où l’ombre en nous-même n’est plus le problème mais la solution. La destruction nécessaire est vécu comme une dépossession de ce qui est caduc. L’énergie de Pluton est probablement la plus difficile à intégrer sur les plans supérieurs tant elle fait appel à l’ombre en nous.

Entrée de Pluton en Verseau le 23/03/23

L’essence du Verseau

Domaine uranien de haute conscience, le pictogramme représentant le Verseau est un double M ou encore deux vagues. Bien que signe d’Air, la teneur aquatique est ici importante. C’est l’Eau de l’Esprit. Il y a en surface l’Eau de notre connaissance et de notre conscience… en dessous, les eaux profondes, les abysses, l’inconscient. Les deux sont encore séparés mais demandent à être intégrés pour sortir de la binarité, de la dualité, cheminer vers la complémentarité et l’unité. L’horizontalité et la binarité des vagues nous ramène donc à ce travail en nous-même. Tant que nous n’avons pas intégré la part d’ombre, nous restons dans l’horizontalité de l’existence et la dualité. À partir du moment où nous avons collectivement intégré le totum de l’expérience humaine, le pictogramme peut se transformer et devenir une seule vague, verticale cette fois-ci, comme une reliance entre le Ciel et la Terre. Et une vague verticale représente un éclair. Cet éclair est justement ce que représente Uranus, la haute conscience qui descend subitement du Ciel, un feu électrisant canalisé et transformé par l’humain verticalisé pour se diffuser ensuite dans la Terre. Ensemencée, notre Terre la matérialisera sous la forme la plus harmonieuse. Nous pouvons nous offusquer de notre planète qui va mal. Mais des milliers d’années de karma difficile, de blessures, de part d’ombres non intégrées se sont matérialisées en elle et tout cela est bien entendu en adéquation avec les énergies de fin de cycle que nous vivons, de changement d’Ère, à l’aube duquel nous sommes. (Ce phénomène est à relier à celui de précession des équinoxes et n’est donc pas du ressort de l’entrée de Pluton en Verseau, bien que ce transit nous pousse à l’intégration uranienne pour cheminer dans la nouvelle Ère)

L’énergie de l’axe Lion-Verseau

Là où Pluton est, il n’est pas en face dans la roue zodiacale. Donc l’énergie du Lion éprouve un vide de Pluton. Et c’est tout aussi important que le placement de Pluton en Verseau. Réintégrer de la conscience plutonienne dans le signe du Lion nous permet de mieux appréhender nos travers dans la vibration de Pluton en Verseau. Un exemple : Se conformer aux valeurs actuelles pour obtenir l’approbation d’un groupe. Je ne me différencie pas, je ne rayonne pas. Quelles sont les motivations sous-jacentes ? Une pression sociale d’embrasser les valeurs grandissantes autrement, nous ne serions pas dans l’air du temps ? Une peur du rejet par un groupe que nous évaluons comme étant la nouvelle norme à mettre en place ?

Il peut être intéressant aussi de questionner notre goût de la marginalité. De mettre en lumière nos motivations profondes. Avons-nous une réaction inconsciente face à tout ce qui serait absorbé par le système, une réaction face à l’idée même de système, qui collectivement serait un frein ou un biais empêchant la mise en place du monde lumineux dont nous souhaitons faire l’expérience ?

Ces thématiques de conformisme ou réaction sont fortement liées à la dynamique solaire et paternelle, donc aux notions de rejet, de père et père intérieur. Nous pouvons alors rechercher dans nos mémoires la blessure de rejet, la manière dont nous vivons le père intérieur pour transcender tout ceci. À ce titre, l’or colloïdal ou l’ormus peuvent être de précieux alliés pour accompagner le processus d’actualisation.

Par ailleurs, l’interdépendance entre Uranus (du Verseau) le Soleil (relié au Lion) signifie que l’être incarné ne peut être entièrement manifesté tant qu’il fait l’économie de l’énergie uranienne de haute conscience. Lorsque le tandem fonctionne, c’est aussi l’individu qui s’inscrit dans le collectif de manière plus élevée. Tout un programme donc !

Résonance avec Uranus et Nœud Nord en Taureau :

Le Verseau étant donc représenté par Uranus, il est important de regarder quelle énergie l’astre contacte au moment de l’entrée de Pluton en Verseau. Depuis Mars 2019, Uranus est entré pleinement dans le signe du Taureau (et Le Nœud Nord y est depuis janvier 2022) . Pluton est alors entré dans le Verseau dans cette configuration énergétique. Un certain focus sera apporté aux énergies du Taureau, nous permettant d’apporter de la conscience dans notre rapport à l’harmonie, l’abondance, la création et aussi, notre corps physique. Pluton vient donc contacter cette énergie uranienne puissante en demandant d’intégrer davantage l’expérience du corps, de la fonction incarnée. Il peut donc être intéressant de nous centrer en nous pour faire l’expérience des sensations du corps d’une manière plus expansée.

Petit exercice :

La première étape consiste à l’accueil de toutes ces sensations qui nous traversent. Que se passe-t-il précisément dans mon corps lorsque je reçois une douce parole de la personne que j’aime ? Que se passe-t-il précisément dans mon corps lorsque j’écoute une musique qui me fait vibrer ? De quelles manières le plaisir prend place dans le corps ? Quelles en sont les textures, quels en sont les contours ? Comment la sensation se déplace-t-elle en moi ? À quelle vitesse ? Dans la même méthode, que se passe-t-il précisément dans mon corps lorsque je reçois une critique de l’entourage perçue négativement ? Une mauvaise nouvelle ? Une situation inhabituelle ? Accueillir en honnêteté et conscience ce qui se joue dans notre corps à chaque instant est une technique de compréhension de soi menant à davantage d’acceptation et de réalisation que notre ego nous limite souvent. Il y a souvent un décalage entre ce que nous croyons encaisser et ce qui se joue véritablement en nous. La deuxième étape consiste en une transformation de ce que nous ressentons. C’est là que le processus créatif est à l’œuvre. Quel goût la douleur d’une tristesse prend dans ma bouche ? Dans mon œsophage ? Quelle saveur et quelle odeur prend ce revirement de situation qui contrarie mes plans ? Nous pouvons ressentir que le métal peut être une sensation qui pulse dans le corps selon certaines émotions, que le goût de la mousse de la forêt peut en être une autre, que les papillons dans le ventre peuvent être roses et doux ou bien être de véritables aiguilles de copeaux d’acier… Ainsi, nous ressentons que tous les goûts, toutes les odeurs, toutes les textures font parti intégrante de notre vécu physique. Se ressentir dans une reliance avec ce qui nous entoure, sentir que nous faisons partie du Tout jusqu’au plus profond de notre corps et non plus seulement dans certains espaces mentaux induits par la méditation.
Il s’agit là d’une vraie poésie réunissant le corps, l’âme et l’esprit, nous reliant au présent et à une plus haute conscience de qui nous sommes. C’est dans cet espace qu’ont lieues de véritables transformations, surtout celles de nos parts d’ombres. À partir du moment où nous ne rejetons plus ce qui nous traverse, l’expansion prend une toute nouvelle dimension.

Pour poursuivre dans cette voie, partons un peu plus dans le travail des parts d’ombre que demande Pluton :

Nous le savons, Pluton va demander une remise en question des valeurs et des énergies du Verseau. C’est le discours le plus représenté dans la communauté astrologique. Mais de la même manière, le Verseau va aussi demander de mettre de la conscience sur les énergies de Pluton. Et cet aspect me semble fondamental tant il détient un puissant potentiel de transformation intérieure.

Pour que ce processus de transformation puisse être maximisé, nous pouvons nous immerger dans les énergies plutoniennes et comprendre la place qu’elles occupent en nous. Le Verseau demande alors une honnêteté et une justesse infaillibles tout au long du cheminement.

Solve et Coagula

Dissoudre AVANT de rassembler. C’est l’ordre dans lequel il convient de procéder. Or les énergies neptuniennes en place (Neptune est en Poissons et depuis peu Saturne) nous poussent à énormément de coagula. La vague spirituelle grandissante nous parle de tous côtés d’affirmations positives, modes de vie sains, bienveillance, Yoga, méditations, visualisations, recharger ses pierres avec la Lune, manifester l’abondance et d’amour inconditionnel… en nous illusionnant sur le fait que nous pouvons ainsi atteindre la déclinaison idéalisée de nous-même. Une sorte de version 2.0 du moralisme judéo-chrétien qui ne prend en compte que la part vertueuse et lumineuse de l’existence sans vouloir effleurer les parts d’ombre qui nous constituent pourtant bel et bien. Et d’ailleurs, nous le remarquons souvent suite à des phases intensives de coagula… les résultantes sont souvent moins joyeuses, la désillusion est parfois forte. Nous faisons l’expérience de chutes vibratoires, comme des retombées de lumière avec des états intérieurs difficiles et conflictuels, des nuits noires de l’âme (qui ne sont en fait que des nuits noires du masque egotique, l’âme va très bien, elle !) suite aux travail lumineux du coagula. La raison en est que nous avons rejeté une part de nous-même qu’il est fondamental d’accepter et de dissoudre. Le Shadow work ou travail de nos parts d’ombre est ce qui permet cette phase nécessaire de dissolution. Une sorte d’œuvre au noir alchimique.
En procédant ainsi, en intégrant que les différentes vibrations de Pluton font partie de nous, même les plus sombres, nous pouvons dissoudre une importante part de karma et ensuite bénéficier de la partie coagula pour l’élévation.

Ainsi, nous sortons de la dualité car notre conscience prend en compte une plus large part de ce qui constitue l’expérience de la vie incarnée. Plus nous intégrons nos parts d’ombre, moins elles sont susceptibles aussi de rejaillir à l’extérieur de nous. Ainsi, nous nous offusquons moins de l’état du monde, de ces vices et débordements. Nous prenons conscience que cette expression sombre n’est que la résultante de centaines voire de milliers d’années de karma et de parts d’ombres non intégrées. De la contestation vers l’extérieur ou de la plainte victimisée, nous passons vers la responsabilité et l’action.

À ce titre, les vibrations Bélier intenses qui baignent l’entrée de Pluton en Verseau peuvent nous aider avec l’expérience du rejet. Lorsque cette expérience rentre dans notre espace personnel, nous pouvons nous poser la question de ce que nous rejetons comme part de nous. Ce qui rejailli dans le collectif par les énergies de Pluton en Verseau et nous touche dans nos émotions reflétera, tel un miroir infaillible ce que nous avons à intégrer au fond de nous.
En plus d’un processus intéressant d’élargissement de nous-même, nous pouvons une fois encore entamer la guérison de la blessure de rejet. Nous passons alors d’un être divisé, en dualité, à une nouvelle forme plus unifiée.

Collectivement, nous sommes dans une période très puissante d’épuration du karma et nous avons la possibilité, en contactant nos parts d’ombres et en les acceptant, à les composter pour les transformer et les transcender. En faisant chacun sa part, la construction du monde lumineux que nous désirons ardemment peut se manifester plus efficacement. Cet aspect me semble intéressant car il nous rappelle d’une part à nos responsabilités individuelles et surtout au fait que nous avons de la marge de manœuvre, que nous ne sommes pas seulement subissant, que nous sommes de la puissance d’action. C’est en ce sens que le guerrier de lumière trouve aussi sa place. Pluton en Verseau vient donc éveiller et ébranler la conscience uranienne, celle-là même qui permet la libération de ce que l’on appelle communément le destin ou la fatalité.

Comme le dit Carl G. Jung : Tout ce qui ne vient pas à la conscience revient sous forme de destin.

De l’expansion de la conscience

Nous intégrons dans la conscience collective au fur et à mesure que nous découvrons les astres. En fait, la découverte signe plutôt un début d’intégration. Nous nous familiarisons avec son énergie, formons des égrégores, le vivons dans toutes les vibrations de la spirale énergétique. Mais avant d’en faire l’expérience la plus lumineuse, il y a bien sûr tous les aspects sombres qui nous sautent au visage. Pluton, découvert en 1930, a réveillé en nous la nécessité de transformation interne en vue de l’alchimisation de l’être. Sa vibration trop puissante a dû faire peur et on a tenté de diminuer son influence en le reléguant au rang de planète naine, comme pour inconsciemment étouffer son potentiel. Bien entendu, on peut refermer les yeux mais on ne peut oublier ce que l’on a vu, une fois que la chose en question a été vue. Pluton reste donc à être intégré, dans sa magnificence. Pluton, c’est aussi Hadès, le gardien de la porte des enfers. Et au delà de Pluton qui délimite pour beaucoup le système solaire, se situe la ceinture de Kuiper où résident une multitude d’astres souvent peu utilisés en astrologie. Pourtant, ces enfers nous parlent bel et bien de cet inconscient que nous n’osons encore explorer. Dans le cheminement de Pluton en Verseau, qui ouvre une sorte de boîte de pandore, il me semble essentiel de prendre davantage en compte ces astres dans les analyses de thèmes de naissance. Ils nous donnent des informations très précieuses sur les mémoires résiduelles qui cherchent de force une voie d’expression, de compréhension et de conscientisation. De même, les astéroïdes de la ceinture entre Mars et Jupiter , les damocloïdes et les trans-neptuniens ouvrent aussi à l’individuation et seront de plus en plus pertinents. D’une manière relative et toute approximative, ce qui se situe avant Saturne est plutôt du domaine du Coagula, alors qu’au delà, c’est plus du ressort du Solve. En tout état de cause, leur prise en compte est devenue pertinente.

Dans les thèmes personnels

Toutes les personnes ayant une forte vibration plutonienne dans leur thème se sentiront d’autant plus concernées par cette métabolise des énergies de nos parts d’ombre. Notamment ceux et celles qui ont un positionnement de Pluton puissant avec des aspects au luminaires ou aux angles du thème, des maisons VIII ou XII chargées, le signe du Scorpion teinté d’astres ; Chiron et les Lunes Noires fortement aspectées. Cependant, tout le monde est impacté par la transformation intérieure.

Nous pouvons aussi regarder dans quelle maison du thème de naissance tombe le transit actuel de Pluton et voir son interaction avec notre Soleil, notre Pluton, notre Axe des Portes, notre Point Est. Autant de réponses nous permettant d’identifier plus spécifiquement le travail en cours et ses voies de réalisation.

Dans le thème natal, nous pouvons donc étudier les énergies de : Pluton et Perséphone, Chiron, les Lunes Noires, Les aspects au Nœuds Sud, les rétrogrades….

Mais aussi : Pallas Athéna et son interaction avec Nike,

Également : Eris, Eros, Ixion, Nexus, Pholus, Varuna, Sedna, Quaorar, Orcus, Dziewanna, Absolus, Chariklo, Cyllarus, Narcissus, Thereus et bien d’autres…

Cette partie fera l’objet d’un approfondissement dans des articles, ebook à l’heure en préparation où nous nous pencherons plus précisément sur les astres en jeux dans la transformation de nos parts d’ombre et les manières dont nous pouvons agir sur notre thème.


L’Amour inconditionnel de Soi se manifeste lorsque nous épousons nos part d’ombre. Autrement, nous ne vivons que le morcellement et la dualité.

La remise en question des valeurs uraniennes nous met en contact aussi avec l’expérience du temps, incarnée par Saturne en Poissons. Nous allons faire l’expérience d’une alternance de contractions temporelles et de dilatations temporelles. Soit individuelles, soit collectives, soit une alternance des deux selon que nous seront plus ou moins dans la vibration saturnienne ou uranienne. Toujours est-il que nous retirons un sentiment d’urgence à quelque chose. Et si nous déployons cette urgence vers l’extérieur, nous restons dans la vibration martiale du Bélier. Être en conscience qu’il est temps de nous atteler au processus interne de transformation, parce que les énergies puissantes du moment nous y poussent, nous permet d’incorporer, d’incarner le guerrier de lumière et d’élever la vibration de Mars grâce à Pluton en Verseau.

Tant que nous sommes dans l’énergie du guerrier, du combattant, nous n’acceptons pas notre part de vulnérabilité. Cette non-acceptation nous distancie de nous-même et bien sûr, des autres. Le guerrier de lumière n’est plus dans l’énergie de combattivité, et parce qu’il accepte sa vulnérabilité, qu’il intègre davantage ce qui est au delà du masque egotique, il est capable de s’intégrer dans une dimension plus large, donc de rencontrer l’autre dans sa vérité d’être.

Le cheminement est avant tout personnel. Nous pouvons néanmoins nous aider de différentes techniques d’actualisation vers le soi si nous en ressentons l’envie et le besoin. À nous de nous aligner vers ce qui nous fait le plus vibrer. Des choix personnels en cohérence avec la responsabilité individuelle de Pluton en Verseau. Lorsque l’inconscient et l’esprit conscient communiquent et communient qualitativement s’active la fertilité de la puissance plutonienne.

Bon cheminement à toutes et à tous.

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Saturne en Poissons : Responsabilités spirituelles et Dissolution de l’Ego sociétal

Depuis le 07/03/23 Saturne est entré dans le dernier signe de mort-renaissance du Zodiaque (les deux autres étant le Cancer et le Scorpion) et dans le dernier signe de toute la roue zodiacale : Les Poissons. Il y voyagera jusqu’au 26/05/25 où il fera une première incursion en Bélier, initiant un nouveau cycle d’environ 29 ans . Avec le jeu des rétrogradations, il ne sortira pleinement des Poissons qu’à partir du 14/02/2026.

Une fin de cycle

La dernière fois que Saturne a transité les Poissons, c’était en 1994-1996. Chaque cycle de l’astre prend place dans un contexte et une vibration particulière et se décline au fil des douze signes. Nous y accumulons de l’expérience, du Karma. Que ce soit d’un point de vue individuel ou collectif, nous avons donc fait l’expérience de Saturne à travers les onze premiers signes du zodiaque. Dans les Poissons, il est l’heure de dire au revoir à la vibration saturnienne qui nous a accompagnée ces 29 dernières années, à faire l’état des lieux et transcender nos expériences et croyances.

La coloration de ce transit de Saturne en Poissons est fortement Poissons justement. Dans le thème d’entrée de Saturne dans ce signe, nous pouvons voir que dans les énergies en place, le signe des Poissons est déjà fortement mis en avant : Le soleil est en Poissons et les énergies de la Pleine Lune exacerbent l’altérité donc l’unicité par rapport à l’univers de la Vierge. Neptune transite également dans son signe et vient augmenter encore la puissance de déploiement des énergies du signe. Mercure en Poissons nous relie puissamment à l’intuition, à la prière ou à toute invocation. Saturne pourra vider tout son sac de Karma dans l’Océan et prendre un véritable bain de jouvence.

L’Astre de la finitude dans le signe de l’infini

Saturne, qui représente les limites de la matière dans l’espace et le temps se retrouve baigné dans l’océan de l’infini, de la compassion et de l’Amour inconditionnel. Peut-on imaginer deux vibrations plus antagonistes ? Cela peut sembler tiraillant, paradoxal, contre-intuitif. Et pourtant ce tiraillement est grand moteur d’évolution. Saturne va devoir mourir de sa rigidité et instaurer une nouvelle énergie. Il cherchera à s’ouvrir à la réceptivité, à l’altruisme et aussi à une forme de douceur. Cette planète très terrestre va être humectée de l’Eau des Poissons puis immergé pour ensuite dissoudre sa matière. Le corps physique peut connaître une mort symbolique et se régénérer dans une nouvelle vibration, plus en adéquation avec ce que nous désirons incarner.

“La finitude de Saturne rencontre l’infini du monde des Poissons.
La temporalité de Saturne rencontre l’intemporalité des Poissons
.”

Parce Saturne favorise autant qu’exige l’ancrage, nous avons la possibilité de mieux appréhender l’infini, le Tout dans les limites de notre corps. Nous ressentons ces appels à la transcendance de manière physique, tangible et cela nous pousse à redéfinir nos contours sous un jour neuf. De ces états méditatifs, nous avons la possibilité en invoquant la discipline saturnienne d’éliminer de nos habitudes quotidiennes tout ce qui nous dessert. C’est donc un moment favorable pour quitter nos addictions mais aussi les fonctionnements par défaut qui nous maintenaient dans la prison manifestatoire d’une réalité trop limitée.

. Je prends mes responsabilités spirituelles sera donc l’idée maîtresse de ce transit. Les idées spirituelles que nous avons accueillies sont-elles simplement dans l’air du temps ? Nous correspondent-elles fondamentalement ? Nous pouvons aussi, dans cette perspective d’élévation, apporter davantage de conscience dans ce qui nous structure intrinsèquement et en questionner la pertinence.

À quoi ai-je besoin de renoncer ? De quel fardeau dois-je me départir ?

Le père intérieur va pouvoir prendre une dimension plus expansée, spirituelle et universelle. Notre autorité intérieure peut se teinter de davantage de compassion. Nous pouvons poser un regard différent sur les dérives de la société. Moins de colère, plus de pardon. Si la facilité serait de tomber dans une léthargie d’acceptation de l’état des choses, nous pouvons cependant faire état de résilience tout en prenant position d’une manière plus juste, plus lumineuse, beaucoup moins en réaction. Ce dernier aspect peut venir adoucir un peu la prochaine entrée de Pluton en Verseau ou les différents tiraillement Saturne-Uranus dont nous faisons l’expérience depuis ces dernières années.

L’ombre et la lumière de Saturne dans le collectif

Chaque astre, chaque signe peut être vécu selon une ou des vibrations différentes de la spirale énergétique. Il n’y a pas de positif ou de négatif en tant que tel, ceux-ci sont des considérations humaines. Mais il est indéniable que selon la vibration manifestée d’un signe ou d’un astre, on se retrouve avec des champs d’expériences plus ou moins lumineux. Dans le collectif, nous allons probablement constater une juxtaposition de l’ombre et de la lumière, comme c’est souvent le cas.

Saturne en Poissons va probablement pousser à faire tomber certains mythes sociétaux. Des idées qui arrivent à maturité dans la société, qui ressortent enfin deviennent des faits établis. On peut donc réduire un peu le décalage entre les précurseurs qui vivaient déjà dans une autre vibration et la masse qui avançait plus doucement, dû à l’inertie de l’égrégore sociétal. Nous allons aussi pouvoir redessiner un peu les rapports humains en quittant les vieux codes relationnels et en embrassant une dimension plus spiritualisée de ceux-ci. Et dans ce champs d’expérience, cela peut bien tirailler aussi : nous pouvons un jour faire l’expérience lumineuse de personnes “sur la même longueur d’ondes” que nous et ressentir l’universalité de la connexion relationnelle et le lendemain être confronté au rejet dans un relationnel encore aux prises de vieux schémas. De cet inconfort se nourrit pourtant l’évolution. L’Ego sociétal est appelé à la dissolution pour renaitre différemment.

La blessure de rejet est donc une thématique qui peut ressortir chez tous ceux qui sont connectés à celle-ci dans leur vécu. Avec Saturne, nous aurons la possibilité de connaître l’état différencié dans l’océan indifférencié des Poissons. Si nous parvenons à positiver cette expérience en y mettant de la conscience, nous pouvons créer un état différencié donc individué qui ne craint plus le rejet, car le père Intérieur saturnien sera à notre service. Nous ne sommes plus en attente de la validation extérieure, de la bénédiction par le groupe. Faire l’expérience de l’Amour inconditionnel pour ce que nous sommes dans notre unicité sera alors un état de Grâce.

Saturne dans les Poissons demande une certaine rigueur quant aux pratiques spirituelles. Parce que la spiritualité encore balbutiante va prendre une place plus importante dans la société, les arnaques et les charlatans peuvent fleurir, la fausse lumière se déployer plus intensément ; nous devrons être vigilants sur ce que la société apporte. Les questions à se poser porteront sur la puissance des égrégores, sur quels égrégores nous souhaitons nous aligner, desquels nous souhaitons nous éloigner. Dans une certaine mesure aussi, une véritable chasse aux sorcières peut s’organiser et s’intensifier.

Une puissante dimension ésotérique

Avec Saturne en Poissons, nous ressentons fortement le besoin d’obéir aux lois universelles. C’est un peu comme si nous ne pouvions en faire abstraction. Elles sont là de manière concrète et nous font sentir leurs rouages, que cela nous plaise ou non. L’acceptation, le lâcher-prise seront alors en lien avec une forme de sagesse saturnienne où le temps est un allié et non plus un aliénant.

Lors de ce transit de Saturne, nous allons de manières diverses et variées rendre compte de notre cheminement spirituel des trente dernières années. Dans cette optique, l’Ego encore pétrit de conceptions judeo-chrétiennes attend souvent une sorte de rétribution karmique. Nous qualifions et quantifions le bien et le mal selon des codes sociétaux et familiaux. L’énergie du Poissons nous aidera à sortir de cette dualité et mieux appréhender les lois du karma. Aussi, c’est une énergie qui est là pour nous rappeler que le don de nous est avant tout de manière désintéressée. Que la source d’Amour s’écoule au travers de nous et qu’à aucun moment nous ne devons nous attribuer les mérites de nos expériences.

Sur le glyphe des Poissons, deux corps s’opposent mais sont reliés par un fil. Le Moi terrestre est opposé au Soi Céleste. Le fil conducteur, c’est la foi, c’est Neptune, qui mène, par l’Amour universel à cet état céleste. Chaque astre qui passe par ce fil va faire l’expérience de la dissolution et de l’élévation. En ce moment donc, c’est Saturne ; c’est sur ce fil qu’il va danser, entre les deux corps, et imprimer sa marque. Tout comme le fil va imprimer sa marque sur Saturne. Qu’en ferons-nous ?

Nous ne pouvons savoir à l’avance ce qui sera vécu lors de ce transit. Néanmoins, lorsque l’astre lent passera du degré 30 des Poissons au degré 0 du Bélier, il réactivera la fusion avec l’Universel, opèrera une sorte de jonction entre la Queue de l’Ouroboros en Poissons et la tête de l’Ouroboros en Bélier. Le cycle éternel de la Vie reprendra alors pour la vibration saturnienne.

L’Ascendant, un chemin vers soi (signe par signe)

Je vous propose un petit soin vibratoire des énergies de votre Ascendant. L’idée n’est donc pas de faire ici une étude approfondie mais donner voix à la fréquence qui est, signe par signe. Et cette connexion éphémère aux archétypes de l’Ascendant peut faire résonner en vous des énergies de transformation.

Très rapidement d’abord, un petit mot sur ce qu’est l’Ascendant : Le moi. Ce moi profond est si profond qu’il nous est difficilement palpable en début de vie. Mais il est tellement constitutif de notre être que c’est ce que le monde voit en premier de nous. Sans même que nous le sachions. Au fur et à mesure des expériences, des cycles que nous traversons au cours de l’incarnation, nous allons pouvoir cheminer toujours plus dans l’énergie de notre Ascendant, l’intégrer et le vivre de manière lumineuse.

L’énergie de l’Ascendant ne restera pas stagnante. Elle est et doit trouver sa voie de manifestation. Et à partir de là, les expériences de vie nous montreront le chemin pour intégrer la version lumineuse de cette énergie résidente en nous. Elle est un peu un pont, une jonction entre des mémoires des vies passées et un état futur. Entre les deux se situent les expériences transformatrices du présent.

Pour chaque signe il sera important de regarder le maître de l’Ascendant. Sa position en signe et en Maison nous indique le domaine de vie et l’énergie que nous pouvons utiliser ; La manière dont il est aspecté teintera les expériences que nous seront amenés à vivre.

Bélier

Il réside en moi un Feu dont je ne sais que faire. Tant que cette énergie est chaotique, il y a beaucoup de colère, d’impulsivité. De cette colère intérieure héritée des vies antérieures, je dois trouver en moi la manière de la modifier pour que ce Feu devienne une énergie d’action et d’entreprise. Le Feu ne sera plus explosif mais maîtrisé, et ainsi il deviendra créateur, il permettra d’ensemencer des projets. Il s’agira aussi de tout un cheminement vers le Masculin sacré. Peut-être que des mémoires karmiques entravent son épanouissement et des transformations seront réalisées pour incarner pleinement ce masculin affirmé, ce leader.

Maitre de l’Ascendant : Mars

Taureau

La fertilité de la Terre ne sait rester dormante. Les germes des graines recherchent toujours à remonter vers la lumière. Cette Vénus d’abondance nous pousse à prendre soin de notre jardin intérieur. Que choisit-on d’y faire pousser ? Avec quelle respect et douceur traitons-nous notre corps et notre planète ? Est-ce que je m’autorise à créer, à accueillir mon côté artiste ? Est-ce que l’inertie est quelque chose qui travaille contre moi ou est-ce que j’en fais une force qui travaille en ma faveur ? Le développement lent et persévérant me permet de concrétiser tellement de choses dans la matière. Si je prends soin de moi, me crée un environnement harmonieux et beau selon mes valeurs, je comprends que je crée autour une réalité qui sera aussi à cette image. Je peux soigner et vivre le Féminin sacré.

Maitre de l’Ascendant : Vénus

Gémeaux

L’Air disperse. Il part un peu dans tous les sens. Comme un enfant curieux qui cherche et apprend de ses expériences mais ne sait se focaliser sur une seule chose. Pourtant, si je reste connecté à mon enfant intérieur, conserve la fraîcheur et l’humour sur la vie, je peux, de cette énergie Air, communiquer avec mon entourage les messages de l’humanité. En connectant à la diversité, je peux devenir le messager le plus adéquat, qui sait comment exprimer les choses selon les situations et les personnes en face. Je suis dans le lâcher prise et accepte ma mission de transmetteur. Je suis celui qui inspire le mouvement, qui montre que rien n’est figé et que tout peut se considérer sous un angle différent. Je rappelle au monde que sans jeu, il n’y a pas de joie.

Maitre de l’Ascendant : Mercure

Cancer

L’Eau qui réside en moi me rappelle tant d’émotions, parfois de tristesse du passé, de mes vies antérieures. Je sens une lourdeur, une nostalgie depuis toujours dont je ne sais que faire et qui me rend trop sensible dans ce monde difficile. J’ai pu mettre un couvercle de sécurité sur mes émotions, mais elles restent bel et bien là. Les rêves sont là pour me les rappeler. Je peux tout à fait me reconnecter à mes émotions en devenant une douce mère pour moi-même, ce qui me permettra d’incarner la maternité dans différents domaines de l’existence. Cette énergie d’Eau n’est plus stagnante et je la déverse avec générosité dans mon foyer et ma famille. Cet énergie d’Amour me sort de la lourdeur et me rappelle que l’eau qui circule est la Joie car elle est fertile. Les rêves me connectent à présent à la Source et à mes intuitions.

Maitre de l’Ascendant : la Lune

Lion

Des mémoires antérieures ont entachées mon Soleil intérieur. Soit je brille trop et j’aveugle par ma fierté et mon arrogance, soit je cache mon Soleil avec la croyance que rayonner est mal. M’effacer ne sert pourtant à rien. Si je ne répands pas mes rayons, je vais finir par me consumer moi-même. Je me dois de transformer mes mémoires pour accueillir ce Soleil qui réchauffe, qui donne à tous sans discrimination… Sol lucet omnibus…. Pour rayonner, j’apprends à me connecter à la lumière sacrée qui réside en moi. Je prends conscience ainsi de ma propre valeur et que cela serait dommage d’en priver le monde. Par l’unicité de mon Soleil, je rayonne et prends ma juste place, sans avoir à forcer et en faire trop. Tant que je sens que j’ai des choses à prouver au monde, c’est que mon Soleil intérieur nécessite encore de la guérison.

Maitre de l’Ascendant : le Soleil

Vierge

Plus que l’énergie de la Terre, je suis pleinement dans le domaine tellurique et les profondeurs de la Terre. Mes mémoires me ramènent à des schémas mentaux parfois rigides comme de la pierre. Pourtant si je parviens à fragmenter la pierre, elle devient une multitude de minéraux guérisseurs ou encore une argile thérapeutique. Je soigne ainsi mon esprit scientiste et carré pour m’ouvrir aux mille merveilles que la nature apporte pour soigner le monde. Ainsi, par la nuance, je soigne mon être cristallisé. Je peux transmettre ma connaissance des profondeurs de la Terre grâce à mon intellect puissant et ma communication précise et efficace.

Maitre de l’Ascendant : Mercure

Balance

L’équilibre et l’harmonie font partie de ma mission de vie. Il se peut que des mémoires des vies passées me poussent à être trop tranchant, ou alors trop conciliant. Où suis-je dans tout cela ? Cet Air vénusien cherche son épanouissement. Mon corps très harmonieux se fait le modèle extérieur de ce que je pourrais être dans l’expression de mon intérieur . Je n’ai qu’à regarder dans un miroir pour comprendre que c’est en parvenant à la diplomatie et l’harmonie relationnelle que mon intérieur comme mon extérieur seront équilibrés. Toutes mes créations se feront messagères de ce que je peux émaner du fond mon être. Ainsi je me sentirai unifié et pleinement être.

Maitre de l’Ascendant : Vénus

Scorpion

L’Eau tourmentée de mes mémoires passées me pousse tantôt à m’attacher aux possessions et relations, tantôt à tout couper, quitte à en perdre des plumes. Je sais qu’elles repousseront de toute façon. J’ai peur de la transformation autant que celle-ci m’attire. La vie me donnera des situations où je devrai faire le deuil, de relations, de lieux, de fonctionnements. La vie me pousse puissamment à sortie certains karmas, à clore des cycles. Je vis des crises, des morts symbolique mais tel un phénix, je renais de mes cendres. J’apprends que tout est cyclique, je me détache de la matière et peut ainsi embrasser les mystères des mondes subtils comme de la Sexualité sacrée. Ainsi mon énergie connaîtra la puissance et sortira des illusions perverses du pouvoir.

Maitres de l’Ascendant : Pluton et dans une moindre mesure, Mars

Sagittaire

Ma nature sauvage me donne parfois l’impression d’être inadéquat en société bien que sois naturellement apprécié. C’est que mon passé m’a rendu maladroit parfois dans mes interactions. Car je suis allé voyager dans un lointain que la plupart ne connaissent pas. Et si j’apprends à communiquer sans prêcher, je deviendrai un guide de lumière qui transmettra une merveilleuse richesse. Mon Feu très unifié me donne alors une grande persévérance, il peut également être unificateur et j’en ferai l’expérience si je parviens à me mettre au niveau des autres en abandonnant mon complexe de supériorité. En me connectant à l’énergie de tolérance, je peux élever le groupe dans des sphères joyeusement élevées.

Maitre de l’Ascendant : Jupiter

Capricorne

Mes vies passées sont teintées de rigueur et de responsabilités. Je porte parfois un lourd fardeau qui me fait prendre la vie trop au sérieux. Dans celle-ci, je viens probablement avec des croyances bien établies sur ce que doit être la réussite, à moins que le milieu ne m’ait privé de repères et structures et que je manque cruellement d’un modèle paternel bienveillant. Quoi qu’il en soit, j’ai tout à gagner à trouver mon père intérieur, mes propres valeurs, ma propre structure. C’est en étant au plus proche de moi-même, avec discipline mais pourtant avec douceur et patience, que je parviendrais à une élévation lumineuse dans la société. Je peux ainsi incarner un modèle, un pilier pour la famille que j’aurai créée. Mon accomplissement envers moi-même relève de la Grâce. Je trouve enfin un apaisement dans la spiritualité que je sais incarner dans la matière.

Maitre de l’Ascendant : Saturne

Verseau

Je suis parfois tétanisé par les changements brutaux et ceux-ci me ramènent à des blessures de rejet. Ces mémoires me montrent que peu importe l’énergie électrifiante qui me traverse, je reste souverain en mon être et je peux clamer mon indépendance. Non pas en rejetant à mon tour un modèle. Cela ne ferait d’un moi qu’un rebelle en réaction. Mais en me différenciant selon mon juge intérieur, je peux embrasser mon unicité et me sentir en sécurité avec moi-même quoi qu’il arrive. Je deviens alors une source infinie d’inspiration, un exemple tellement vibrant et novateur. Je suis l’avant-garde, l’éveilleur de conscience.

Maitres de l’Ascendant : Uranus et dans une moindre mesure Saturne

Poissons

Mes énergies d’Eau ne savent absolument pas quelle forme prendre. Je me sens tout et rien à la fois et c’est déroutant. Cette sensation d’être perdu et éponge de tout ce qui m’entoure me donne l’impression d’avoir la poisse parfois, de la chance à d’autres moments. Je suis abondant comme l’océan mais j’ai peur de m’y perdre. Y plonger sans amour me mènerait en effet dans l’inconscience, les addictions, les illusions et les abysses de la souffrance. M’y plonger avec amour et conscience me donnera accès une forme d’amour transcendant et universel. Car je suis capable d’appréhender la souffrance ultime de ce monde et déverser l’Amour inconditionnel. Mes créations sont infinies car je peux me créer à l’infini.

Maitre de l’Ascendant : Neptune

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Pour chaque signe venant teinter l’Ascendant, il est fondamental de regarder attentivement le maître de l’Ascendant. Il révèlera une mine d’informations sur votre chemin d’incarnation. Afin de mieux appréhender l’Ascendant aussi, regarder dans quel le maison astrologique se trouve Pluton. Car cette maison nous indique le secteur de vie et l’énergie permettant la plus grande transformation dans cette incarnation. Et cela vient directement influencer la manière dont nous vivrons les énergies de l’Ascendant. Le Nœud lunaire Nord aussi, nous montrera où notre boussole interne cherche à nous emmener. Le placement du Soleil est tout autant important. Enfin, c’est bien le thème natal dans son intégralité qui renseignera précisément sur notre chemin d’incarnation et les énergies à notre disposition pour le vivre au mieux.

Petite parenthèse pour les cas où l’Ascendant est identique au signe solaire : On entend parfois que ces personnes évoluent peu car elles ne connaitraient pas “la bascule” vers le signe de l’Ascendant. C’est à mon sens un erroné. En réalité, évoluer ne dépend pas des signes mais bien du choix de l’âme, de sa disposition à accepter l’évolution, de sa conscience. L’Ascendant identique au signe solaire, c’est je vis à fond l’énergie de mon signe . D’un état vibratoire, un autre peut, peu à peu, se mettre en place. En tous les cas, je peux choisir la complaisance et vivre sur mes schémas antérieurs ou bien accepter les énergies d’évolutions que la vie m’offre.

Certains transits peuvent être des déclencheurs d’évolution vers une relation nouvelle à ce moi profond. Le retour de Saturne autour des 29-30 ans constitue un premier palier mais l’opposition d’Uranus à sa position natale ( 40-42 environ) enclenche une nouvelle ère avec soi-même. Les transits de la Lune Noire sur l’Ascendant, ou encore du Nœud Lunaire Nord poussent également à ce cheminement. Enfin, si vous avez la chance de vivre le passage de Pluton, Uranus ou Chiron sur cette maison I, vous vous sentirez aussi animés de cet élan vers le Soi.

Je vous souhaite à toutes et à tous un bon cheminement dans les énergies de l’Ascendant.

Acceptation ou refus du choix d’incarnation et des liens d’âmes : le libre arbitre

S’il y a une notion centrale en Astrologie karmique, c’est celle de choix d’incarnation. En effet, l’âme choisit les énergies les plus pertinentes pour évoluer dans la matière incarnée en s’imprimant à la naissance de la configuration en place. L’âme, lorsqu’elle se trouve dans le Ciel antérieur -entre deux incarnations- ne peut pas évoluer. Elle a donc besoin d’être incarnée dans un corps pour faire l’expérience de la matière. Dans ce Ciel antérieur, nous faisons aussi des choix vibratoires avec notre famille d’âmes ou d’autres âmes avec lesquelles nous souhaitons vivre une expérience d’évolution importante. Cela peu-être le cas pour les âmes-sœurs et dans le cas de couples alchimiques. En tout état de causes, il s’agit de relations où le karma rentre en ligne de compte.

Quand l’âme fait l’expérience d’une naissance compliquée.

Cela peut être un choix volontaire de l’âme pour imprimer, dès le début de vie, une énergie qui sera à transcender au cours de l’existence. Dans d’autres cas, l’âme n’avait pas assez d’expérience pour affirmer sa volonté et s’est laissée prendre dans les rouages de la matrice, qui a un peu altéré ses énergies, lui en imprimant certaines pas totalement en adéquation avec ses besoins. Je ne parlerai pas ici du cas des incarnations forcées, mais cela existe aussi.

Lorsque l’individu atteint a maturité (physique et énergétique) à 21 ans, elle peut, selon les expériences qui ont constitué son début de vie, faire le choix de refuser une partie de ce qui l’a teintée au départ. La personne va par exemple subir les énergies de son thème, se réfugier dans l’énergie du Nœud lunaire Sud, vivre les aspects exigeants du thème de manière plus sombre qu’elle ne le pourrait, se réfugier aussi sur un autre Ascendant… Cela peut être le cas lorsque le choix de départ était trop audacieux, (les incarnations ne sont pas linéaires, on peut choisir une incarnation pour se reposer un peu ou bien une plus exigeante pour évoluer très fort) ou bien lorsque l’âme n’est pas suffisamment expérimentée pour avoir fait des choix en pleine conscience.

Sauf dans le cas des incarnations forcées, il n’y a pas de bien ou de mal à refuser ses énergies de naissance ou même refuser son incarnation. Le libre arbitre est toujours de mise. Il y a seulement de l’expérience, avec des chemins plus faciles ou plus courts que d’autres.

Que se passe-t-il lorsque l’on refuse son choix initial ?

Le prochain choix de vie sera peut-être un peu plus difficile à affirmer et concrétiser. Rien de punitif à cela, car le karma n’est pas punitif et ne fonctionne pas en terme de bien ou de mal. Il est simplement la loi de cause à effet. Et refuser de prendre une vague au bon moment nous conditionne à vivre en décalage avec la prochaine.

Ou que l’on refuse le contrat d’âme ?

De même, une fois incarné, que nous retrouvons des personnes avec lesquelles il y a contrat d’âmes, une des deux personnes peut tout à fait refuser le lien et ne pas vouloir vivre le plein potentiel de cette connexion. Il ne faut pas confondre refus du lien avec les tempêtes que certaines relations produisent afin de faire évoluer le lien et les personnes concernées. Mais un refus de lien peut être très difficile pour une des deux personnes. Elle se sent trahie et rejetée (peut-être a-t-elle besoin de rectifier aussi quelque chose sur une blessure d’injustice ou de rejet ?) Et elle peut s’accrocher pour faire valoir à l’autre l’importance de ce contrat d’âmes. Il n’y a bien entendu rien de plus délétère et contre-productif mais cette réaction est tout bonnement humaine. Le contrat sera alors vécu dans une vie suivante par exemple, même si le cran de difficulté peut en être augmenté.

Le libre arbitre

Dans ces situations de refus du lien à l’autre, il est important de se rappeler que chacun prend ses directions de vie en son âme et son conscience, garde le libre arbitre. Et qu’au final, tout est expérience. Le lâcher-prise est alors le meilleur cadeau à se faire à soi-même comme à l’autre. Et qui sait, la volonté d’accepter le lien peut être amenée à évoluer après un temps. Tout n’est pas linéaire.

Quant aux choix individuels d’incarnation, il est certes toujours plus facile de surfer sur une vague que de la prendre à contre-sens. Fonctionner avec ses énergies d’incarnations, c’est prendre un chemin de réalisation qui permet d’exprimer des vibrations toujours plus lumineuses. Réaliser son plan de vie, c’est l’accès à l’individuation et la liberté dans les contraintes de la matière ; C’est devenir pleinement acteur de son existence et le thérapeute de ses blessures. C’est aussi participer à l’élévation des énergies générales. Il est cependant important de ne pas porter de jugement de valeur sur ce qu’il serait vertueux ou méritant de faire. Si l’Ego se complet volontiers dans ce type de raisonnement alambiqué, la réalité n’en demeure pas moins plus simple et claire : Les choix de vie sont bel et bien individuels et tout à son sens.

La Maison XII, signe par signe

On parle parfois de la Maison XII en astrologie comme d’un secteur de vie relié au caractère fatal des expériences. On la rapproche souvent des épreuves de vie et on lui attribue aussi beaucoup des déviances de la psyché humaine.

La Maison XII nous confronte à notre rapport à ce qui nous met en retraite, en arrêt avec l’horizontalité de la vie. Elle nous parle aussi de la manière dont se joue le karma en nous, de quelle manière il nous teinte. Il y a également toute une composante prénatale. La Maison XII étant en rapport avec la période prénatale et les mémoires venues s’engrammer pendant cette période.

Si l’Ascendant nous parle de notre moi profond, les énergies de la Maison XII nous impriment souvent de caractéristiques désaliénées du signe qui occupe cette Maison, un peu comme des angles morts de conscience. Les planètes y résidant viennent spécifier la manière dont nous vivrons ce secteur et la manière dont s’organise le thème natal vient également apporter d’autres informations.

Le karma et le chemin de vie ne peuvent bien entendu pas se résumer à la Maison XII, mais il est intéressant de se pencher sur le signe astrologique de cette Maison comme composante essentielle de ce qui nous constitue. Aussi, un Ascendant du même signe que la XII se vivra différemment que s’il est d’un autre signe. Si vous souhaitez une étude approfondie de votre thème de naissance, pensez à la consultation astrologique.

La Maison XII nous parle de notre intériorité, de notre rapport à l’au delà et de l’énergie qui sera mise en sourdine ou en excès parce qu’il y a quelque chose à rectifier. C’est une énergie que l’on aura du mal à présenter au monde, dans le concret car elle sera très intériorisée. Potentiellement source d’angoisse, elle s’exprimera dans ses traits négatifs.

Mettre de la conscience sur l’énergie de notre Maison XII permet une purification karmique d’une part, une reliance à la verticalité et une rectification de ce qui nous entrave. Accueillir notre Maison XII permet de moins la subir et de moins vivre d’arrêts violents de l’horizontalité de la vie. Le retrait du monde ne devient plus fardeau mais source de connexion avec le Soi, donc d’évolution. Positiver ce secteur de vie revient à vivre son énergie à un endroit plus élevé de la spirale énergétique. Je vous propose dans l’article Les Maisons IV, VIII et XII un tremplin d’activation et de transformation de ces secteurs de vie pour purifier le contenu karmique de la M.XII.

Nous éprouvons souvent une attirance naturelle pour les personnes dont le signe solaire correspond à notre Maison XII. Un maison XII en Scorpion par exemple sera souvent attiré par des Scorpion… car il y a une carence en soi que nous cherchons à rectifier en nous mettant en contact avec ceux qui dégagent l’énergie du signe. Une affinité vibratoire donc. Si le début de relation peut être très énergisant, la suite ne l’est pas toujours autant et peut finir par être éprouvante. En effet, ce sont souvent les caractéristiques négatives du signe qui vont s’exprimer chez les deux personnes et entraîner une toxicité conduisant à la séparation. Ceci n’est cependant pas inéluctable si la personne vit bien sa Maison XII et le partenaire vit bien son signe solaire.

Bélier

La problématique peut être liée à l’action. La mise en route de projets peut être difficile. Nous sommes en relation avec l’égrégore de Mars. L’énergie de ce que l’on exprime au monde peut être mal dosée. L’affirmation de soi se vit parfois en excès, parfois en carence. L’impatience est souvent de rigueur et de l’agressivité peut être envoyée à l’entourage. Tout le rapport à la violence peut être aussi ambigu. Le fonctionnement de base se fait dans la réaction immédiate, non mentalisée ou alors, à l’inverse, il y a lenteur voire apathie. C’est en fait toute la conception de l’énergie centrifuge qui est en jeu ici, l’individu se retrouve face à une concentration très puissante qu’il doit apprendre à exprimer donc sortir de lui-même en passant au tamis les situations pour évaluer leur degrés de d’intensité, de gravité, de priorité.


Taureau

Dans cette énergie de Terre, c’est toute la dynamique vénusienne qui pose ici question. En analogie avec la Maison II, le rapport au corps, à la matière et à l’affectif seront mis en lumière. On peut trouver des problématiques d’ancrage, une lenteur d’assimilation pouvant impacter la mémorisation comme la digestion. L’assimilation de la nouveauté en général est loin d’être aisée. C’est en fait tout le rapport à l’extériorité qui pose la question de notre territoire physique comme émotionnel. Qu’est-ce que j’accepte de l’extérieur en moi ? Quelle place cet extérieur peut ou doit avoir en moi ? Comment est-ce que l’extérieur et moi-même peuvent vivre en harmonie ? En quoi la beauté de cette harmonie est-elle liée à la croissance et l’abondance ? C’est la métabolise par excellence. C’est donc de cette métaphysique de la matière incarnée dont nous ferons l’expérience ici. Cette métaphysique trouvera aussi une manifestation dans le rapport à l’argent. Désirer posséder toujours plus ou vivre dans un certain dénuement ? L’un ou l’autre génèrent une angoisse de fond qui ramène toujours à la survie et au chakra racine. C’est donc en habitant toujours mieux son corps et en favorisant l’ancrage que cette thématique de l’argent peut devenir plus apaisée.


Gémeaux

En lien avec l’énergie de Mercure et premier signe d’Air, la difficulté réside dans la qualité du mouvement mental entre le soi et l’extérieur. Parvenir à communiquer les idées de manière claire et appropriée peut sembler parfois inaccessible, comme si un voile mental empêchait le bon timing, de trouver les bons mots. La frustration de se sentir souvent incompris peut-être forte. Le trajet entre le moi et l’autre est en endommagé, le fil de communication n’est pas limpide. C’est une configuration dans laquelle on peut retrouver des troubles du langage et de la parole, si Mercure est rétrograde et/ ou reçoit des aspects difficiles. L’intelligence est souvent vive et fine, pourtant les difficultés d’expression conduisent à une frustration de ne pas être à la hauteur de soi-même. De manière générale, on se sent difficulté à unifier la diversité, à appréhender la versatilité des choses, le mouvement. Enfin, l’adaptation aux situations peut être vécus de manière subie et non choisie.

Cancer

Dans ce signe d’Eau relié à l’émotionalité de la Lune, on retrouve une extrême sensibilité : aux influences extérieures, aux produits chimiques et toutes les substances qui traversent le corps. Le monde onirique est vivace. C’est une configuration de rêveurs et poètes si le sujet parvient à canaliser son angoisse existentielle dévorante tout comme la porosité qui le met en permanence au contact d’un extérieur trop corrosif. En lien avec la Maison IV qui nous parle de nos racines et du terreau psycho-généalogique, cette énergie Cancer nous confronte, par une angoisse de la mort, à ce qui survit après nous comme à ce qui a survécu de nos ancêtres. La famille peut hanter l’individu de manière plus ou moins forte.


Lion

Le Feu du plaisir, de la création, de l’enfance. Il est souvent question d’une problématique solaire de rayonnement de soi. De quelle manière puis-je incarner le Soleil ? Il est possible que, dans une vie antérieure, se mettre en avant et trop briller a occasionné une chute, une blessure … À moins que la chute n’ait été engendrée par le fait de ne pas avoir osé rayonner justement. Cette énergie rend compte d’une évolution à réaliser dans la notion d’Être. S’agit-il simplement d’exister dans l’agitation ? Ou de vivre l’essence de l’être ? Différencier Exister et Être permettra de calmer l’exigence latente envers l’entourage (notamment ses propres enfants) et sortir de l’alternance épuisante des complexes de supériorité et infériorité. L’ambition et l’image de soi ne répondent plus à des croyances limitantes mais bien au aspirations du cœur. On peut affiner l’analyse en regardant de plus près les aspects vers le Soleil et l’état des Maisons V et X.


Vierge

Le quotidien peut étouffer rapidement. En lien avec Mercure, c’est aussi une certaine rigidité mentale, un besoin de pinailler ou de simplifier pour catégoriser ; accepter la nuance n’est pas source de confort. Le mental n’en reste pas moins puissant puisque les facultés analytiques sont ici exacerbées. Une grande méfiance pousse à passer au tamis les informations qui nous parviennent. On s’en remet au mental et non aux émotions pour la résolution de problèmes. Et ce mental toujours tendu et en surchauffe peut occasionner des migraines, des pertes d’ancrage car le petit vélo de la tête ne sait plus s’arrêter. En analogie avec la Maison VI, le rapport à la santé s’y exprime. Petits bobos, manies de propretés voire hypocondrie peuvent s’imprimer. Toutes les manifestations du corps seront autant de compensations des déconnexion au corps et de messages que celui-ci envoie pour inciter à une plus grande écoute des émotions et de notre totalité incarnée. Le travail sera donc de réaligner l’excès de mental en prenant en compte les émotions et les manières dont elles traversent le corps.


Balance

Face à ce signe double, la principale difficulté consiste à trancher, à prendre des décisions. Une mémoire karmique de prise de décision fatale peut être en jeu. Et la trace, le résidu de cette mémoire nous met face à l’impossibilité de choix, les impressions étant qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort. Il y a une pression continuelle qui empêche inconsciemment la détente, le relâchement. On renonce facilement aux plaisirs vénusiens pour conserver une rigidité d’être car la croyance est que tout porte à conséquence. On s’en remet plus facilement aux choix des autres ou à l’ambiance du moment, on est quelque peu influençable. Mais se reposer sur les autres peut vite agacer. Le complexe d’incapacité nous pousse systématiquement à nous référer à ce qui nous est extérieur, comme si c’était un gage de qualité ou d’objectivité. L’idée est donc de sortir de la dualité qui nous divise à l’intérieur pour s’unifier et trouver notre puissance. Se relier à l’intériorité, à notre cœur, permet de prendre les décisions en accord avec ce que nous sommes. Vivre enfin l’harmonie et la justice intérieures.


Scorpion

Ce signe est en lien avec la Maison VIII et l’énergie de Pluton. C’est donc tout ce qui concerne notre rapport à la mort, la transformation de soi, notre capacité à nous régénérer dans les crises. Il est aussi question d’argent, d’énergie et de sexualité. Dans cette position de la Maison XII, le Scorpion aura tendance à faire ressortir des problématiques de manipulation, le sujet ayant des difficultés à exprimer sa puissance personnelle et la tendance sera davantage la manifestation du pouvoir. Il s’agit souvent d’une blessure karmique en lien avec l’impact du pouvoir sur autrui dans une vie antérieure. Il y a un sentiment d’infériorité qui amène à utiliser le pouvoir pour compenser ce que l’on ose pas encore exprimer de soi-même. L’angoisse de la mort reste présente tout comme la peur et l’attirance pour les expériences extrêmes. Il y a l’idée d’aller chercher au fond de soi comme au fond des choses. On ne se contente pas de l’expérience en surface. L’occulte et l’ésotérisme peuvent attirer et l’intuition être exacerbée. Attention cependant à garder une vibration élevée et un ancrage fort pour ne pas s’attirer le bas astral. La notion d’absolu est forte et l’individu a la capacité de couper net avec des situations du passé. Les épreuves vécues durant l’enfance peuvent être difficiles et toutes les crises vécues ensuite seront des réminiscences poussant à brasser la boue de nos bas-fonds pour en faire jaillir la lumière.


Sagittaire

C’est une configuration dans laquelle la solitude et la retraite du monde ne coûtent pas ou peu. En analogie avec la Maison IX, c’est donc l’accueil du lointain, du vaste qui peut être difficile. Accéder aux grands concepts, se hisser dans les hauteurs de vues philosophiques peut être aisé ou non, il y aura en tout cas une énergie très présente vis à vis de ces thématiques. Le voyage est surtout intérieur. Cela demandera donc plus d’attention dans le voyage réel, géographique, l’habitude étant de ne pas avoir à prendre en compte les contraintes du monde physique. La tendance à idéaliser peut conduire à rejeter l’imperfection d’un monde trop médiocre et donc à l’isolement. Il y a une souffrance de ne pas accepter la réalité des choses qui peut favoriser l’égoïsme. Il s’agit alors de le remettre à sa juste place, sans excès ni carence, pour respecter ses besoins tout en étant en mesure de tolérer ce qui ne correspond pas aux idéaux. L’acceptation et le lâcher-prise peuvent devenir des philosophie de vie très porteuses.


Capricorne

Relié à l’égrégore de Saturne, ce sont les thématiques de l’ambition et la fonction paternelle qui seront ici en jeu. Il peut y avoir aussi une forme de rigidité voire de froideur. Il s’agira de transformer cette rigueur excessive et issue des croyances familiales ou sociétales en discipline intérieure reliée aux besoins propres. L’individuation passe donc par une remise en question du poids des traditions et des croyances limitantes. L’auto-discipline demande également un enrobage de douceur, d’harmonie, de couleurs. Nous pouvons appeler et intérioriser l’énergie de Vénus pour y parvenir. L’épanouissement personnel passe par cette refonte intérieure afin de ne pas devenir desséché et aigri. Devenir son propre père donc, mais ne pas oublier de contrebalancer avec la douceur et la générosité maternelle pour unifier Yin et Yang.


Verseau

Conception très idéaliste et avant-gardiste de la société, L’individu a pu anciennement être un rebelle ou un révolutionnaire. L’amour ou la peur de la marginalité sont profondément ancrés. D’une manière générale, c’est tout le domaine uranien qu’il sera bon d’explorer. Mettre de la conscience sur les mécanismes de réactions en toutes situations et évaluer si la réaction relève véritablement de notre chef intérieur ou d’une pulsion à ne pas coller avec l’ordre établi. Le sujet est inspiré par de grands projets pour la société mais éprouve souvent des difficulté à les mettre en œuvre, à commencer par se lier aux autres de manière fluide. Son originalité trop revendiquée peut le conduire à l’isolement. L’écueil serait de tomber dans une susceptibilité et une intolérance rajoutant de la solitude.


Poissons

Configuration très puissante car ce signe est en analogie avec la Maison XII. L’absolu, la noyade dans l’inconscient collectif conduit à une dissolution de soi très éprouvante. L’impression peut être, par moments, de perdre pied. Doté d’une extrême sensibilité, cette porosité aux ambiances et aux énergies peut conduire à une attitude sacrificielle, un parasitage dans des relations toxiques ou par le bas astral. C’est un choix d’incarnation visant à purifier beaucoup de karma d’un coup tout comme se relier au karma collectif. Les attitudes de fuites ou d’addiction seront autant de tentatives de se connecter à la douleur universelle comme d’essayer d’y échapper. Dans d’autres cas, il peut y avoir une attitude béate d’amour inconditionnel pour l’humanité ou une identification au mystique. Les mémoires de vies passées seront souvent vivaces. L’attrait pour le morbide, la souffrance en général ou la perversité peuvent s’exprimer si le reste du thème y prédispose. Le projet d’âme étant en effet de venir canaliser la souffrance du monde pour la purifier, les expressions de ce projet prennent une teneur tout à fait différente selon à quelle hauteur on se situe dans la spirale vibratoire. L’important sera donc de monter le plus en énergie pour incarner de manière lumineuse ce processus de purification, sans se brûler soi.

Pour conclure cette petite exploration de la Maison XII

J’aime particulièrement les images du tamis, du filtre ou du voile. La Maison XII opère en effet comme un voile masquant un pan de réalité. Et comme nous ne sommes pas en mesure d’ôter ce voile car il fait parti de notre fonctionnement dans cette incarnation, nous pouvons appliquer un autre filtre, passer au tamis les situations avec la conscience de ce qui se joue. Ce passage au tamis est ce qui permet un rééquilibrage, de positiver la Maison XII.

Dans le cheminement vers le soi, la sagesse taoïste nous incite non pas à rajouter des choses mais au contraire à une retirer couche après les couches les différentes pelures de l’oignon qui sont autant de masques nous gardant à distance de notre essence, nous emmenant dans les chemins de traverses du karma. Pour autant, dans le cas de la positivation de la Maison XII, le processus de purification me semble passer en premier lieu par une phase de rajout. Je ne peux prétendre qu’il s’agisse là de la méthode absolue. Selon nos aptitudes, nos parcours, nous pourrions être en mesure d’ôter ce filtre inhérent à la Maison XII, celui là même qui nous présente un rapport à la réalité et à une énergie particulière, distordue. Force est de constater que pour bon nombre d’entre nous, l’ajout d’un filtre temporaire peut servir de lentille de correction à ce qui a perdu son alignement originel. Et ce faisant, nous corrigeons petit à petit nos écueils pour avancer davantage vers une version plus ajustée de l’énergie du signe en question. Les expériences dont nous retirons les apprentissages permettent de passer à chaque fois vers une lentille de moins en moins forte, car notre filtre de base se trouve à chaque fois moins grossier. Jusqu’à, peut-être parvenir à un total réalignement des choses, comme un fossé qui peu à peu diminue jusqu’à rapprocher entièrement les deux bords autrefois séparés. C’est au final ce que propose cette Maison XII, une sorte de transmutation permettant de sortir de la dualité pour goûter l’unité. Au final, cette dernière Maison de la roue astrologique est ce qui ouvre aux dimensions les plus subtiles de l’existence. S’en priver dans cette incarnation impliquerait de rester dans une horizontalité d’expériences tout comme résider dans un cycle d’épreuves à répétitions. Nous pouvons donc remédier à ce frein à l’évolution en osant la conscience ainsi que la connexion à notre chef intérieur.

Je vous souhaite un lumineux voyage de conscience de la Maison XII dans la singularité de votre cheminement personnel.

Faut-il se jeter à corps perdu dans l’énergie du Nœud Nord ?

Une idée souvent entendue aux détours de conversations serait que le Nœud Sud est une calamité et qu’il faudrait s’en débarrasser, qu’il n’est qu’un ramassis de résidus encombrants voire toxiques, qu’il n’est que problèmes. Qu’il faudrait se jeter à corps perdu dans le Nœud Nord… Nœud Nord qui serait lui une sorte de voie d’absolution. C’est ici que le New Age montre un visage puritaniste et moralisateur.

Les Nœuds lunaires, la trajectoire de l’âme au travers de deux points célestes.

Pour rappel, les Nœuds lunaires sont des points fictifs dans le ciel issus de l’intersection de l’orbite de la Lune avec le plan de l’écliptique. En astrologie karmique, ils sont un puissant indicateur du choix d’incarnation dans la mesure où ils renseignent sur le passé de notre âme ainsi que ce vers quoi elle tend pour évoluer. Les Éléments, les Signes et les Maisons astrologiques dans lesquels ils se trouvent viennent spécifier la nature de notre choix d’âme et peuvent être une source utile pour mieux comprendre notre raison ici et maintenant sur Terre. Dans la littérature astrologique actuelle comme passée, nous retrouvons souvent le discours d’une sorte de malédiction du Nœud Sud, alors que le Nœud Nord serait pourvoyeur de tous les bienfaits. Cette interprétation, qui vise pourtant à nous pousser vers le chemin de notre Nœud Nord donc de notre évolution est pour le moins réductrice d’autant qu’elle prend de plus en plus la teneur d’un dogme.

Cette croyance qui consiste à dire qu’il faut se jeter à corps perdu dans le Nœud Nord peut pourtant être une étape intéressante de notre évolution, mais comme toute étape, il est bien d’en sortir pour intégrer encore autre chose. En effet, à vouloir agir sur le karma de manière mentale, un peu étroite, on ne fait que s’en créer davantage. Et se créer davantage de karma ne fait que rallonger cette étape. Peut-être, me direz-vous, que pour certains, le passage est obligé et que sa durée et son intensité seront toujours à la mesure des besoins d’évolution de la personne ? Ce ne serait pas faux en effet. Pour autant, mettre un peu plus rapidement de la conscience sur ce qui peut nous embourber peut aider plus aisément à l’évolution. Ce ne serait dans ce cas non pas un raccourcis entravant le processus mais plutôt ne pas emprunter la déviation qui nous perdrait dans des méandres interminables.

Devenir canal pour intégrer deux énergies complémentaires.

Aller vers Le Nœud Nord est une expérience majestueuse si tant est que l’on parvient à intégrer le Nœud Sud. C’est savoir faire le canal entre deux énergies. Et au final, n’est-ce pas ce que nous sommes physiquement, un canal entre le Ciel et la Terre, entre la matière que nous ingérons que nous rejetons, une fois l’énergie extraite. Nous sommes des canaux au sein desquels ce qui nous traverse subit une transformation, une transmutation. Nous sommes les tubes dans lequel toute l’alchimie créative de la vie s’opère. Et nous le faisons tous d’une manière différente. Et puis il y a un temps pour tout.

Les Nœuds lunaires font le tour du cadran zodiacal en 18 ans. Ces cycles qui débutent dès le moment de notre naissance nous permettent de mieux appréhender les phases de notre vie et la manière dont les énergies des Nœuds viennent s’intercaler.

Des cycles de 18 ans

  • Dans le premier cycle, on est en plein de le Nœud Nord, que l’on subit fortement parfois car on se met en cohérence vibratoire avec les énergies de notre Nœud Nord et cela ne se fait parfois pas dans la sérénité.
  • De 18 à 36 ans, on vit l’énergie du Nœud Sud.. On peut avoir l’impression que le monde nous appartient car tout le réservoir du Nœud Sud nous permet de rester dans des acquis et des fonctionnements que nous connaissons. Nous redécouvrons avec joie ce qui nous constitue au plus profond et nous en jouissons sans trop de recul ni entraves. Parfois, on se repose d’une enfance difficile où le Nœud Nord aura été fortement subi, parfois on ne sent pas vraiment de différence. Toujours est-il que le Nœud Nord travaille quand même. On sait que l’on n’est pas arrivé ici pour rien. Et même si le champs des possibles reste très ouvert, l’âme sent un appel vers la réalisation du soi.
  • De 36 à 54 ans, nous amorçons une montée vers le Nœud Nord. On sent de plus en plus que notre âme veut tendre vers un ailleurs, aller explorer. Et l’on est suffisamment fort pour le faire. L’escalade jusque là difficilement accessible montre des possibilités, on tente, on joue.. une force nous pousse dans une voie. L’opposition d’Uranus à 42 ans vient apporter cette tension positive et propice à un début de concrétisation de soi dans le monde. C’est un pas vers l’individuation.
  • De 54 à 72 ans, on peut profiter d’un regain d’énergie du Nœud Sud, que l’on vit d’autant mieux si l’on a commencé à s’approprier le Nœud Nord dans la phase précédente. Le réservoir est cependant quasiment vide si nous n’avons su inviter le Nœud Nord en nous et cette partie de la vie peut laisser un goût amer. Beaucoup se sentent vieillir. Alors que d’autres se fortifient davantage.
  • De 72 à 90 ans, le Nœud Nord prédomine à nouveau, un lâcher prise lié à l’âge nous pousse à la résilience, à l’acceptation, à la contemplation de ce qui se joue en nous. Pour autant, si nous opposons résistance à ce mouvement, c’est notre corps qui se rigidifie au point de devenir cassant comme du verre. À refuser d’évoluer, c’est toute notre matière qui vient se cristalliser.

Chaque cycle nous donne l’opportunité d’avancer, nous passons par des cycles de 7 ans, 9 ans, 12 ans, 18 ans, 30 ans et 42 ans (un demi-cycle qui correspond à l’opposition d’Uranus par rapport à sa position de naissance)… et tant d’autres encore. Et au cours des expériences de la vie, des évènements que nous rencontrons, nos cheminons toujours plus avant vers notre réalisation personnelle, notre individuation. Nous rectifions les excès et les manques afin de rendre notre âme toujours plus alignée vers notre centre, notre Soi.

Vivre l’axe des Nœuds lunaires se fait de manière unique. La vie aime à explorer les possibles. Ne cherchons donc pas à copier un modèle, notre manière est celle qui sera en adéquation avec nous-même et par voie de conséquence avec le plan cosmique. La vie est pluralité, diversité, elle n’aime pas trop l’uniformité.

Intégration de l’énergie des Nœuds lunaires

Si l’on veut prendre les choses mentalement, par quoi faudrait-il commencer ? En premier lieu, mettre de la conscience sur le Nœud Sud. Positiver le Nœud Sud est une étape souvent nécessaire à l’évolution. Cela passe par l’identification de ce qui nous constitue au fond de nous. Nos fonctionnements par défaut, nos goûts, nos aptitudes, nos talents…

Quelques exemples :

  • Si nous avons un Nœud Sud en Maison V en Taureau, il y a des chances pour que nos capacités artistiques soient développées, que nous aimions les plaisirs de la vie… Peut-être est-il intéressant d’intégrer tout cela pour cheminer vers la Maison XI en Scorpion qui permettrait de construire à terme quelque chose de plus grand que soi voire de fédérateur et qui serait de plus lucratif pour la communauté.
  • Un Nœud Sud en Capricorne en Maison I gagnerait à accepter son ego fortement structuré et sa très forte personnalité s’il veut bien vivre la vie de couple et poser les fondations d’une famille saine. Se renier dans ce qu’il est fondamentalement ne lui ferait probablement pas faire des choix de partenaires permettant cette élévation vers le Nœud Nord en Maison VII en Cancer.
  • Un Nœud Sud en Sagittaire en Maison II devra en premier lieu aller vers son besoin réel d’indépendance, de lointains horizons (géographiques, philosophiques…) afin de paver les conditions nécessaires à son acceptation de recevoir des autres et se nourrir autrement de ce qui l’entoure. (Gémeaux en Maison VIII)

Une petite aparté. Nous sommes rarement vierges de notre Nœud Nord. Bien souvent, nous avons déjà travaillé son énergie dans une vie antérieure et il faut souvent plusieurs vies pour tendre à l’équilibre auquel notre âme aspire.

On peut également s’inspirer de l’énergie des Éléments dans lesquels se trouvent nos Nœuds. Cette structuration archétypale aide beaucoup plus que l’on pourrait le penser à la mise en conscience de ce qui se joue en nous.

Métabolise des Éléments

Passer du Feu à l’Air : Apprendre à dispenser et disperser le Feu.

Axes :

  • Bélier-Balance
  • Lion-Verseau
  • Sagittaire-Gémeaux

Passer de l’Air au Feu : Apprendre à concentrer l’Air au point de chaleur ultime

Axes :

  • Gémeaux-Sagittaire
  • Balance-Bélier
  • Verseau-Lion

Passer de l’Eau à la Terre : Apprendre que ce qui est fluide peut aussi construire, s’enraciner et s’élever

Axes :

  • Cancer-Capricorne
  • Scorpion-Taureau
  • Poissons-Vierge

Passer de la Terre à l’Eau : Apprendre à dé-cristalliser, dé-solidifier les choses pour aller vers du coulant, de l’étalement

Axes :

  • Taureau-Scorpion
  • Vierge-Poissons
  • Capricorne-Cancer

Dans tous les cas, nous retrouvons des mouvements de contraction et d’expansion, c’est peut-être que nous sommes sur la respiration de l’univers, sur un mouvement de balancier qui structure tout système de vie.

Il nous appartient de comprendre dans quel mouvement nous nous situons dans cette vie, pour mieux comprendre la direction qui nous convient le mieux. Être à l’écoute de ce qui se joue en nous et le mettre en action permet d’attirer les expériences en phase avec nos besoins de développement.

En tout état de cause, il serait dommage d’abandonner d’où nous venons. Comment un arbre peut-il survivre privé de ses racines ?

Au niveau de l’interprétation astrologique, tout le thème est à prendre en considération pour une compréhension holistique et karmique du chemin d’une âme dans la vie incarnée. Certains indicateurs renseignement quelques spécificités. Par exemple, le karma issu de la Maison XII montre avec quoi nous venons et ce qui nous teinte. De ce que j’observe la Maison XII tout comme Chiron et les Lunes noires montrent tout autant nos blessures que le Nœud Sud, qui est plus notre zone de confort, nos acquis. C’est un peu notre terreau, le bois dont nous sommes fais.

Il m’a semblé intéressant de communiquer sur ce sujet de l’axe des Nœuds qui a donné lieu à de nombreuses discussions avec des personnes s’intéressant à l’astrologie ou au développement personnel en général. Parmi les personnes très actrices dans leur cheminement, on peut malheureusement rencontrer de très belles personnes qui passent par de sévères nuits noires de l’âme à trop vouloir prendre les raccourcis de l’évolution. (Montées de Kundalini alors que le terrain n’est pas prêt…) Souvent, ce ne sont que des épisodes desquels ces personnes ressortent grandies en elles-même, épurées comme après un sérieux travail alchimique. Parfois cependant, ces nuits noires se prolongent et enferment dans des enfers (l’enfer-me-ment) desquels elles ne parviennent pas à s’extraire. C’est un peu se brûler les ailes comme Icare, brûler son système nerveux ou son système énergétique avec tout ce que cela peut produire en terme de troubles nerveux, mentaux, physiques…

Nous cherchons souvent à l’extérieur de nous-même des techniques, des méthodes, des personnes qui nous aideraient dans notre réalisation personnelle. Nous lisons des livres, faisons des formations… Tout ceci est fondamentalement très intéressant mais finalement, le conseil du Tao Te King reste à mon sens le plus pertinent. Pour avoir de la connaissance, ajouter des choses chaque jour. Pour avoir de la sagesse, enlever des choses chaque jour. Désapprendre est dans une certaine mesure la voie de la sagesse. Ne pas présumer de ce que la vie doit être pour nous mais accepter les épreuves et les situations. À trop vouloir monter en vibration, à s’imposer une spiritualité qui nous éloigne trop de la vie, nous nous empêchons l’expérience. Hors, c’est avec notre corps, notre corps qui est doté de sens ô combien subtils, sophistiqués et perfectibles que nous faisons l’expérience de la matière. Et en tant qu’être incarnés, c’est cette expérience qui est productrice d’évolution. Vivre hors du monde nous donne parfois la sensation d’élévation que nous pouvons rechercher mais c’est bel et bien au contact à l’autre, parfois dans la confrontation même, que nous avançons. Il faut bien se l’avouer, la morale que nous nous imposons est parfois de l’orgueil déguisé. Ou bien une complaisance envers soi. Parfois une simple fainéantise devant la nécessité de refonte. Ne rajoutons ni culpabilité ni jugement envers nous-même pour ces traits si naturels ! Nous sommes simplement humain et notre tendance est la facilité, même dans une recherche d’évolution.

Pour rebondir sur une note plus légère ; et c’est avant tout avec une certaine légèreté que la vie gagne à être appréhendée, lâchons prise de toute recherche ! Vivons, vibrons au rythme de la vie, de notre enfant intérieur, renouons avec la spontanéité de notre être, avec la simplicité qui ouvre à la vie comme à la joie ! L’individuation, la réalisation de soi est un processus qui est en marche de toute façon. Rien de sert de tirer sur les pétales d’une fleur, elle ne poussera pas plus vite !

Être. Dans l’ici et le maintenant. Le plus beau cadeau que nous pouvons faire à nous-même.

Et rappelons-nous régulièrement cette bienveillance à nous même : Dans la vie, nous faisons de notre mieux. Parfois notre mieux n’est pas celui que nous aurions aimé qu’il soit mais faire de notre mieux, c’est faire ce que l’on peut.

Je nous souhaite à toutes à tous la sérénité, la douceur envers nous-même.