Les Maisons astrologiques IV, VIII et XII

Bienvenue dans ce voyage intérieur des trois maisons les plus karmiques et ésotériques de la roue zodiacale. Avant un soin vibratoire, je vous invite à contacter la symbolique de ce portail de transcendance.

Les douze maisons d’une carte du ciel constituent un parcours initiatique, un cycle permettant de transformer les énergies planétaires y résidant, les faisant évoluer dans la spirale énergétique.. Elles représentent les différents champs d’expériences qui nous constituent dans la vie dans la matière. Un passage permettant l’évolution et la transformation entre les moments de la naissance et de la mort.

Toutefois, certaines maisons portent en elles un territoire prédisposant à un type d‘évolution particulier. Et lorsqu’elles sont activées ensemble, elles deviennent un portail permettant l’expérience de champs quantiques différents. En d’autres termes, cela revient à modifier vibratoirement une réalité pour en manifester une autre. En accédant au passé, présent, futur, au Moi et au Tout, sans être dans la linéarité temporelle ou la dualité, nous dépassons les contraintes et limitations de la programmation initiale. Nous vivons dans la réalité la projection de ce que nous vibrons. En allant puiser en conscience dans le réservoir de mémoires qui nous sont attachées et en les transformant, nous exprimons ainsi avec nos facultés créatrices.

Explorons les significations des maisons IV, VIII et XII et comprenons comment elles sont liées tout en découvrant comment les activer pour ouvrir ce puissant portail énergétique.

Unies par la puissance de l’Eau

Avec les maisons IV, VIII et XII, nous sommes respectivement associées aux énergies du Cancer, du Scorpion et des Poissons. Des énergies de l’élément Eau. Peut-être que cette Eau nous ramène au bain originel, à un état indifférencié, diffus et générateur de vie. L’Eau s’immisce partout, elle peut changer d’état mais ne disparaît jamais. Elle est là, dans son action limante de l’ego, dans sa sensation d’engloutissement et de noyade parfois, ou dans le soin de régénération. L’Eau qui me touche moi touche aussi tous les autres. Les informations de l’Eau circulent et tissent l’inconscient collectif. Lorsque j’agis à mon niveau sur L’Eau, c’est toute l’Eau qui se modifie. Si cette interconnexion nous semble parfois paralysante, elle nous rappelle aussi que nous, simple unité, avons de la possibilité d’action sur celle-ci.

Angulaire, succédente et cadente

Les maisons IV, VIII et XII sont de trois modes complémentaires qui forment un totum : Je m’en remets ici aux vibrantes métaphores utilisées par Luc Bigé.

  • La première maison de l’Eau est la IV : Sa résonance en tant que maison angulaire nous ramène à l’ossature de notre être
  • La seconde maison de l’Eau est la VIII : Cette maison succédente évoque la chair, la pulpe de l’être
  • La troisième maison de l’Eau est la XII : En tant que maison cadente, elle constitue la peau. La peau, c’est cette surface d’échange entre soi et le monde, cette communication entre le monde inconnu et le monde connu, le lieu de porosité où se jouent toutes les tensions de cette confrontation entre l’intérieur et l’extérieur

Nous avons donc avec ces trois modes un axe (l’ossature), un contenu (la chair) et un contour (la peau). Un corps complet en somme. Donc un véhicule. Et c’est avec ce véhicule symbolique que nous pouvons explorer différentes dimensions.

Les maisons IV, VIII et XII

Du triangle infernal au triangle magique

Pour beaucoup, Les maisons IV, VIII, XII constituent des lieux d’abrasion, de crispation voire d’épreuves. Elles nous mettent en contact avec l’absence de contrôle que nous avons sur la vie. Et l’idée ici n’est pas de retrouver du contrôle -ce serait alors une manœuvre naturelle de l’ego vers l’évitement de l’inconfort- mais d’apprivoiser davantage leur contenu, leur modes opératoires afin de pacifier notre relation à nous-même. Les énergies astrologiques reposent énormément sur la notion d’axe et c’est dans cette complémentarité des opposés que je procède la plupart du temps lorsqu’il s’agit de comprendre et grandir dans les champs d’expériences du thème. Toutefois, ce triangle d’Eau, sans faire l’économie des autres secteurs de vie, ouvre à un canal de transmutation fondamental et peut s’avérer utile lorsque nous avons besoin de déconstruire des croyances, retirer les pelures de l’oignon et se diriger plus encore vers notre essence. Ce triangle vise, in fine, à contacter et purifier le transpersonnel de la maison XII. Ce secteur si particulier ne saurait être visité comme on entre au moulin. Il faut pouvoir y rencontrer le gardien (Hadès) et se confronter ensuite aux chimères de l’inconscient collectif qui résonnent en nous. C’est la raison pour laquelle il s’agit de la dernière maison du chemin initiatique. La déconstruction ne saurait apporter du mieux-être si l’on n’assoit pas au préalable une construction solide. Le triangle, c’est le début de la stabilité. Il suffit de trois pieds à un tabouret pour ne pas tomber. Alors utilisons cette loi fondamentale pour nous hisser dans un au-delà qui mène à Soi.

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À partir d’ici et pour renforcer l’effet de ce soin vibratoire, je vous recommande de vous accompagner du Canon de Pachelbel en 432Hz. Ce Canon est une sublime danse entre trois violons comme les trois maisons (soutenus par une basse continue pour renforcer l’assise), en quatre temps donc nous structurant dans l’énergie du 4 et en 12 couplets. Le mode majeur vient également soutenir notre montée du 4 au 8 vers le 12.

Reliance des maisons : L’énergie du 4 doublée puis triplée.

Je m’imprègne des signes et des astres qui animent ces maisons pour en déterminer la teneur. Je contacte leur résonance et je ne les juge plus.

La Maison IV

Je puise les forces dans les racines de ma généalogie, dans mon foyer. Ici le passé joue clairement son rôle de pourvoyeur et nourricier. Est-ce que je me sens aligné dans ma lignée familiale ? Pourtant, à bien y regarder, il y a une adéquation fulgurante entre les besoins de mon arbre généalogique et mes propres mémoires karmiques. Je me sens en sécurité de ce qui m’a été légué. J’accueille le totum de ce leg car tout participe à me constituer moi. Cela constitue ma force, ma trame et je suis légitime à me reposer dessus pour croître et m’expanser. Je suis donc au bon endroit. Le passé ne me définit pas, mais il est une boîte à outil qui m’est favorable car naturelle dans cette incarnation.

JE SUIS et ces énergies me nourrissent. En ressentant cette nutrition sans faille, je suis une bonne mère pour moi-même. Si mon foyer m’est apparu comme insuffisamment nourricier, je rectifie en accueillant ma colère, ma frustration et ma tristesse. Je les reconnais et ne les rejette plus. Je sais que les fragilités ressenties sont des messages et des expériences ouvrant à la transformation. J’envoie une intention d’amour inconditionnel. Je peux à présent créer mon foyer intérieur. J’y suis en sécurité et il me nourrit en permanence. Ce cocon allie la douceur d’une mère et la force d’un père. L’union des deux me donne tout ce dont j’ai besoin pour me lancer dans l’aventure de la vie incarnée. Mes racines sont profondément ancrées à la Terre-mère et me donnent l’impulsion de déployer mes branches, mes feuilles et mes fleurs vers le Père-Ciel.

Dans cette maison où culmine la nuit, je me sens enrobé(e) de ce doux manteau nocturne. En sécurité avec moi-même, j’accède à la beauté des rêves qui seront un moteur dans la quête de mes expériences de vie. Ici, Je m’incarne pleinement. Je peux accéder aux joies de la créations en maison V. Je peux jaillir dans le rayonnement plein de la maison X. Cette pleine incarnation, cette sufficience de moi à moi-même et la radiance du cœur qui en découle me mettent aussi en résonance avec la rencontre d’un partenaire de vie lui aussi puissamment ancré dans les énergies de sa maison IV.

La Maison VIII

Je double l’énergie du IV, je parviens à la maison VIII. Comme quoi, pour parvenir à l’infini, il faut l’union de 2 stabilités. De 2 fois l’ancrage.

J’ai rencontré mon partenaire en maison VII et établi ce partenariat dans la matière. Cette union peut aussi être celle du Yin et du Yang en moi, de mes parts féminine et masculine, de mon ombre et ma lumière. De cette union des forces et de cette expérience de stabilité profonde, je vis pleinement la maison VIII, où je fais l’expérience de l’autre et de son inconscient. Par inconscient, je peux aussi étendre à tout ce qui est énergie, à tout ce qui est subtil.. Tout ce qui se joue au delà du tangible.

Cette accession peut me faire sentir en dépossession de moi-même. Car je ressens que je ne contrôle rien. Que mon ego, dans cette danse avec l’autre me met face à des expériences que je ne comprends pas forcément. Qui me dépassent. Je contacte les puissances martiennes et plutoniennes de la sexualité, de l’énergie, de l’argent. Je sais que mes anciennes mémoires sont teintées de ces forces utilisées à des fins de pouvoir, donc de contrôle, mais je n’ai plus besoin de vivre ces travers. Les leçons ont été apprises au plus profond de mes cellules et de mon âme et je m’aime inconditionnellement de ce que j’ai pu être par le passé. Faire face à cet héritage ne me fait pas peur, car je l’accepte. Je prends la mesure de cette puissance et la responsabilité qu’elle implique. J’ai conscience que ce que j’émets me reviens et en conscience, je manifeste une réalité plus en adéquation avec mon âme.

Parce que je me sens suffisamment fort(e), je peux m’exposer à ma propre nudité d’être comme à celle de l’autre. Ainsi, je peux ressentir les énergies, jouer avec, les recevoir, les redonner, former des 8 énergétiques dans le temple de la sexualité sacrée ; je m’éveille à la force de la Kundalini qui me mène à une reliance Terre-Ciel Ciel-Terre hors de l’espace et du temps. Dans cet indéfini infini qu’est le présent, je peux recevoir les héritages du passé et les accueillir au mieux. Je me laisse traverser de ces énergies matérielles et immatérielles pour croître au présent. Ici, je contacte la mort et la renaissance. Le serpent opère des mues continuelles. Chaque fois que je délaisse ma vieille peau, je me détends car je sais que c’est un processus qui me permettra de renaître. Et dans la renaissance, je sens l’énergie du phénix. Forme d’immortalité. C’est ainsi que je bâtis mon avenir. De cela, ma manière de vivre et vibrer les énergies de ma maison II se transforme, mon corps physique aussi tout comme ma relation à l’abondance.

La Maison XII

Lorsque je me sens solide dans mes fondations, que j’ai contacté l’infinité de la maison VIII, je peux tripler les énergies de la IV pour parvenir à la XII et faire l’expérience de cette reliance au Tout. Trois fois l’ancrage pour contacter le gardien Hadès puis la transcendance. L’expérience du subtil se hisse ici à un niveau magique.

Je me laisse traverser et j’intègre la teneur karmique de chaque expérience. Si cela vient à moi, c’est probablement pour une raison alors, je me fais une raison, je ne me crispe plus. Dans cette détente, je suis en accueil, passif donc, de tout ce passif. Je ne m’y attache pas, ne m’y identifie plus. Cela peut m’appartenir comme appartenir à d’autres. Ce n’est même plus pertinent. Pourtant les chimères qui y résident peuvent tourmenter. Les émotions et désirs réprimés de l’humanité depuis des éons me mettent face à mon imperfection parfaite d’être vivant. Les dinosaures de notre psyché voudraient garder une emprise. Tant que je m’y identifie en tant qu’archétypes, l’emprise est. Cette prison, cet enfer-me-ment ne serait qu’illusion ? Tant que je baigne dedans, que je m’y attache, je reste en effet prisonnier du recyclage d’âmes incarnation après incarnation, revivant le karma dans une boucle sans fin. Je suis tenté de fuir et d’appeler cela “libération”. Je sais que cela est vain. Je déconstruis les croyances liées à ces identifications. Cela fait parti du grand Jeu/Je, de la grande transformation. Ainsi, je deviens canal, je me laisse traverser. J’utilise ma stabilité en IV et la puissance / confiance développée en VIII pour purifier les résidus et parvenir à l’essence. Je suis initié.

J’ai accompli un cycle, je ne suis plus comme avant. Quelque chose a changé, a été rectifié. Je peux, à la lumière de cette nouvelle conscience, reprendre le parcours et repartir vers un nouveau cycle de transformation. Les 12 maisons astrologiques, toutes représentatives du Soi, se vivent alors différemment.

Pour ceux et celles à qui cela parle, vous pouvez vous connecter à l’énergie de la déesse Perséphone. Sans s’y identifier mais comme source d’inspiration. Comme véhicule. Forte de l’assise de sa généalogie, fille de Zeus et Déméter (M.IV), elle est d’une beauté suprême, elle a donc fait monter la Kundalini (M.VIII) et après avoir subi l’abduction dans le royaume souterrain par son époux Hadès (M.XII), elle est ensuite en capacité d’opérer des allers et retours entre les deux mondes. Elle porte en elle la promesse de résurrection.

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Thèmes de naissance

Au delà de cette (re)prise de contact avec les maisons IV, VIII et XII qui se veut très générale, il est vraiment intéressant d’aller chercher dans notre thème de naissance, les spécificités qui y résident. Ainsi nous pouvons affiner véritablement les enjeux et les forces pour opérer des transformations plus profondes et concrètes.

  • Les signes qui animent les maisons renseignent sur le type d’énergie à l’œuvre dans le secteur concerné. En IV, je tire ma force de l’énergie du signe de la IV. En VIII, je suis invité(e) à prendre des responsabilités vis à vis de l’énergie de ce signe. Et c’est par là même que s’opère ma mort-renaissance. En XII, je purifie l’énergie de ce signe.
  • Les maîtres des signes et la position en maisons : Par exemple, si la M.XII commence en Balance, regardez dans quelle maison se trouve Vénus. Ce secteur renseignera sur la thématique qui cherche à être purgée et équilibrée. Si la M.XII se termine en Scorpion, regardez où se trouve Pluton. Cela indique le moyen par lequel vous pouvez parvenir à cette purification. Ce sera aussi le maître de l’Ascendant, donc ce qui anime le moi profond.
  • Les astres y résidant viennent teinter ces secteurs de vie. Plus les maisons IV, VIII et XII sont chargées, plus il y a de karma en jeu. Plus vous êtes aussi en mesure de grandir et transmuter les énergies.

Si ce type d’analyse vous appelle mais vous semble trop complexe, envisagez un accompagnement personnalisé en séance.

Les lames du tarot

Si vous êtes en sensibilité avec les arcanes majeures du tarot de Marseille, voici en support les trois lames en relation avec les vibrations des maisons IV, VIII et XII et leur utilisation dans le shadow-work (travail de purification des parts d’ombre). Ces lames sont souvent associées à des énergies astrologiques différentes toutefois dans la lecture symbolique liée au travail des parts d’ombre, cette représentation a toute sa pertinence.

Arcane IV, L’Empereur

L’Empereur nous montre que pour pouvoir élever le sceptre de la puissance, il y a besoin d’une bonne assise. Quelque chose de fort et d’indétrônable. Je peux me relier à cette symbolique pour puiser cette force du 4.

Tout ce qui est sous l’Empereur est Or. Il y a un trésor inestimable dans nos racines familiales, c’est sur la base de cette richesse que je peux ensuite incarner l’union des polarités Yin et Yang, de la Lune et du Soleil, du bleu et du rouge.

Ha’or, en hébreu, c’est la lumière. Peut-être que c’est dans la nuit profonde de la maison IV que commence la véritable lumière. Cela peut aussi être le fait de faire la lumière sur nos racines, notre passé.

Arcane VIII, La Justice
Arcane VIII, La Justice

La Justice tient dans sa main gauche la balance. Afin de rendre justice, il faut en effet peser le pour et le contre, les tenants et les aboutissants. En d’autre termes, faire preuve de responsabilité. Thématique fondamentale de la maison VIII. Elle tranche ce qui n’a plus besoin d’être à l’aide de son épée et peut nous laisser dans un état de dépossession. Il y a l’idée de rétribution ou conséquence sur les actes passés. Donc d’héritage. Elle aussi est assise. Comment accéder à la responsabilité sans ancrage ?

L’ équilibre divin de la balance nous ramène aussi à celui des forces unies du Yin et du Yang. Comment en effet faire monter l’épée, la force vitale, la Kundalini, s’il n’y a pas au préalable un parfait équilibre des polarités ?

Arcane XII, Le Pendu

La première vision est celle de l’entrave. Nous sommes ici pieds et poings liés. Et c’est souvent ainsi que l’on aborde les énergies de la maison XII en début de vie. Nous nous sentons punis, privés de liberté, de marge de manœuvre et en souffrance, dans un non-temps qui semble éternel, figé.

Pourtant à bien y regarder, Le Pendu ressemble aussi à un cocon en métamorphose. Il est bel en bien en train de passer d’un état à un autre.

Pour cela, il est à l’envers. Cela montre que les lois du monde physique sont ici inversées car nous sommes dans l’astral, dans l’envers du décors. Nous pouvons voir ce qui d’habitude échappe à nos perceptions. Relié par une corde qui est un cordon ombilical, nous sommes reliés à la Source en permanence. Cette position, montre le fœtus qui s’apprête à sortir de la matrice, la tête la première, vers un nouveau cycle qui débutera par l’Ascendant.

Ainsi vous pouvez utiliser les arcanes du tarot comme support de méditation et laisser s’exprimer votre intuition pour recevoir les contenus spécifiques qu’elles vous communiquent.

Rosaces, fleurs, mandalas…

Qu’il est bon de renouer avec l’enfance et ressortir les compas pour créer de jolies rosaces aux formes variées ! À douze pétales, elles se font représentatives de la roue zodiacale. Et une fois dessinée, là vient l’excitation de la remplir. Car tout est permis. Vais-je écrire dedans ? Dessiner ? Colorier ? Et en quelles couleurs ? Sur quelles maisons vais-je mettre l’accent ? Chaque création révèlera un désir, une aspiration et se fera le support exprimé de ce qui se joue en nous.

Méditations, huiles essentielles, chants…

Selon ce qui vous inspire le plus, vous pouvez partir en voyage dans les énergies des maisons astrologiques en posant vos intentions. Les moyens de reliance sont aussi variés que ce que votre créativité et vos affinités exprimeront. La méditation et le chant peuvent nous mettre en états de conscience modifiée pour canaliser des réalisations intérieures profondes et modifier l’expression de notre réalité.

Gardons cependant à l’esprit que nous n’avons pas à forcer le processus intérieur. Nous ne serions plus alors dans l’Amour de nous-même. Le meilleur moment pour opérer les transformations est lorsque les émotions et les sensations corporelles en relation à ces thématiques se manifestent à nous. Si toutefois vous vous sentez appelés par ces thématiques et que vous savez que les énergies de votre thème vous emmènent systématiquement sur ces chemins, alors il peut être vraiment intéressant de ressortir vos thèmes et poursuivre le processus de mise en conscience. Sans rien crisper ni forcer, en laissant la magie de la vie vous accompagner dans cette voie.

Les huiles essentielles sont des outils puissants permettant un accompagnement précieux dans la transformation intérieure. Vous pouvez tout à fait poser une goutte d’huile essentielle qui vous sera pertinente sur les maisons ou les astres que vous souhaitez contacter et soutenir.

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Je vous souhaite à présent un merveilleux cheminement dans toutes ces forces et énergies qui nous animent. Pour lesquelles nous nous sentons bien souvent seuls, mais par lesquelles nous sommes tous intimement reliés ! Magie de la Vie

Saturne en Poissons : Responsabilités spirituelles et Dissolution de l’Ego sociétal

Depuis le 07/03/23 Saturne est entré dans le dernier signe de mort-renaissance du Zodiaque (les deux autres étant le Cancer et le Scorpion) et dans le dernier signe de toute la roue zodiacale : Les Poissons. Il y voyagera jusqu’au 26/05/25 où il fera une première incursion en Bélier, initiant un nouveau cycle d’environ 29 ans . Avec le jeu des rétrogradations, il ne sortira pleinement des Poissons qu’à partir du 14/02/2026.

Une fin de cycle

La dernière fois que Saturne a transité les Poissons, c’était en 1994-1996. Chaque cycle de l’astre prend place dans un contexte et une vibration particulière et se décline au fil des douze signes. Nous y accumulons de l’expérience, du Karma. Que ce soit d’un point de vue individuel ou collectif, nous avons donc fait l’expérience de Saturne à travers les onze premiers signes du zodiaque. Dans les Poissons, il est l’heure de dire au revoir à la vibration saturnienne qui nous a accompagnée ces 29 dernières années, à faire l’état des lieux et transcender nos expériences et croyances.

La coloration de ce transit de Saturne en Poissons est fortement Poissons justement. Dans le thème d’entrée de Saturne dans ce signe, nous pouvons voir que dans les énergies en place, le signe des Poissons est déjà fortement mis en avant : Le soleil est en Poissons et les énergies de la Pleine Lune exacerbent l’altérité donc l’unicité par rapport à l’univers de la Vierge. Neptune transite également dans son signe et vient augmenter encore la puissance de déploiement des énergies du signe. Mercure en Poissons nous relie puissamment à l’intuition, à la prière ou à toute invocation. Saturne pourra vider tout son sac de Karma dans l’Océan et prendre un véritable bain de jouvence.

L’Astre de la finitude dans le signe de l’infini

Saturne, qui représente les limites de la matière dans l’espace et le temps se retrouve baigné dans l’océan de l’infini, de la compassion et de l’Amour inconditionnel. Peut-on imaginer deux vibrations plus antagonistes ? Cela peut sembler tiraillant, paradoxal, contre-intuitif. Et pourtant ce tiraillement est grand moteur d’évolution. Saturne va devoir mourir de sa rigidité et instaurer une nouvelle énergie. Il cherchera à s’ouvrir à la réceptivité, à l’altruisme et aussi à une forme de douceur. Cette planète très terrestre va être humectée de l’Eau des Poissons puis immergé pour ensuite dissoudre sa matière. Le corps physique peut connaître une mort symbolique et se régénérer dans une nouvelle vibration, plus en adéquation avec ce que nous désirons incarner.

“La finitude de Saturne rencontre l’infini du monde des Poissons.
La temporalité de Saturne rencontre l’intemporalité des Poissons
.”

Parce Saturne favorise autant qu’exige l’ancrage, nous avons la possibilité de mieux appréhender l’infini, le Tout dans les limites de notre corps. Nous ressentons ces appels à la transcendance de manière physique, tangible et cela nous pousse à redéfinir nos contours sous un jour neuf. De ces états méditatifs, nous avons la possibilité en invoquant la discipline saturnienne d’éliminer de nos habitudes quotidiennes tout ce qui nous dessert. C’est donc un moment favorable pour quitter nos addictions mais aussi les fonctionnements par défaut qui nous maintenaient dans la prison manifestatoire d’une réalité trop limitée.

. Je prends mes responsabilités spirituelles sera donc l’idée maîtresse de ce transit. Les idées spirituelles que nous avons accueillies sont-elles simplement dans l’air du temps ? Nous correspondent-elles fondamentalement ? Nous pouvons aussi, dans cette perspective d’élévation, apporter davantage de conscience dans ce qui nous structure intrinsèquement et en questionner la pertinence.

À quoi ai-je besoin de renoncer ? De quel fardeau dois-je me départir ?

Le père intérieur va pouvoir prendre une dimension plus expansée, spirituelle et universelle. Notre autorité intérieure peut se teinter de davantage de compassion. Nous pouvons poser un regard différent sur les dérives de la société. Moins de colère, plus de pardon. Si la facilité serait de tomber dans une léthargie d’acceptation de l’état des choses, nous pouvons cependant faire état de résilience tout en prenant position d’une manière plus juste, plus lumineuse, beaucoup moins en réaction. Ce dernier aspect peut venir adoucir un peu la prochaine entrée de Pluton en Verseau ou les différents tiraillement Saturne-Uranus dont nous faisons l’expérience depuis ces dernières années.

L’ombre et la lumière de Saturne dans le collectif

Chaque astre, chaque signe peut être vécu selon une ou des vibrations différentes de la spirale énergétique. Il n’y a pas de positif ou de négatif en tant que tel, ceux-ci sont des considérations humaines. Mais il est indéniable que selon la vibration manifestée d’un signe ou d’un astre, on se retrouve avec des champs d’expériences plus ou moins lumineux. Dans le collectif, nous allons probablement constater une juxtaposition de l’ombre et de la lumière, comme c’est souvent le cas.

Saturne en Poissons va probablement pousser à faire tomber certains mythes sociétaux. Des idées qui arrivent à maturité dans la société, qui ressortent enfin deviennent des faits établis. On peut donc réduire un peu le décalage entre les précurseurs qui vivaient déjà dans une autre vibration et la masse qui avançait plus doucement, dû à l’inertie de l’égrégore sociétal. Nous allons aussi pouvoir redessiner un peu les rapports humains en quittant les vieux codes relationnels et en embrassant une dimension plus spiritualisée de ceux-ci. Et dans ce champs d’expérience, cela peut bien tirailler aussi : nous pouvons un jour faire l’expérience lumineuse de personnes “sur la même longueur d’ondes” que nous et ressentir l’universalité de la connexion relationnelle et le lendemain être confronté au rejet dans un relationnel encore aux prises de vieux schémas. De cet inconfort se nourrit pourtant l’évolution. L’Ego sociétal est appelé à la dissolution pour renaitre différemment.

La blessure de rejet est donc une thématique qui peut ressortir chez tous ceux qui sont connectés à celle-ci dans leur vécu. Avec Saturne, nous aurons la possibilité de connaître l’état différencié dans l’océan indifférencié des Poissons. Si nous parvenons à positiver cette expérience en y mettant de la conscience, nous pouvons créer un état différencié donc individué qui ne craint plus le rejet, car le père Intérieur saturnien sera à notre service. Nous ne sommes plus en attente de la validation extérieure, de la bénédiction par le groupe. Faire l’expérience de l’Amour inconditionnel pour ce que nous sommes dans notre unicité sera alors un état de Grâce.

Saturne dans les Poissons demande une certaine rigueur quant aux pratiques spirituelles. Parce que la spiritualité encore balbutiante va prendre une place plus importante dans la société, les arnaques et les charlatans peuvent fleurir, la fausse lumière se déployer plus intensément ; nous devrons être vigilants sur ce que la société apporte. Les questions à se poser porteront sur la puissance des égrégores, sur quels égrégores nous souhaitons nous aligner, desquels nous souhaitons nous éloigner. Dans une certaine mesure aussi, une véritable chasse aux sorcières peut s’organiser et s’intensifier.

Une puissante dimension ésotérique

Avec Saturne en Poissons, nous ressentons fortement le besoin d’obéir aux lois universelles. C’est un peu comme si nous ne pouvions en faire abstraction. Elles sont là de manière concrète et nous font sentir leurs rouages, que cela nous plaise ou non. L’acceptation, le lâcher-prise seront alors en lien avec une forme de sagesse saturnienne où le temps est un allié et non plus un aliénant.

Lors de ce transit de Saturne, nous allons de manières diverses et variées rendre compte de notre cheminement spirituel des trente dernières années. Dans cette optique, l’Ego encore pétrit de conceptions judeo-chrétiennes attend souvent une sorte de rétribution karmique. Nous qualifions et quantifions le bien et le mal selon des codes sociétaux et familiaux. L’énergie du Poissons nous aidera à sortir de cette dualité et mieux appréhender les lois du karma. Aussi, c’est une énergie qui est là pour nous rappeler que le don de nous est avant tout de manière désintéressée. Que la source d’Amour s’écoule au travers de nous et qu’à aucun moment nous ne devons nous attribuer les mérites de nos expériences.

Sur le glyphe des Poissons, deux corps s’opposent mais sont reliés par un fil. Le Moi terrestre est opposé au Soi Céleste. Le fil conducteur, c’est la foi, c’est Neptune, qui mène, par l’Amour universel à cet état céleste. Chaque astre qui passe par ce fil va faire l’expérience de la dissolution et de l’élévation. En ce moment donc, c’est Saturne ; c’est sur ce fil qu’il va danser, entre les deux corps, et imprimer sa marque. Tout comme le fil va imprimer sa marque sur Saturne. Qu’en ferons-nous ?

Nous ne pouvons savoir à l’avance ce qui sera vécu lors de ce transit. Néanmoins, lorsque l’astre lent passera du degré 30 des Poissons au degré 0 du Bélier, il réactivera la fusion avec l’Universel, opèrera une sorte de jonction entre la Queue de l’Ouroboros en Poissons et la tête de l’Ouroboros en Bélier. Le cycle éternel de la Vie reprendra alors pour la vibration saturnienne.

Vivre l’opposition Vénus-Neptune du thème natal

Ou

Une invitation à redéfinir nos contours pour transcender la voie de l’Amour.

Lorsque deux planètes sont contactées dans leurs champs énergétiques, une interaction se produit entre elles. Et les différents angles formés par ces planètes par rapport à la Terre vont induire des échanges énergétiques différents. On parle en astrologie d’aspects. Vous avez sûrement déjà en tenue parler de conjonctions, de carrés, de trigones. Chaque aspect va appeler une vibration spécifique entre les planètes et ce qu’elles vont restituer de cette dynamique se vivra de différentes manières.

L’énergie de l’opposition

S’il y a un aspect particulièrement intéressant, c’est celui de l’opposition. Deux astres sont dis opposés lorsqu’ils figurent de part et d’autre de la carte du ciel et forment un angle de 180°.
Les deux astres se font alors face, ils communiquent entre eux dans un esprit de tiraillement à qui aura le dessus. Pour autant, cette mise en lumière de deux énergies est une opportunité de mise en conscience. En effet, le jeu de va et vient entre les deux au fil des expériences de vie va nous pousser à l’intégration de ces deux énergies. Comme si faire le pendule, le balancier entre les deux ne pouvait être un état satisfaisant, il y a nécessité à intégrer une complémentarité, ou encore une voix du milieux. Sortir de la dualité serait donc le voyage proposé par l’opposition. Fusionner le Yin et le Yang afin de créer une troisième voix. Il s’agit donc là d’un acte créateur.

Je souhaite me pencher aujourd’hui sur l’opposition entre Vénus et Neptune. C’est un aspect que l’on retrouve régulièrement dans les thèmes de naissance et qui donne lieu à souvent bien des questionnements sur la manière dont il peut être vécu. Et comme de juste, nous sommes à l’heure actuelle dans cette configuration énergétique éphémère. Vénus n’est en effet pas une planète lente qui forment des aspects durables. Profitons donc de ce moment où ces deux planètes jouent le jeu de l’opposition pour nous imprégner davantage de ce qu’elles nous communiquent.

Symbolique de Vénus

Vénus est l’astre qui nous parle avant tout de notre matière incarnée, notre corps, la manière dont nous le vivons. Et notre rapport à ce qui nous nourrit. Que ce soit la nourriture physique ou tout ce qui pourrait venir nourrir nos sens. Vénus est donc en relation étroite à la sensualité, notre sens du beau, de l’harmonie. En lien également aux arts, ces derniers étant des créations comme des nourritures des sens et de l’âme. Comme nous sommes dans le domaine de la création, nous contactons aussi les informations vibratoire du grand Yin, de la femme, du féminin sacré. Et la création nous relie tout autant à l’Amour et la manière dont nous aimons le vivre.

Symbolique de Neptune

Planète lointaine du système solaire, Neptune est très lente à faire le tour de notre étoile. Quasiment 165 ans. Lorsqu’elle transite dans un des douze signes du zodiaque, elle y passe donc plusieurs années. Sa symbolique nous parle de l’Eau bien sûr. Et lorsque nous regardons une image à travers l’eau, elle est déformée. C’est un peu l’effet de Neptune. Il apporte un flou, une mouvance à laquelle nous ne pouvons pas nous accrocher. Essayez de retenir l’eau entre vos doigts et vous aurez une idée de ce que Neptune procure. Ce flou peut être un flou artistique aussi, car Neptune est source d’inspiration, d’intuition, un tremplin vers le monde onirique. L’eau est conductrice après tout. L’eau nous parle aussi de dilution et de dissolution. C’est une énergie qui met à mal la structure égotique pour la diluer dans le grand Tout. On touche alors à l’universel, à ce qui nous relie dans l’universalité. C’est donc le domaine privilégié de la spiritualité, des formes nobles de l’amour transcendé, cosmique. Bien entendu, Neptune peut aussi nous perdre dans l’illusion, nous pouvons être tellement dissout dans le bain originel que nous nous sentirions coupé de notre capacité d’action, en paresse ou en rêverie permanente. C’est aussi le domaine privilégié des addictions, des drogues et autres supports à la fuite.

Il n’y a pas de planète positive ou négative. Chacune d’entre elles peut se vivre sous ses aspects sombres ou lumineux, avec tous les degrés entre les deux.

L’opposition Vénus Neptune

Lorsque Vénus et Neptune rentrent en contact par une opposition, c’est une sensibilité particulière qui va rentrer en vibration. Bien sûr, il y a quelque chose d’exacerbé au niveau de notre idéal féminin, de la beauté et de l’amour. Il y a un besoin d’harmonie profond, une quête permanente de celle-ci. Les natifs sous cette opposition seront probablement des hyper-sensibles à l’âme artistique tout comme des idéalistes de l’amour. Il y a un appel à transcender le corps, la matière incarnée, pour l’élever à un niveau supérieur, divinisé. Cette opposition suscite souvent un état de grâce, une vision de la beauté que l’on perçoit en tout et en chacun. Si l’âme se sent donc appelée à diviniser la matière, cela peut aussi toucher ce qui la nourrit. Le rapport à la nourriture peut être fluctuant. Tantôt des penchants vers un régime haut vibratoirement, à d’autre moments un goût immodéré pour des aliments nocifs pour le corps.

Car il y a nécessité à ressentir la matière, à l’explorer dans ces états, que ce soit dans le joyeux état de santé vivifiée comme la douleur physique occasionnée par une malbouffe. Le corps cherche à faire l’expérience de la sensation physique car il peine à se définir en tant que lui-même. Sa dissolution dans le bain universel le transcende comme est parfois source d’une profonde angoisse existentielle. Le natif dans cette énergie est en constante recherche de ses propres contours. Il peut porter des vêtements serrés pour lui rappeler les limites de son corps ou nouer ses lacets serrés pour être sûr que là où il marche le sol est solide. À l’inverse, il peut aussi porter des vêtements amples et être en accueil béat de son état presque désincarné. Les allers et venues entre les extrêmes sont autant de tests avec le soi pour faire l’expérience de la matière dans sa diversité de ressentis.

Nous avons mentionné le flou que Neptune peut engendrer sur le corps. Et connaître nos contours, c’est aussi, en miroir, être en mesure d’accueillir notre structure interne, notre axe. Il y a une malléabilité du soi qui peut nous rendre influençable, comme si l’identité propre du corps peinait à se définir.

Les contours du soi nous parlent aussi de notre peau, frontière poreuse entre nous et ce qui nous sépare du monde comme nous relie à celui-ci. La peau, cette zone d’échange, pourra cristalliser bien des passions. Elle peut s’exprimer fortement au travers d’eczéma et psoriasis par exemple. Là où c’est intéressant, c’est que l’eczéma dans sa signification psycho-émotionnelle nous parle d’un désir profond de réduire la distance entre soi et l’être aimé. La peau s’épaissit comme pour s’approcher de l’autre, l’inaccessible qui pourrait combler tous nos besoins affectifs, correspondre à notre idéal. Et cette opposition Vénus Neptune nous parle souvent aussi d’amour vécu à distance, ou de carence affective comme si l’autre était toujours trop loin.

Le corps ne se satisfait jamais assez du contact à l’autre. Il recherche la densité de l’autre pour être sûr qu’il existe, qu’il n’est pas qu’un rêve. Au fond, il ne s’agit que d’une quête effrénée de sa notre propre matière incarnée, une recherche perpétuelle de notre être dans un état de finitude matérialisé. L’amour douloureux trouve alors sa résolution affective dans l’état spiritualisé. La distance d’avec l’être aimé ne doit donc pas forcément se vivre par la géographie. Elle peut aussi être un processus conscient qui lâche prise de notre trop grand besoin de fusion, de densité. Une acceptation de ne plus chercher à posséder mais voir l’autre comme une magnifique poussière d’étoile faisant parti de la musique de la vie. Neptune étant aussi en lien avec la foi, C’est un peu le message que cette opposition pousse à assimiler. Qu’il faut parfois s’en remettre à la foi pour d’un part accueillir l’autre dans son entièreté, hors de nos projections mentales ou de nos blessures émotionnelles, et aussi pour garder la permanence d’une sécurité affective en comprenant que l’autre, parce qu’il existe, parce que nous l’aimons et qu’il est aimé de la Source ne peut finalement pas être perdu. Parce que nous aimons, cela est.

Certains natifs, afin de ne pas s’exposer aux douleurs de l’insécurité affective, vont rejeter l’amour romantique pour se porter uniquement sur l’amour universel. Les attentes sont tellement importantes, les idéaux sont trop puissants et la peur de la déception ou de la désillusion trop prégnantes pour accepter de vivre pleinement concrètement les choses. Il y a une telle peur de se confronter aux peines de cœur que cela peut amener l’individu à transférer l’amour dans son inconditionnalité sur le Vaste. Cela peut donner des élans personnels très généreux, des courants spirituels très bienveillants. Mais la personne n’est pas à l’abri qu’un jour Vénus vienne réclamer son dû d’amour romantique. Il y aura alors nécessité à intégrer cette énergie pour amener l’amour à son octave supérieure. C’est ainsi que l’amour romantique se vivra dans une perception plus vaste autant que profonde.

L’opposition Vénus Neptune peut se vivre sous des formes très variées. Et il ne saurait être questions d’extraire simplement cet aspect pour comprendre les tenants et aboutissants d’un thème. En effet, cette opposition prend déjà en elle-même sa place dans des signes et des maisons. Et ceux-ci vont bien entendu teinter la manière de vivre la dynamique des deux planètes. Enfin, tout le reste du thème vient apporter matière à la compréhension dont se joue cette dynamique. De quelles manières les autres astres viennent alimenter cette énergie ? Tout prend sa coloration dans le cadre du thème. Et c’est grâce à la diversité des manières d’incarner cette opposition, parce qu’elle se joue en nous, que nous contribuons collectivement à guérir les égrégores de ces énergies.

L’âme a choisi de travaillé cette thématique car cela correspond à une nécessité pour elle d’intégrer davantage cette énergie. Que cela s’inscrive dans un besoin de travailler l’ancrage, ou pour servir une finalité d’expression artistique, travailler sur des blessures de dépendance affective… cet aspect saura toucher au fond de l’être ce qu’il a besoin de mettre en avant dans cette incarnation.

Soin énergétique à s’accorder à soi même :

Vénus opposé à Neptune… Pour les porteurs de cette énergie dans leur thème, j’encourage à propulser l’inspiration en se plaçant en méditation sur ce qui suit. Ceux qui vivent simplement le transit planétaire du moment peuvent également ressentir la puissance de cette énergie en s’y connectant.

Reliance à soi, reliance à l’autre, reliance au tout cosmique. Le moi, l’autre et le Tout. Le tout ne désagrège pas le moi et l’autre ou le moi à l’autre, il permet d’accéder à ce qu’il y a de plus beau en moi et l’autre.

La conscience des mondes éthériques devient réelle et profonde. Elle se vit en contraste avec la conscience de la matière. Cela renforce aussi la conscience de notre limitation dans l’incarnation. Nous sommes dépositaires d’une douleur de vivre qui nous rappelle constamment à la Source, à l’état désincarné, où notre âme vogue sans limite dans les limbes. Cette conscience, si riche et précieuse procure une appréciation infinie de notre divine beauté et unicité d’être dans la matière. C’est le vécu de ce contraste saisissant autant que sublime qui permet l’intégration pleine de la magie de la vie incarnée.